dimanche 29 juillet 2012

Deux textes sur l'astrologie

Pendant un moment, la Jérusalem des Terres Froides s'est intéressée au phénomène de l'astrologie, mais sans trop savoir quoi en penser. Elle est passée des petites introductions jusqu'aux gros ouvrages érudits et elle n'y a trouvé aucune réponse sérieuse à ses questions. Encore au moment de la rédaction de ces lignes, elle est entre deux chaises,  n'acceptant pas d'y adhérer trop facilement. ni de la rejeter catégoriquement. Cependant, étant consciente de l'existence de la métapsychique, la JTF a trouvé deux courts textes qui lui semblent plus pertinents que le reste de ce qu'elle a consulté et elle a décidé de les présenter ici. Le premier de ces deux textes est l'article Astrologie de l'abécédaire 100 mots pour comprendre la voyance de Bertrand Méheust, publié aux Empêcheurs de penser en rond en 2005 (p. 39-43). Le second texte est la réponse à une question qui fut adressée au praticien des sciences occultes Frater U.:D.:, columnist de la revue allemande Anubis sous le pseudonyme humoristique Aunt Klara, et que l'on retrouve en anglais sous le titre What role does astrology play in magic ? dans la compilation d'articles Where do demons live ?, paru aux États-Unis chez Llewellyn en 2010 (p.127-134).

Pour ce second texte, la JTF regrette un peu d'avoir à le publier ici en langue anglaise alors que ce site se veut résolument francophone. Si elle dispose d'un peu plus de temps, peut-être le traduira-t-elle pour éventuellement le présenter ici. Mais pour l'instant, elle le présente dans l'état où elle l'a trouvé car il lui semble incontournable pour la bonne compréhension de l'astrologie au XXIième siècle.

---Astrologie---

Au terme de leur excellente L'Astrologie, science ou voyance ? (Le Pommier-Fayard, 2000), Édouard Collot et Daniel Kunth parviennent à la conclusion suivante : « L'astrologie n'est que la grille de lecture, l'outil dont se sert l'astromancie [...]. En d'autres termes, l'astrologie ne reposerait sur aucune caractéristique qui pourrait être l'objet d'une connaissance scientifique. Elle ne serait qu'un support, un point d'appui pour le don "réel", celui de la voyance ». (p. 184). Je souscris à cette analyse, l'ayant pour ma part appliquée dans ce livre à la radiesthésie. L'astrologie est une mancie qui tient son succès populaire de ses prétentions objectivistes. Ses bases scientifiques ne résistent pas à l'examen, et les astronomes ont beau jeu de la pourfendre. Mais elle est pourtant, parfois, d'une efficacité troublante. En voici un exemple. Au début de 1940, avant l'invasion allemande, l'astrologue Kerneïz, qui eut son heure de gloire dans les années 30, publie un petit livre intitulé La Chute d'Hitler, dans lequel il synthétise un ensemble d'articles qu'il a consacrés au maître du Troisième Reich depuis son arrivée au pouvoir en 1933. L'idée générale de ces textes, publiés dans la presse féminine, était de cerner la personnalité du dictateur à partir de son thème astrologique, afin d'anticiper ses actes. Hitler, cela n'étonnera personne, avait un thème particulièrement chargé, mais je passe les considérations zodiacales qui seraient trop longues à détailler, et qui d'ailleurs échappent à la plupart, pour résumer les analyses psychologiques que l'auteur en tire, ainsi que leurs conséquences politiques et militaires. Hitler est un possédé, habité par des personnalités d'emprunt. De ce fait, il ne cesse de s'illusionner sur lui-même. Il s'est pris pour un peintre, il se croit toujours artiste, et il se veut chef de guerre, mais il se trompe de carrière : sa vraie vocation est le théâtre, et plus exactement le music-hall. Cette capacité de s'illusionner ne le quittera jamais. À son dernier souffle, tel Néron voyant Rome brûler, il s'écriera : « Ô Monde ! Quel artiste tu perds en moi ! ». S'il hypnotise les foules, il est en retour hypnotisé par elles ; il s'intoxique à sa propre propagande au point de perdre tout jugement. S'il soumet l'Europe à la guerre des nerfs, c'est qu'il ne sait pas lui-même où il va ; car ce qui le caractérise, c'est « une implacable logique dans l'absurde et la versatilité dans l'obstination ». La conjonction qui marque son thème (Mars conjoint à Vénus et affligé du taureau dans le signe vénusien) le caractérise comme un être pleutre, dénué de courage physique, une sorte de matamore voué à terroriser les faibles. Il se prend pour Napoléon, mais il n'est pas à la hauteur de ses prétentions. Tant qu'il s'agira d'écraser des petits peuples mal armés, il fera illusion. Mais quand il lui faudra affronter des ennemis de force égale, il sera incapable de diriger cette énorme machine qu'est la Wehrmacht. En prétendant imposer son commandement à ses généraux, il conduira son armée et son peuple au désastre final. Mais l'astronomie des nations prime celle des individus, et c'est pourquoi on aurait tort de tout ramener à la psychologie du dictateur. Si cet être falot est arrivé au pouvoir, c'est qu'il a été porté par une conjonction exceptionnelle des planètes lourdes (Jupiter, Uranus, Saturne) qui ne s'est pas reproduite depuis des siècles. Cette conjonction permettra un réveil des instincts prédateurs dans toute l'Europe ; elle atteindra son apogée en 1941 et l'effet maléfique durera jusqu'en 1945. Ces considérations zodiacales conduisent également Kerneïz à prophétiser, dans La Femme française du 2 décembre 1938, la collusion proche du nazisme et du stalinisme. La configuration astrale qui permettra cette collusion sera optimale à partir du 7 juillet 1939. Mais l'alliance de Hitler et de Staline ne pourra durer ; l'un des deux dictateurs est de trop, et c'est finalement le Caucasien qui dévorera l'Allemand. Cette extraordinaire prédiction mérite bien quelques commentaires. Kerneïz, dira-t-on, s'appuie sur ce qu'il sait d'Hitler, autant que sur son thème astrologique, et sa subtilité psychologique fait le reste. Il se peut. Mais les hommes politiques, les militaires, les sociologues de l'époque - à la notable exception du Général, qui d'ailleurs, au dire de Churchill, se prenait pour Jeanne d'Arc - étaient également contemporains d'Hitler, et s'ils avaient eu cette perspicacité, cela se saurait. Que n'ont-ils lu La Femme française ! Ils y auraient trouvé de quoi anticiper les évènements, y compris le pacte germano-soviétique, qui prit tout le monde de court. Ici, rien ne nous contraint à faire intervenir de la précognition au sens vrai. En revanche, on est obligé d'admettre l'efficacité de la grille de lecture astrologique, sa capacité à relier des évènements, à leur donner du sens. Tout se passe comme si le regard qu'elle conduit à porter sur le monde, comme si le type de culture qu'elle exige de l'astrologue aiguisaient sa sensibilité au point de lui donner à voir des réalités qui échappent à l'analyse rationnelle. Il en est de l'astrologie comme de la psychothérapie : ses résultats dépendent moins de la théorie qui les supporte que de la qualité humaine de celui qui la pratique. Mais force de reconnaître qu'entre les mains de la personne adéquate, cette grille d'analyse en vaut bien d'autres. D'autre part, si l'astrologie peut être un support de mancie au sens faible, on nepeut exclure, comme Jung l'avait envisagé, qu'elle débouche parfois sur de la précognition au sens fort. C'est peut-être ce qui s'est passé avec Kerneïz, mais ses prédictions ne présentent pas des singularités suffisantes pour que l'on puisse en décider.

Bertrand Méheust

---What role does astrology play in magic ?---

Dear Aunt Klara, I have been reading your column with great interest for quite some time now, and I would like to finally ask you a question myself. It is about the importance of astrology. Many magicians consider this art of interpreting the stars to be one of the basic pillars of all Western esotericism and magic. On the other hand, there are some who speak quite unfavorably about it (such as Pete Carroll) or ignore it altogether (Bardon, for example). I would like to know what you think about this. May the stars always be on your side.

Harry Z. from D. 

Dear Harry,

Of course, I am flattered to hear that you are a regular reader of my column. Yes, the question of astrology is indeed a bit tricky, but I am actually quite happy to see that magicians cannot seem to always agree on this point. It not only livens things up a bit, but maybe even forces people to be a bit more open-minded. After all, nothing is more detrimental to magic than the misconception that there is such a thing as an absolute truth.

Personally, I place a lot of value in astrology. I have studied this art for many years, at times even under the instruction of a teacher; I have become familiar with the heavens and hells that it has to offer us if we get involved with the aspect of forecasting importants events; and I have seen what claims to accuracy it makes and how much or how little can be said of this. And even if I rarely draw up a horoscope today, I still like to entertain my friends sometimes at teatime with anecdotes from the art of interpreting the stars and astral divination, and love to talk shop with astrological experts.

But what does astrology actually have to do with magic ? You can probably tell from my lengthy introduction, dear Harry Z.: I will be damned... um, I mean blessed... to bet my black un-soul to say who is right-the advocates of astrology or the opponents of this art ! Of course, I could state endless arguments pro and con for combining astrology and magic, or give you some theoretical superstructure that would simply make you wiggle your dogmatic ears - but who would that be helping ?

In the end, it all depends on one's personal experience and practice with the subject, and this varies from magician to magician. What I mean is that not every magician is equally skilled in astrology. One might have good knowledge of it, while another will never be able to learn it in thirty years. At least that's what I hear.

My own experience, on the other hand, says that there is no such thing as "the" art of astrology; instead, it is always what its representatives - and enemies, too ! - actually make of it. My astrology teacher (with sixty years of experience !) once said that a good fifth of all birth charts cannot be interpreted in a truly reliable way. Some people are just so atypical that you would really have to grasp at straws to force a horoscope into the usual scheme of interpretation. A well-known Danish astrologer recently told me the thing about India's astrological system. There, some Pandits hold the opinion that, although astrology is rarely precise, it almost always fails when "magic is involved" - a very informative comment, if I do say so myself !

For once I am on the same wavelength as Paul Feyerabend, when he rejects the existence of methological rules. There is no use in explaining things away by acknowledging the existence of various techniques. One person may refer to primary directions while another calls them sun arcs. Some individuals are not at all content with the seven classical or ten modern planets, they need more, and these are even established by using a pendulum at times, as the late Mr.Witte of the Hamburg School of Astrology did. Some swear by the observation of transits, while others will not accept any interpretation that doesn't take absolutely everything into consideration - such as half-sums, fixed stars, the Galactic Center, distance-ephemerides, planetoids/asteroids, sensitive points, mirror aspects, and/or so-called hidden aspects. Even if a person is courageous enough to question astrology as a whole, he or she would first have to specify which astrological system is actually meant. In addition, people seem to react quite differently to astrological factors. While one person may clearly feel the slightest retrogarde of Mercury or a miniscule movement of the moon, another might desperately  attempt to avoid an accident despite a retrograde Saturn passing over his Pluto-Mars square for the fifth time, and another may be extremely sensitive to secondary directions. Such things can also be learned, of course. It makes sense that someone who constantly deals with the planets and their influences will sooner or later actually be at their mercy.

And that brings us to a very practical matter : if you should determine that you have a certain (natural or trained) disposition for astrology, then it can be a great help to implement astrological facts into your magical practice. This will mainly consist of observing the paths of the constellations and trying to avoid unpleasant things, but you shouldn't make yourself crazy by following it too closely. A very simple comparison can be seen in the traditional practice of performing constructive magical operations during the waxing moon, while destructive operations are done during the waning moon. Accordingly, it would be symbol-logical to perform "dark" operations (as opposed to "light" operations) during lunar or solar eclipses. And astrology is certainly quite appropriate for planetary magic as well. After all, why shouldn't a person utilize a favorable Jupiter transit for charging a corresponding talisman ? Or plan such an operation to be performed during this transit in the first place ?

On the other hand, the whole thing has a snag, of course, and in my opinion that is the reason Bardon so deliberately ignored the subject of astrology. Namely, if you make yourself dependent of the course of the constellations through training, which some fanatics like to take to the absolute extreme at times, the apparent freedom that a magician has quickly turns into a compulsion that will cost him or her more than just a little interest fee. What use is it if I calculate that a ritual I need within the next week will not work successfully from an astrological point of view until thirty-five years from now ? At any rate, magic has nothing to do with astral fatalism.

The practical solution is more likely to just take astrology for what it is - an auxiliary science that we can turn to in order to obtain information that would otherwise be much more difficult to access. After all, that is the only use magic has for anything anyway.

Now that may sound trite, but unfortunately this tidbit is disregarded way too often in everyday practice. The same thing holds true, by the way, with the limitations of the planetary hours. I remeber once that a magician friend of mine was stuck in a crisis situation and desperately needed my help and that of a few other colleagues. A fast Saturn ritual was needed. "Do you really want to perform a Saturn ritual on a Monday ?" one of them said, although I had always regarded his magical skills with a great deal of respect. This example clearly shows what a double-edged sword such Hermetic (and not only these !) tools of orientation can be. In any case, it is unquestionably better if a magician can perform his or her operations exactly when they are needed or desired instead of making them dependent on a self-imposed symbol-logical system that just gets in the way or possibly even condemns the operation to failure right from the start.

However, I also have to say that I do not particularly think highly of the mentality of some magicians who feel that they can give an opinion on astrology without ever having studied it themselves in depth. Since you have already mentioned Pete Carroll yourself, please allow me to inform you that he had quite a negative attitude about astrology in his book Liber Null, but since then he has toned down his opinion a bit without directly becoming a friend of the subject. I would like to flatter myself by mentioning that I made a contribution to his change of attitude by "seeing" his wife's birthday in his own natal chart - a true act of bravura, although I willingly admit that I am not always able to perform such fabulous feats.

If a magician wants to be able to work truly independently, he or she cannot risk any type of dependency on the phases of the moon or the time of the day. That would be contemptuous limitation of the access that all magicians aim to gain. And thus I will come to an end in the best chaos-magical way possible, by advertizing you only to believe in the things that are advantageous to you, and to quickly shift your paradigm as soon as you realize that it is taking its toll.

mercredi 25 juillet 2012

Une référence majeure pour la JTF : Bertrand Méheust

En tant que référence de première importance pour sa ligne éditoriale, la Jérusalem des Terres Froides a choisi de vous présenter M. Bertrand Méheust, philosophe et sociologue, qui a consacré sa carrière académique à ce que les corporate mass médias appellent « l’inexpliqué » : phénomène ovni, magnétisme animal, voyance, métapsychique, etc. La JTF considère son œuvre comme extrêmement sérieuse et depuis qu'elle en a pris connaissance, il ne lui est plus possible d’envisager la position "sceptique/matérialiste/zététique" comme raisonnable.

Méheust s’est d’abord fait connaître par des publications sur le phénomène ovni : Science-fiction et soucoupes volantes - Une réalité mythico-physique en 1978 et Soucoupes Volantes et Folklore en 1985, tout deux parus au Mercure de France. Dans ces deux livres, il reprend et poursuit la thèse des ufologues Jacques Vallée et Aimé Michel, à savoir un lien entre le phénomène ovni et l’imaginaire humain, le tout sans nier les preuves matérielles de la question. Dans son premier ouvrage, Méheust démontre que les thèmes que l’on retrouve dans les récits d’ovnis, y compris les enlèvements, se retrouvaient déjà avec maints détails dans la science-fiction pulp des années 20 et 30, c’est-à-dire avant que la grande vague ufologique déferle en 1947 avec l’aventure de Kenneth Arnold au Mont Rainier. Dans son second livre, Méheust démontre que le phénomène ovni est un véritable folklore émergent, au sens où peuvent l’entendre les ethnologues folkloristes. Ces deux publications tendent à favoriser l’explication dite « sociopsychologique » chère aux sceptico-dogmatiques mais comme il ne rejette pas les preuves matérielles, ces derniers ne peuvent le récupérer complètement. Sur ce propos de Méheust et l’ufologie, il est possible de l’entendre résumer son travail ufologique dans une émission TV de 1995 nommée « Si vous parliez » qui a été uploadé autant sur Dailymotion que sur Youtube (partie 5, huitième minute).

Après l’ufologie, dans le courant des années 90, Méheust fait une thèse de doctorat sur le magnétisme/somnambulisme depuis le Marquis de Puységur jusqu’à maintenant, en passant par Franz Mesmer, le docteur Charcot, Charles Richet, etc. Cette thèse fut publiée en deux tomes très volumineux sous le titre Somnambulisme et médiumnité aux éditions Les Empêcheurs de penser en rond en 1999. Ce premier ouvrage est rapidement suivi par quelques autres sur le même sujet : Un voyant prodigieux – Alexis Didier, 1826-1886 en 2003, 100 Mots pour comprendre la voyance en 2005, Histoires paranormales du Titanic en 2006 et Les miracles de l'esprit : Qu'est ce que les voyants peuvent nous apprendre ? en 2011. Mentionnons également le livre-réponse au Devenez sorciers, devenez savants de Georges Charpak et Henri Broch que Méheust écrivit en 2004, Devenez savants : découvrez les sorciers - lettre à Georges Charpak, qui n’est pas à proprement parler un ouvrage sur la voyance et la médiumnité mais qui s’inscrit quand même dans la volonté de comprendre le phénomène. Si les « zététiciens » pouvaient avoir un certain respect pour l’œuvre ufologique de l’homme, avec sa recherche sur le métapsychique, la rupture est complète et définitive.

Avec La politique de l'oxymore : Comment ceux qui nous gouvernent nous cache la réalité du monde, paru à La Découverte (coll. Empêcheurs de penser en rond) en 2009 et sa suite logique en 2012, La nostalgie de l'Occupation : Peut-on encore se rebeller contre les nouvelles formes d'asservissement ?, Méheust nous amène dans une oeuvre philosophique "non-paranormale". La politique de l'oxymore est une réflexion sur l’écologie et la politique d’un pessimisme terrifiant (il qualifie lui-même son approche de « pessimisme méthodique »). Partant sur la base que les univers mentaux cherchent toujours à se préserver dans leur être jusqu’au point de rupture, Méheust estime que l’idéologie néolibérale/société de consommation va tenter de se maintenir en place jusqu’à ce que ce ne soit plus possible, donc peut-être jusqu’à ce que l’espèce humaine disparaisse par la guerre ou dans un environnement corrompu. « La politique de l’oxymore », ce sont les tentatives impossibles des dirigeants de concilier les diktats néolibéraux avec l’écologie, les intérêts étant complètement à l’opposé l’un de l’autre et donnant lieu à des chimères comme le « développement durable », « l’exploitation écologique », « l’écotourisme » ou la « guerre humanitaire ». Comment ceux qui nous gouvernent nous cachent la réalité du monde ? Par une politique de propositions inconciliables qui nous empêchent de penser et permet de faire perdurer l’univers mental néolibéral jusqu’au point de non-retour…

Bien que le titre soit une référence à l'Occupation allemande de la France en 1940-1945, La nostalgie de l'Occupation ne porte pas sur les évènements de la Seconde Guerre Mondiale. Après le constat décrit dans La politique de l'oxymore, cette suite pose la question pourquoi toutes les issues pour sortir du néolibéralisme mondialiste semblent bouchés. Comme l'auteur le résume en quatrième page de couverture : "Pourquoi les grands moments d'effervescence qui ont scandé la vie des sociétés et permis le renouvellement de leurs structures semblent-ils se raréfier et perdre leur puissance formatrice ?" pour en arriver à la question cruciale : "Pourra-t-on encore dévier l'histoire d'un cours qui semble inéluctable ?"

Pour terminer cette petite présentation, mentionnons que Méheust est membre du comité directeur de l'Institut Métapsychique International (IMI), la seule véritable institution scientifique consacrée au « paranormal » en France. Avec l'ensemble de son oeuvre, la JTF considère Bertrand Méheust est un penseur de première importance pour la compréhension des évènements d’aujourd’hui et constatant à quel point il est méconnu dans les milieux de la "dissidence", elle a décidé de revenir périodiquement sur ses travaux et sur les éclaircissements qu’ils peuvent nous apporter. Pour l’instant, voici son site officiel : http://bertrand.meheust.free.fr/. Vous pouvez également lire ici la transcription PDF d'une émission radiophonique de 2004 où Bertrand Méheust, accompagné par Marie-Thérèse de Brosses, est en entrevue pour la parution de son livre Devenez savants, découvrez les sorciers. Lettre à Georges Charpak.