jeudi 31 janvier 2013

Petite biographie d'Alain Soral

Bonjour. Puisqu'on assiste actuellement à un soulèvement internet contre Alain Soral, la Jérusalem des Terres Froides a décidé de vous présenter ici la petite biographie que l'on retrouve sur http://stephane.million.free.fr/biosoral.html. Ce n'est pas qu'elle soit significativement importante mais la JTF préfère la publier ici pour être sûr qu'elle reste disponible au public, au cas où le site de Stéphane Million finisse par disparaître. Il est probable que 2013 annonce le début de la fin pour Égalité et Réconciliation et son gourou mais tant qu'ils sont toujours présents dans la sphère publique, il vaut mieux pour les opposants de conserver tout ce qui peut servir à charge contre le "soralisme".

Bien entendu, n'étant pas dans le secret des Dieux, il est impossible pour la JTF de garantir l'exactitude des informations ci-dessous mais sur le plan d'ensemble, cette petite biographie résume bien le parcours de l'homme entre 1976 et 2002 (notez que Soral est entré au Front National en 2005).



---Alain Soral, agitateur depuis 1976---



1976
Quitte à sa majorité le domicile parental de la "Cité des Merlettes" à Annemasse après avoir cassé la gueule à son père et monte à Paris.



1976-1978
Vit de petits boulots (chantiers, convoyages...) et loue pour 450 frs par mois une chambre de bonne rue Fromentin.



1978-1980
Afin d'être couvert par la Sécurité Sociale et n'étant pas bachelier, tente et réussit le concours des Beaux-Arts de Paris - Découvre la lecture (poésie et essais) dans la collection 10/18 et les bacs de soldes des libraires du quartier St Michel (1 pour 10 frs, 3 pour 20 frs).



1980-1984
Passion pour la poésie et la philosophie mais grande solitude affective, s'inscrit dans la salle de boxe "Pariset", rue des Martyres, puis à la salle "Lafond", rue d'Enghein - Recueilli par une famille d'universitaires, est admis à titre d'élève stagiaire à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales dans la classe de Cornelius Castoriadis - Entreprend la rédaction d'un essai de sociologie populaire "Les Mouvements de Mode expliqués aux parents" avec le fils de ses bienfaiteurs - Publication, best-seller mais brouille avec ses différents mentors.



1984-1986
Traduction des "Mouvements de Mode" en japonais - Grâce à ses droits d'auteur, s'installe rue Galande dans l'ancienne fabrique d'instruments chirurgicaux "Dufaut" - Échange de lettres avec son père incarcéré en Suisse à la prison fédérale de Chênebourg - Grave dépression - Plutôt que d'accepter un poste de planeur-stratégie dans l'agence de publicité CLMBBDO, dilapide son pécule en vêtements sur mesure à Londres, puis décide de suivre Laurent "le kabyle" afin de se perfectionner dans la drague de rue.



1986-1988
Dragues stakhanovistes et cours de Sociologie du Vêtement donnés à l'École Esmod - Rédige une "Sociologie du Maquereau" et publie "La Création de Mode", essai de sociologie.



1988-1990
En délicatesse avec le fisc et d'humeur suicidaire, décide d'aller vivre à la campagne et obtient, par petites annonces, un poste de gardien au "Château de la Bosselette" près de Dieppe, puis dans un ermitage en Côte d'Or - Y rédige "Le Jour et la nuit ou la vie d'un vaurien", roman.



1990-1992
Publication du livre et mévente, mais contacts avec divers producteurs - Intérêt pour la technique cinématographique - Réalise deux films publicitaires pour Mélodie Moovies - Lauréat de l'aide sélective au court métrage, écrit puis réalise "Chouabadaballet, une dispute amoureuse entre deux essuie-glaces" (label, diffusion Canal +). 

1992-1994
Traduction de "La Création de Mode" en anglais et en portugais - Décès du père - Part au Zimbabwe comme reporter et entre au Parti Communiste (cellule Paul Langevin) - Licencié amateur au club de boxe de Jean Bretonnel (un combat, une défaite), écrit et réalise "Les Rameurs, misère affective et culture physique à Carrières-sur-Seine" (label, prime et prix) - Scénarise "Les Vauriens" puis "Z'y Va!" pour AGAT films, le long métrage monte en plénière au C.N.C. mais c'est Bernard-Henri Lévy qui aura l'argent.



1994-1996
Part au Brésil pour une tournée de conférences sur la "Création de Mode" payée en dollars - Lecture approfondie de Marx, Lukacs, Wallon, Goldmann et Clouscard, journalisme - Passe à l'émission de Mireille Dumas "Bas les masques" sur les dragueurs de rues, suivent diverses propositions d'éditeurs - Avance et départ pour le Pays Basque afin d'y rédiger au calme "Sociologie du dragueur" - Entre à la section boxe de l'Aviron Bayonnais et rencontre sa future femme.



1996-1998
Mariage avec Maylis Bourdenx - Suite au relatif succès de "Sociologie du Dragueur" (cinq éditions à ce jour) joue son propre rôle dans "Parfait Amour" de Catherine Breillat et s'achète une voiture.



1998-2000
Scénarise "Autopsie d'un dragueur" avec l'aide de Canal + Écriture pour AGAT puis FLACH film.



2000-2002
Réalise enfin son premier long métrage, rebaptisé "Confession d'un dragueur", le film sort en douce le 25 juillet (déprogrammé au bout de deux semaines). Pourtant sur les rapports de classe, ce long métrage rythmé, intelligent et drôle (trois qualités détestés par l'intelligentsia depuis la Nouvelle Vague) est éreinté par toute la critique bien-pensante (Libé, Le Monde…). Dégoûté par ce lynchage, retourne à Bayonne écrire "Jusqu'où va-t-on descendre ?" (abécédaire de la bêtise ambiante), afin d'y régler quelques comptes et de remettre quelques pendules à l'heure…



10 avril 2002

Sortie du livre le succès inattendu ; du coup va pouvoir repartir écrire le prochain avec un peu d'argent.

mercredi 30 janvier 2013

Coup de gueule : Alain Soral (2)

La Jérusalem des Terres Froides vous présente la suite du coup-de-gueule contre Alain Soral, toujours rédigé à la première personne du singulier.


---Alain Soral, le révolté consommé (suite)---


Je reviens sur mon coup-de-gueule contre Alain Soral. Je constate que notre "bourgeois déclassé" représente un phénomène réel sur l'internet; en 48 heures, cet article est devenu le plus lu de la petite histoire de mon blog et il n'est pas prêt d'être détrôné. Je remercie au passage Dans la peau d'Alain Soral pour avoir relayé mon texte. Il est agréable de savoir que quelques personnes l'ont lu, qu'ils soient en accord ou non (environ 400 visites en 1 semaine).

J'ai continué à scruter le net voir quelles sont les principales critiques que l'on fait à celui à qui veut maintenant se faire appeler "AS". Je suis d'abord tombé sur les "contre-vidéos mensuelles" de Jean Robin, ensuite sur des vidéos de musulmans français qui ne croient pas en la "réconciliation soralienne", puis quelques textes par-ci par-là.

Ma première constatation est que je ne suis pas le seul en ce moment à m'élever contre Soral. Selon Alty, participant aux forums de Dans la peau d'Alain Soral, il semble qu'il y ait un tir groupé contre l'homme depuis quelques semaines. Ma sortie surfe sur une vague amorcée depuis la fin de 2012 et il y a peut-être un lien entre la montée de cette opposition à Soral et son manquement pour sa vidéo de décembre 2012.

J'avais entendu parler avant mon écrit contre l'homme que Jean Robin (pas le guénonien de chez Guy Trédaniel mais bien celui d'Enquêtes et Débats/éditions Tatamis) avait réalisé des contre-vidéos d'Alain Soral. Mais si j'ai eu un intérêt pour Soral, je n'en ai jamais eu pour Jean Robin. C'est qu'indépendamment du "grand sheikh chauve", le cours de la vie a voulu que je me retrouve avec entre les mains le Dictionnaire des débats interdits mais légaux de ce monsieur et ce livre est si dégoutant de malhonnêteté intellectuelle que cela m'a écoeuré. Et je n'ai jamais entendu l'auteur affirmer mieux dans ses vidéos que dans son bouquin. J'ai malgré tout essayé de regarder ces contres-vidéos mensuelles mais je n'ai pas été capable de terminer la première partie. Eh oui, malgré tout ce que j'ai pu dire sur Soral, il y a pire que lui. Et c'est vrai qu'il y a un jeu d'analogies entre Soral et Robin, un jeu de miroirs entre deux némésis. Le grand chauve antisioniste et promusulman contre le petit barbu (Jean "Rabbin") radicalement sioniste et anti-Islam.

Après ce haut-le-coeur, j'ai regardé des vidéos de musulmans de France qui n'ont pas confiance en notre vendeur de vin; celle en deux parties de SoraloFolaso sur Youtube et celle, également en deux parties, de bijuu11 sur Dailymotion (noms des comptes, pas des orateurs). Je ne peux résister à l'envie de vous présenter ici cette savoureuse citation du second mentionné à propos de l'association soralienne : "E&R, c'est du Ni Putes Ni Soumises et du S.O.S. Racisme un peu plus hardcore, c'est tout mais c'est la même chose. C'est en gros, excusez-moi l'expression, une bande de guignols". Éloquent !

Ce que je constate de ces deux vidéos, c'est qu'il existe des musulmans en France qui ne sont pas dupes du rôle de "rabatteur de bougnoules" pour le Front National de notre mannequin de Jean-Paul Gaultier. Les deux appellent la communauté musulmane à se méfier du double-langage soralien et ils démontrent tous deux la méconnaissance de cette religion par le "sociologue-boxeur". Méconnaissance qui est telle qu'il est à présent embourbé dans la querelle millénaire chi'ites/sunnites. Les deux chroniqueurs-vidéo sont sunnites (comme, j'imagine, la majorité des musulmans en sol français) et reprochent à Soral sa proximité avec les chi'ites, notamment avec le Centre Zahra de Yahya Gouasmi (Gouasmi et Soral ont tous deux milité dans la "Liste Antisioniste" de Dieudonné). Je sais bien que la "main tendue" de Soral aux musulmans n'est qu'un prétexte pour agrandir au maximum son auditoire mais maintenant on peut dire qu'il courre après le trouble car s'il y a un sujet sur lequel ceux-ci ne plaisantent pas, c'est bien la division chi'isme/sunnisme.

Après le visionnement de ces vidéos, j'ai constaté que j'ai été relayé avec d'autres liens menant à des critiques écrites contre Soral. Là, j'ai pu constater qu'on assiste effectivement à un soulèvement contre le "Suisse-savoyard peut-être d'origine juive". Ceci dit, je suis encore une fois obligé de constater que si Soral est très critiqué, la critique intelligente et pertinente n'est pas si facile à trouver. Mais il y a Empirer l'incompréhension: Alain Soral et les règles élémentaires du débat intellectuel, par Frédéric Dufoing, en trois parties sur juanasensio.com, La « pensée » d’Alain Soral : Révolution ou réaction ?, par Maxence Staquet, en quatre parties sur Le Grand Soir, Soraliens : idiots utiles du Capital, un texte anonyme présenté par un blog d'un seul article, Saidchomsky dégonfle la baudruche Soral, un article publié sur le site du Huffington Post en 2010, Alain Soral, le gourou d'une pensée subversive approximative de Thomas Loire, publié sur Citoyen360.fr le 2 janvier 2013 et pour l'essai Comprendre l'Empire, il y a Misère de la fausse critique : Comprendre "Comprendre l'Empire d'Alain Soral" d'Esprit68.org.

Au moment où j'écris ces lignes, j'en suis à prendre conscience de toutes ces répliques à la démagogie soralienne. C'est qu'il y en a long à lire et à méditer. Mais je préciserai ici que, contrairement à Dans la peau d'Alain Soral, je ne crois pas que notre homme soit "guénonien" (adepte des théories traditionnelles de l'ésotériste René Guénon). Dans le cas de son lieutenant Laïbi, celui-ci se réclame haut et fort d'être guénonien, ayant même appelé son livre La faillite du monde moderne en écho à La crise du monde moderne, mais il ne fait toujours que se référer aux "coups-de-gueule" de son auteur-fétiche comme l'ouvrage pré-cité, Le règne de la quantité et les signes des temps, L'erreur spirite et Le théosophisme. Jamais au reste de l'oeuvre de Guénon, qui est pourtant la partie la plus importante. Pour notre principal intéressé, je pense que son "traditionnalisme" réclamé n'est qu'une façade pour s'attirer un maximum de "guignols". Pour aller encore plus loin, je dirai que Soral n'est pas traditionnaliste, il n'est pas chrétien, il n'est pas dans le "logos grec", il n'est pas pro-musulmans, il n'est pas patriote français, il n'est rien de tout cela; Soral n'en a que pour une chose, sa petite gueule. Chacun de ses positionnements n'est toujours qu'en fonction d'avoir le plus grand auditoire possible, pour satisfaire son égo démesuré et ramasser l'argent au passage.

Dans le même ordre d'idées, Soral n'est pas non plus pour l'indépendance québécoise, même s'il l'a affirmé et effectué un petit voyage par ici il y a quelques mois. Il est venu au Québec pour agrandir davantage son auditoire et se donner une dimension internationale, un peu comme Claude Vorhillon/Raël quand il est arrivé de France à la fin des années 1970. Cette question de Soral, E&R et l'indépendance politique du Québec soulève un nouveau point; sur le site soralien, nombreux sont les commentateurs à clamer leur amour et patriotisme pour la France, à réclamer la "révolte des nations" et à proclamer la liberté pour tous les peuples. Mais lorsqu'une nouvelle relayé sur le site concerne les Québécois, nous avons droit automatiquement à un déluge d'insultes d'une bassesse dont seul les soraliens en sont capables : racistes, hypocrites, incultes, féminisés, lâches et surtout anti-Français. J'ai même lu un certain "Anthony" qualifier ouvertement le Québec de "trou à rats". Le tout avec toujours cette même excuse ridicule de "vouloir éviter l'idéalisation des Québécois". L'idéalisation est un piège, certes, mais ici, on parle de dénigrement systématique indéfendable, pas de "remettre les pendules à l'heure". Sans compter toutes ces histoires de Français ayant eu une expérience malheureuse par ici et qui maintenant rejettent irrévocablement l'ensemble du Québec sur ce seul fait, comme cet autre soralo-crétin appelé "Protis" (un parmi plusieurs). Ils s'attendaient à quoi, à ce qu'ils soient reçus avec le tapis rouge et tous les honneurs comme des sauveurs ? Les Québécois qui vont en France et qui en reviennent déçus, la faute en revient-elle à TOUTE la France ? Soral aura beau me dire qu'il me supporte dans mon combat contre l'establishment british d'Ottawa, quand on sait à quel point le modérateur/censeur d'E&R est soucieux de l'image de son président par la censure de commentaires critiques et qu'ensuite, on voit qu'il laisse passer toute cette merde anti-québécoise, on est en droit de remettre en cause sa sincérité. Ici comme ailleurs, notre ancien chroniqueur de mode ne fait que de la stratégie marketing pour faire rouler sa business.

Je n'aborderai pas de front ce sujet maintenant, auquel on pourrait y consacrer un coup-de-gueule à lui-seul, mais il faut absolument glisser un mot sur les pirouettes de Soral pour intégrer la notion de "satanisme" dans sa "compréhension de l'Empire". Notre chroniqueur de mode a bien compris que son auditoire est composé de ceux qui regardent les "décryptages sataniques/lucifériens/illuminati des vidéoclips" sur Youtube, les reportages "Planète" sur les crimes rituels, sur l'influence de l'occulte dans la politique mondiale et autres "sorcellerie des élites" comme le Bohemian Grove, les Georgia Guidestones, etc. En bref, les petits gogos qui s'imaginent être des spécialistes de l'ésotérisme et de la magie et qui n'ont d'autres arguments que la virulence de leurs propos (réputation des soraliens oblige), Laïbi et Livernette en-tête (encore une fois). Conscient de son auditoire de guignols zozotériques à deux balles, de sédévacantistes et de musulmans chez qui la peur de la "sorcellerie/magie noire" reste toujours très grande, notre "maître du logos" se devait d'intégrer Satan dans son décor d'Empire. En voici un exemple: dans une vidéo mensuelle assez récente, notre sociologue/boxeur qualifie de "satanique" un reportage sur un lieu de BDSM où est pratiqué le fist-fucking, la Fistinière (ou Chapelle Fistine). Je reconnais que la promotion par la télévision de ce genre de pratique n'est pas ce qu'il y a de plus sain : une nouvelle tentative de marchandiser le sexe. Mais Soral se couvre de ridicule en y invoquant ici le satanisme car, outre le fait qu'il n'y ait rien d'occulte, religieux ou magique, ce geste du fist-fucking est le même que celui de la "quenelle" de Dieudonné. Donc, suivant la logique soralienne, faire ce geste à quelqu'un pour lui donner un plaisir sexuel, c'est satanique tandis que le faire au système, c'est de la dissidence, de la subversion et c'est très bien. Mais il y a lieu de croire que Soral s'y connaît mieux dans cette pratique -et dans le reste du BDSM- qu'il ne veut bien le dire. Je me rappelle qu'à l'émission d'Ardisson, il avait fait référence au fouet et à la cagoule, ce qui avait fait bien rire l'animateur. Et pour se disculper d'avoir pu lui-même faire dans ce "satanisme", Soral se cache derrière sa lecture du Marquis de Sade et "qu'il sait ce que c'est que la transgression" (probablement un autre mot utilisé avec une majuscule pour faire croire qu'il s'agit d'un grand concept philosophique -comme "l'Empire" ou "la Banque"- que seul notre "sociologue hégélien" peut réellement comprendre). Une ambiguïté volontairement installée pour qu'il puisse être certifié "anti-satanique" par les soraliens tout en poursuivant ses pratiques personnelles; car je suis persuadé qu'il a déjà pratiqué le BDSM et qu'il le pratique peut-être encore aujourd'hui. Ne serait-ce parce qu'il est "maître-quenellier"...

Excursus : Le rapprochement entre le fist-fucking et la "quenelle" amène un point important : si le premier consiste à apporter un plaisir sexuel "par en arrière", le second consiste-t-il à faire jouir l'Empire ? Serait-ce en fait la nouvelle trouvaille en matière de fausse subversion qui, loin de nuire au système, lui donne plus de force ? Ce double-sens fait penser à SOS Racisme qui peut autant signifier "sauvons le racisme" que "attention danger, il y a du racisme", ou encore Ni Putes Ni Soumises qui, suivant le principe psychologique de la dénégation, peut aussi bien vouloir dire "putes et soumises". Ce qui ramène à l'orateur de bijuu11 cité plus haut, quand il affirme que E&R, c'est la même chose que SOS Racisme et Ni Putes Ni Soumises.

Pour terminer cette suite au coup-de-gueule, j'ajouterai ce mot par rapport à ceux qui ont relayé mon texte. Certains ont écrit "un ancien soralien déçu" pour me décrire, et c'est vrai que j'avais affirmé que mon expérience s'apparentait à l'entrée et la sortie d'une secte, mais de me qualifier de "soralien" n'est pas exact. C'est un peu trop excessif. Je n'ai jamais adhéré à l'organisation, ni été à un rassemblement. Je n'ai jamais contribué financièrement d'une façon ou d'une autre et je n'ai même pas côtoyé d'autres personnes pouvant s'intéresser à Soral ou E&R. Tout-au-plus, j'ai écrit des commentaires sur le site et rapidement je me suis retrouvé en butte contre l'ensemble de la meute soralienne; on pourra dire qu'il a suscité chez moi une curiosité intéressée pour ensuite laisser la place à une lente et constante dégradation de l'aura de probité. Ajoutons à cela que si j'avais vécu en France, je me serais rendu compte bien plus rapidement de ce qui se cache derrière Soral et E&R, ayant plus d'éléments à ma portée pour faire un jugement éclairé. Mais rien n'est perdu, mon expérience avec le "soralisme" sera pour moi une démonstration "dans le réel" de ce que signifient Joseph Heath et Andrew Potter par Révolte consommée. Francis Cousin explique que le système crée des voies de détournement de la subversion et Heath et Potter expliquent comment il procède pour le faire, avec cette "contre-culture" dont Soral se réclame (lui qui se dit issu des milieux punks). L'éternel retour du concret...

Charles Tremblay

dimanche 20 janvier 2013

Alerte ! La musique nous met en joue

Bonjour. Après sa sortie contre Alain Soral et le soralisme, la Jérusalem des Terres Froides en revient à sa présentation de documents. Cette fois, elle vous propose un court essai de l'ésotériste Nicolas Tereshchenko sur les "dangers de la musique". C'est que dans son livre La politique de l'oxymore, Bertrand Méheust, en abordant la question du Marché qui envahit et sature tous les domaines, nous parle de "la marchandisation de la musique qui va tuer la musique", de cette "musique à laquelle on ne peut échapper et qu'on finit par haïr" (pour reprendre le mot de Pascal Quignard dans La Haine de la musique -Calmann-Lévy, Paris, 1996-, que cite Méheust à la page 100). Sans trop savoir pour la France, pour le Québec, cette saturation musicale est évidente. Que ce soit au super-marché, à la pharmacie, dans la salle d'attente du médecin, au cinéma, en attente sur une boite vocale d'institution, on entend toujours ces postes-émetteurs des grandes corporates radios et ce sont toujours les mêmes chansons : le premier album d'Harmonium, les pièce-titres des bandes sonores de Top Gun et The Bodyguard, Mes blues passent pu dans porte, Joe Dassin, Isabelle Boulay et sur l'anglophone CHOM-FM, Led Zeppelin et Pink Floyd. Sans oublier nos chanteuses "issues du fin fond des enfers" comme Lady Gaga, Rihanna ("Princess of the Illuminati") et Beyonce.

Ce qui est proposé ici, c'est un article en réaction à cette saturation musicale. Cependant, l'auteur va beaucoup plus loin que Méheust ou la JTF; il s'attaque directement à la musique pour elle-même (mais avec une insistance pour la "musique moderne"). La JTF ne propose pas comme lui l'abolition de la musique mais il reste qu'il y a un fond de vérité dans le propos de M.Tereshchenko.

Mais avant de vous présenter le texte en question, la JTF se doit de vous donner cet avertissement : elle ne cautionne en rien les propos de Tereshchenko et de Raymond Abellio (cité dans le texte) sur les "ravages de la musique africaine sur les races non-originaires d'Afrique". La Jérusalem des Terres Froides laisse la responsabilité de ces affirmations, qui peuvent être qualifiées de racistes, à leurs auteurs respectifs. Lors de la retranscription du texte, la JTF a songé à ne pas recopier les lignes sur la musique africaine, mais elle tient à présenter ses documents dans leur intégralité. C'est mieux pour la préservation historique et pour la liberté d'expression. Mais encore une fois, insistons : LA JÉRUSALEM DES TERRES FROIDES NE CAUTIONNE PAS, MAIS PAS DU TOUT, LES PROPOS DE NICOLAS TERESHCHENKO ET DE RAYMOND ABELLIO SUR LA MUSIQUE AFRICAINE ET SON INFLUENCE SUR LES "RACES NON-ORIGINAIRES D'AFRIQUE". MERCI D'AVOIR BIEN COMPRIS.

Pour ce qui est des détails bibliographiques, ce texte est tiré des pages 47 à 56 de la compilation d'essais ésotériques Fragments de Gnose, bases de l'ésotérisme, tous du même auteur, paru chez Guy Trédaniel en 1993. Bien qu'il n'y ait aucune indication en ce sens, le texte présenté ici est probablement quelque peu antérieur au début des années 1990.

Notez également que les quatre "notes de bas de pages" (indiquées par un chiffre entre parenthèses) du texte sont retranscrites à la toute fin, après le nom de l'auteur.

Merci de votre attention et bonne lecture


Alerte ! La musique nous met en joue


L'humanité a commencé à oublier que "le silence est d'Or".

De nos jours, il y a tellement de radios et de magnétophones, petits et grands, qu'il devient de plus en plus difficile d'échapper à la "musique" qui hurle à grand volume de tous les côtés et pénètre partout.

Entendez-vous vraiment la musique ? Vous l'écoutez, d'accord, mais avez-vous jamais permis à votre conscient de l'entendre, au lieu de le laisser s'imposer à votre sentimentalité et de lui permettre de s'emparer de votre corps ? L'avez-vous écoutée avec votre raison et y avez-vous appliqué votre faculté critique ? Cette faculté qui manque aux bêtes et qui n'appartient qu'à l'homme.

Si on programmait un ordinateur à écouter une longue composition musicale et d'en effacer toutes les répétitions, ne laissent chaque série de notes que la première fois qu'elle apparaît, l'oeuvre "musicale" la plus longue ne durera que quelques minutes au plus.

Essayez donc d'écouter la musique avec une attention impartiale, sans vous noyer dans l'émotion qu'elle enduit. Vous constaterez immédiatement sa monotonie, ses répétitions, son vide intérieur, et qu'elle est tout en apparence, un maquillage grossier, superficiel et éphémère.

Si dans nos conversations nous faisions ce que fait la musique, même la musique la plus louée et/ou dite "classique", nous n'aurions pas besoin de beaucoup de mots, ni même d'aucun esprit, car nous répéterions alors - comme le fait toute musique - les mêmes mots et les mêmes brides de phrases, souvent dénuées de tout sens. Toutes les conversations deviendraient ce qu'il y a de plus ennuyeux et de plus idiot, ce bornant à quelque chose comme ceci :
"Je suis allé, je suis allé, oui,
suis allé faire mes emplettes, oui,
aujourd'hui, je suis allé, faire
aujourd'hui, aujourd'hui, mes
emplettes, mes emplettes, les
faire, faire, faire, mes courses,
aujourd'hui, j'y suis allé, allé
allé, aujourd'hui, mes courses, courses,
les faires, les faires..."
et cela continuellement toutes la journée. Je n'exagère pas : la musique c'est exactement ça - les mêmes quelques motifs répétés ad nauseam, avec à peine une variation de temps en temps, soit du ton, soit de la hauteur du son. Il y aurait de quoi devenir fou, si toutes nos conversations étaient aussi bornées. Et ce serait vraiment le cas de "tu parles, tu parles, et tu ne dit rien."

Un récitatif pareil est exactement le procédé employé par les hypnotiseurs quand ils veulent vous endormir, vous mettre dans l'état d'hypnose et vous faire obéir à leurs suggestions. La répétition d'une même phrase est le meilleur moyen d'hypnotiser le sujet (on devrait dire la victime) et assurer sa soumission inconsciente à n'importe quel ordre, même tout à fait absurde ou franchement criminel.

Passer son temps à écouter la musique ne conduit à rien de bon et ne donne aucun gain spirituel ; bien au contraire : il y a perte, comme j'ai l'intention de le démontrer.

Pourquoi donc il y a-t-il tellement de gens, par ailleurs intelligents, qui "adorent la musique", qui professent "ne pas pouvoir vivre sans musique" ? Ces personnes, en écoutant la musique, perdent inutilement une grande partie de leur temps (sans parler de leur argent, vu les prix exorbitants des disques, des cassettes, des concerts et des autres spectacles accompagnés de musique), ce temps qui est la denrée la plus précieuse que nous avons, car elle est irremplaçable. Et ce temps est gaspillé à écouter la musique, sans aucun gain permanent, l'écouter sans même l'entendre, et souvent à l'écouter trop bruyante, même si bruyante qu'elle finit par rendre sourds ceux qui l'écoutent souvent ou longuement. Ce fait - la surdité progressive produit par des sons trop forts - est bien reconnu et déploré par la profession des médecins : nos jeunes gens deviennent sourds à un âge de plus en plus tendre sous l'effet des discothèques, des sonothèques et des autres lieux qu'ils fréquentent et où la "musique" est toujours jouée au volume maximal. Et l'un des plus grands coupables est le "walkman", maudit soit-il et ceux qui le fabriquent, à toute éternité !

La raison (ou plutôt la déraison) qui fait que beaucoup trop de personnes passent leur temps à écouter (ou jouer) la musique, est que le son a un effet direct, quoique insidieux et pas aisément reconnu, non seulement sur nos sentiments et émotions, mais également sur tout le système nerveux de notre corps physique (et nous n'en avons qu'un), et que le son, perfidement et avec une grande subtilité et persistance, conditionne et enfin réduit à l'esclavage ceux qui s'y soumettent et s'y adonnent, exactement comme le font toutes les drogues conduisant à la toxicomanie, et avec les mêmes effets néfastes.

D'autre part, ne perdons pas de vue que beaucoup de musiciens meurent jeunes (Mozart est mort à 35 ans, Schubert à 31 ans) et souffrent souvent de maladies nerveuses et/ou mentales. Plus d'un a fini sa vie dans un asile d'aliénés. Et qui sait si la dégénérescence cérébrale dont est mort Ravel fut la cause ou la conséquence de son oeuvre si bien connu, le Boléro (dont on dit qu'il est capable d'exciter un grand nombre de femmes mêmes jusqu'à l'orgasme). Savez-vous combien de chefs d'orchestre et d'autres musiciens sont mort d'un infarctus cardiaque pendant la musique de Wagner ? Renseignez-vous - vous serez surpris.

Si aux trois Rois Mages (qui sont venus voir, il a presque 2000 ans, un nouveau-né très spécial) on avait posé la question : "De quoi est fait le Monde ?", ils auraient répondu sans hésitation et à l'unanimité : "De Vibrations". La Science Moderne est complètement d'accord avec eux, quoique les termes préférés de nos jours soient "ondes et/ou particules d'énergie". Ces mots expriment toutefois les mêmes faits et la même réalité. Tout ce de quoi nous sommes conscient. de quoi nos organes des sens nous informent, n'est que vibration, c'est-à-dire énergie d'une espèce ou d'une autre. Beaucoup de ces forces qui nous entourent ont un effet caché, que nous ne pouvons pas ressentir directement. Quand un tel effet est néfaste, nous ne le remarquons que par ses conséquences, souvent lorsqu'il est déjà beaucoup trop tard - par exemple, l'exposition aux rayons-X ou autres radiations atomiques. Un grand nombre de ces effets nuisibles, produits par quelque chose qui ne paraissait pas dangereux, ne se manifestent pas immédiatement, mais des années après nous avoir touché - par exemple, le cancer de la peau chez les personnes très blondes, qui n'apparaît que vingt ans ou plus après les bains de soleil qui ont permis à la lumière ultra-violette d'agir sur leur peau mal protégée. N'oublions pas que même l'eau, si flexible et apparemment inoffensive, tombant goutte à goutte, finit par détruire la roche la plus dure. De la même façon, la répétition continue ou fréquente des vibrations sonores, c'est à dire de la musique, finit par avoir un effet destructeur sur notre corps et notre psychologie.

Il y a des personnes qui sont beaucoup plus sensibles aux effets de la musique que les autres. Vous n'avez qu'à regarder autour de vous : vous verrez de nombreuses personnes dont les pieds tapent, les corps se dandinent et les doigts claquent aux rythmes de n'importe quelle musique jouée à portée de leur ouïe. Et n'oublions pas l'effet aphrodisiaque de la musique de danse, surtout sur les jeunes femmes (futures mères de la génération suivante) : un effet qui n'est pas négligeable et dont profitent ceux qui désirent les séduire et qui souvent souffrent des maladies vénériennes, y compris le SIDA. La plupart des gens dont le corps se soumet facilement à la musique rythmique et y répond par des mouvements spontanés et machinals, souvent ne se rendent pas du tout compte de ce qui se passe, ne s'aperçoivent pas de leur conduite, et sont même étonnés quand on attire leur attention sur ce que fait leur corps à leur insu, marionnettes vivantes obéissant à la musique qui tire leurs cordelettes, cessant par conséquent d'être des humains responsables et conscients. Souvenez-vous de la conduite de beaucoup d'adolescentes, et même de personnes plus âgées, pendant les spectacles de musique données par les Beatles ? Vous avez sûrement vu aux actualités les manifestations hystériques pendant les représentations de nombreux groupes "pop". Et que pensez-vous de la maladie soudaine (nausée, mal de tête et convulsions suivie d'écroulement) qui frappa les spectateurs d'une Marche-Parade de l'orchestre pendant la Kermesse de Kirkby-in-Ashfield, en Nottinghamshire, Grande Bretagne, il y a quelques années ? Plus de deux cents (200) personnes, surtout des enfants, mais aussi de nombreux adultes, ont dû être admises d'urgence à l'hôpital. Et n'oublions pas l'effet désastreux de la voix d'Hitler, accompagnée de la musique martiale, sur le peuple allemand - effet qui se traduisit par une guerre fratricide et mondiale, et fut la cause de millions de morts, ainsi que les excès de bestialité sans précédent, y inclus la tentative de génocide d'une race humaine entière.

Tout le monde sait que beaucoup de chanteurs plus ou moins célèbres montraient fièrement comment leur voix pouvait briser les coupes de cristal et même les miroirs. Pensez donc, alors, à ce que peut faire le son d'une fréquence convenable quand il est appliqué suffisamment souvent et/ou longtemps aux tissus du corps humain, surtout ceux dont sont fait notre cerveau, nos nerfs et nos organes intérieurs, qui sont beaucoup plus délicats que le verre. Et imaginez aussi l'effet de ces sons répétés sur notre esprit, si vulnérable, même si on le pense séparé de notre cerveau matériel.

Il est bien connu qu'un son trop fort et continu peut tuer sans laisser des traces, témoin les cas de décès soudains autrement inexpliqués des personnes qui se trouvaient par hasard dans un clocher, sans pouvoir s'en échapper, quand les cloches se mirent à sonner. Un son n'a même pas besoin d'être bruyant ou même capable d'être entendu par l'oreille humaine pour causer des dégâts fort appréciables au corps physique. Les ultra-sons, que nous ne pouvons pas entendre, très très rapidement se résolvent en douleurs insupportables dans diverses parties du corps, avec effondrement complet et même perte de conscience et de la raison, accablement qui peut devenir folie permanente. Les douleurs et l'affaissement sont exactement ce qui est arrivé aux enfants présents à la fête champêtre dont il a été question plus haut. Toute musique, après tout, produit inévitablement une chaîne continue d'harmoniques, qui peu à peu glissent subrepticement, à la manière d'un serpent venimeux, dans la série des ultra-sons d'un côté, et dans celle des infra-sons de l'autre, tous deux produisant qui sait quel mal ultime et inguérissable au dedans des êtres humains. Avant que ce danger fut reconnu, combien de personnes ont souffert et même moururent pour avoir approché de trop près un émetteur de Sonar (qui, après tout, n'est qu'une espèce d'onde de l'ordre des ultra-sons).

On dit que la musique peut "adoucir un coeur sauvage", et on dit aussi qu'il existe une musique vraiment "thérapeutique". Excepté pour son influence analgésique - et même celle-ci superficielle et faible - j'en doute. À part les Maîtres de Médecine Antique et autres personnages légendaires (tels qu'Esculape et Orphé), je ne connais personne qui ait guéri la moindre maladie corporelle à base organique par l'application de la seule musique. Je ne parle pas de maladies mentales et émotionnelles que la suggestion peut en effet "guérir", que cette suggestion soit appliqué sous forme de musique ou autrement. Les cas de "guérison par la musique", s'ils existent, confirment d'ailleurs exactement ce que j'affirme : c'est-à-dire que la musique, sans aucun doute possible, est capable d'exercer une influence efficace sur le corps physique et le psychisme humains, influence qui peut tout aussi bien être nuisible et malfaisante que bénéfique (1). Il est certain qu'être constamment exposé au bruit répétitif qu'on appelle "musique" ces jours-ci, doit bien avoir un effet cumulatif, qui n'est pas nécessairement désirable et inoffensif.

Quel malheur que dès son enfance, l'homme ait été conditionné à croire que la musique est un passe-temps innocent, sans danger, et aussi méritoire qu'agréable ! Je me demande au profit de qui une telle croyance agit ? La science Ésotérique Ancienne et traditionnelle affirme que la musique, ainsi que la sorcellerie, l'art du maquillage et autres "arts" ont été enseignés aux homme et aux femmes par les Anges déchus qui ont accompagné Satan sur Terre et ont "trouvé belles les filles des hommes". Remarquons bien que nous avons n'avons aucune preuve ou même allusion que le plus grand des Maîtres authentiques des hommes, Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST, ait jamais pratiqué ou même encouragé ou toléré la musique. Et pourtant, si, dans sa sagesse plus qu'humaine, il savait que la musique peut conduire à ce qui est sain et bon pour l'homme (même si ce n'est que parfois et dans des conditions spéciales), sûrement il s'en serait servi, ou aurait donné quelqu'indication à ce sujet, tout au moins à ses apôtres. Par contre, nous savons que le Diable joue très bien du violon - témoin Tartini et son "Trille du Diable au pied du lit", ainsi que Goethe et sa "valse de Méphisto" dans Faust. Ne soyez donc pas de ceux dont Isaïe dit : "Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas... l'esprit de ce peuple s'est épaissi : ils se sont bouché les oreilles... de peur que leurs oreilles n'entendent" (Matthieu 13 : 14,15). Soyez plutôt un de ceux dont il est écrit : "Heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent" (Matthieu 13 : 16), car alors vous saurez ce que veut dire : "Que celui qui a des oreilles entende !" (Matthieu 11 : 15). Le silence éloquent de JÉSUS-CHRIST au sujet de la musique est une condamnation sans appel.

Ceux d'entre nous qui se souviennent encore de la sécurité et du calme du monde de notre jeunesse, avant l'introduction et la propagation de la T.S.F. (devenue maintenant radio), les installations Hi-Fi, les transistors, les magnétophones et la télévision, doivent bien se demander avec étonnement quelle peut être la cause de cette violence croissante et de ce vandalisme insensé qui sont devenus partie courante de la vie dans tous les pays du monde ? Pourquoi nos villes modernes, même nos cités capitales, pourtant si pleines d'agents de police et si réglementées que l'action, non-criminelle après tout, de laisser son auto dans la rue même pour quelques minutes peut nous obliger à payer une forte amende, pourquoi nos villes, dis-je, ne sont plus sans danger la nuit, comme elles le furent il n'y a pas si longtemps que ça, à peine un demi-siècle ? Qui aurait bien voulu croire, il y a cinquante (50) ans, qu'un temps arrivera où il ne sera plus possible de prendre le métro en toute sécurité ? Et il y a cinquante ans, nous ne savions pas encore non-plus que fumer des cigarettes est la cause la plus commune du cancer du poumon.

C'est la conviction ferme de l'auteur de cet article qu'une des causes principales, sinon LA cause même, de cette dégénérescence mondiale des moeurs est la prévalence universelle de cette musique rugissante en tout lieux, sans arrêt, issue d'une multitude de haut-parleurs privés et publics, ainsi que des magnétophones et des transistors portatifs et des autres machines faites pour reproduire et disséminer la musique à tous vents. Et cela sans parler de ces "musiciens" ambulants qui infligent leur "musique", bon gré, mal gré, à tous les passants ou à une audience captive de voyageurs du métro. De plus en plus souvent on ne peut plus faire tranquillement ses achats dans un super-marché ou un grand magasin sans être agressé par une marée montante de musique.

Ce bombardement par les vagues de son, en séries continuent et qui s'entremêlent, les sons d'une musique souvent jouée et/ou composée par des déséquilibrés amoraux, toxicomanes et de sexualité perverse, qui de plus ne savent rien des lois Cosmiques qui s'appliquent aux vibrations sonores, ce bombardement intensif est en train de détruire tout ce qui est spirituel et divin dans l'homme. Je maintiens que cette mer immonde des vibrations malfaisantes a saisi les esprits humains et les modèle à sa façon, les dirigeants, ainsi que notre psychologie et notre psychisme, dans une direction désastreuse et opposés à celle que l'humanité devrait suivre.

L'effet est particulièrement fort et rapide dans le cas des esprits et des âmes jeunes, inexpérimentées, immatures et impressionnables et les réduits à l'état de "toxicomélomanes" de la musique néfaste (2). Un tel adonnement n'est ni moins dangereux ni moins fatal en fin de compte que celui aux drogues puissantes comme l'héroïne et la cocaïne. Et qui sait ? Peut-être la toxicomanie et la mélomanie sont mutuellement interdépendantes et alliées ? Il se peut aussi que ce n'est pas par hasard ni par coïncidence qu'on appelle ces drogues "dures", avec exactement le même qualificatif que celui qui est donné à certaines musiques -"rock dur" ("hard rock" en anglais)- et aux spectacles pornographiques les plus bestiaux et dégoûtants.

Il nous a fallu plusieurs siècles pour découvrir les effets imprévisibles mais aussi très nuisibles (carcinogènes et autres) du tabac, qu'il soit fumé, chiqué ou prisé. Nous savons maintenant sans aucun doute que son usage continue gâche et détruit la plupart des parties du corps. On a découvert qu'il est responsable comme cause majeure, sinon même comme cause première, des maux cardiaques et de circulation, des cancers du poumon, de la gorge, de la langue et même de la vessie, sans parler des bronchites chroniques, des ulcères de l'estomac et de l'amblyopie (une espèce de dégénérescence du nerf optique causée par la nicotine et qui conduit à la cécité inguérissable) et j'en passe ! De la même manière insidieuse et cachée, la musique de toute espèce -mais plus particulièrement son espèce répétitive et hypnotique, si prévalante dans les danses et dans la plupart des chansons modernes- est au moins potentiellement nuisible et dangereuse, comme j'espère qu'il est maintenant devenu évident à tous ceux qui veulent bien examiner impartialement cette possibilité avec leur raison et leur intelligence, et non pas avec leur sentimentalité émotionnelle et leurs préjugés mal fondés.

N'oublions surtout pas que l'expérimentation sur les plantes et les animaux a démontrée sans aucun doute possible que :

1 ) Les végétaux auxquels ont avait infligé la musique "rock" et d'autres soi-disant "musiques" bruyantes, syncopées et répétitives -c'est-à-dire ce qu'on appelle la "musique moderne"^cessent de croître et dépérissent rapidement;

2 ) Les vaches exposées à cette même sorte de "musique", donnent de moins en moins de lait, qui devient de qualité inférieure;

3 ) Les chevaux de race deviennent, sous l'influence de ce bruit qu'on nous fait méprendre pour de la musique, nerveux, agressifs, ne courent pas aussi vite qu'auparavant et ont plus d'accidents.

Dans le cas des plantes et des animaux septentrionaux, tous ces effets néfastes sont particulièrement augmentés et accélérés par les rythmes de la musique africaine - qui est certainement également nuisible à toutes les races humaines qui ne sont pas originaires d'Afrique (3).

Mon avis réfléchi est que l'établissement urgent d'une "société pour l'abolition et la Prévention de la Musique" est absolument nécessaire et sera d'une valeur inestimable et d'une utilité bien plus importante pour la survie de l'humanité que les sociétés telles que celles pour la prévention de la cruauté envers les animaux ou pour l'abolition de la vivisection, entre autres sociétés établies à base de sentimentalité et non à base de raison. Le fonctionnement d'une Société telle que celle envisagée, préviendra certainement beaucoup de cruautés de l'homme envers d'autres hommes, cruautés dont la vraie cause (cachée et insoupçonnée, agissant à l'insu de tout le monde) est la manipulation du système nerveux de certains hommes par la musique, qui les conditionne par son effet lent mais certain, dont le résultat final est un lavage-de-cerveau profond et ineffaçable.

Je sais très bien que très peu de personnes, même des plus intelligentes, vont me croire et seront d'accord avec moi. N'oublions pas qu'il y a à peine cent ans, la majorité des gens, surtout des savants de l'époque, ne croyait pas à la possibilité qu'un engin plus lourd que l'air puisse voler. Mais même si ma voix n'est que "la voix de celui qui crie dans le désert" (Jean 1 : 23), je n'ai pas le droit de me taire et suis obligé de donner cet avertissement à l'humanité incrédule, quoiqu'il ne serai probablement pas écouté - car il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Peut-être même est-il déjà trop tard et des dégâts irréversibles ont été infligés à la race humaine. Est-ce cela la raison pourquoi Nostradamus et beaucoup d'autres prophètes prévoient la destruction imminente du monde de l'homme ?

L'Apôtre Saint Jean, dès le début de son Évangile, nous affirme que : "Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut". Pour "Verbe" lisez "Vibration Sonore", c'est-à-dire que l'Énergie Créatrice fut le Son. Et ce qui peut créer peut aussi détruire.

Il est étonnant d'ailleurs que personne n'ait pris au sérieux l'avertissement que nous donnent les Écritures Saintes Occidentales, c'est-à-dire la Bible Judéo-Chrétienne. En effet, l'incident de Jéricho (Joshua 6 : 4,5) aurait du nous mettre en garde. Un Dieu qui enseigne à son peuple choisi une musique qui désintègre les pierres dont est bâtie une cité ennemie, peut tout aussi bien enseigner à ce même peuple, ou à un autre, une musique qui désintègre les cellules les cellules dont sont bâtie les corps humains. Ou bien, il peut leur enseigner aussi facilement, ce qui est bien pire, une musique qui contrôle nos pensées et nos actes.

La possibilité de faire un usage malfaisant de la musique n'était pas inconnu dans l'antiquité. Dans l'Odyssée, cet ancien et à juste titre célèbre poème épique, qui reste toujours la plus belle épopée du monde, Homère nous raconte comment le chant envoûtant des Sirènes anthropophages charmait les marins et les forçait à faire naufrage, permettant ainsi aux chanteuses musiciennes de se repaître des corps humains échoués sur leurs rochers.

Dans les cultes orgiastiques de l'Asie mineure et de la Grèce antique, tels que les mystères de Dionysos Zagreus et de Cybèle, la double flûte, jouée sur le mode "phrygien", déclenchait inévitablement l'extase et la furie sanguinaire des Maenades qui la suivait toujours.

Au temps des Druides, la musique était déjà bien connue d'avoir un grand pouvoir d'envoûtement. Un habile harpiste pouvait -et certainement pourrait encore, si seulement il connaissait les notes à jouer- produire à volonté le rire, les pleurs, la danse effrénée (4), la paralysie ou le sommeil.

Plus près de nous, le pouvoir de la musique est bien connu en Bretagne Armoricaine : lisez l'histoire de la bataille de Mag Tured et de la harpe de Dagda.

La musique est aussi toujours associée à la danse, et les deux furent, et continuent d'être, une partie intégrante du Sabbat des Sorcières.

La Sagesse Populaire elle aussi essaye de nous alerter en nous racontant ce qui s'est passé à Hameln il n'y a pas si longtemps. Si vous ne connaissez pas encore cette histoire du "Joueur de Flûte de Hamelin", lisez-la. Si vous la connaissez déjà, relisez-la quand même, et réfléchissez bien au fait qu'une seule flûte a suffi pour envoûter toute la ville.

Il y a plusieurs autres mythes et contes où la musique joue un rôle important, souvent criminel, presque toujours néfaste - mais peu nombreux sont les récits où la musique est l'outil d'un bienfait.

De plus, pouvons-nous être sûrs que les musiciens contemporains ne sont pas les précurseurs qui préparent les voies pour l'évènement de l'Antéchrist ?

Un proverbe latin dit que "Quem Deus vult perdere prius dementat", c'est-à-dire "Dieu commence par priver de raison celui qu'il veut détruire", et la musique est un excellent outil pour faire exactement cela.

Je sonne le tocsin dans l'espoir d'éveiller l'humanité inconsciente à un de ses dangers les plus pressant et ainsi éviter, s'il n'est pas déjà trop tard, qu'on n'en sonne bientôt le glas - si toutefois il y a un survivant pour le faire.

Maintenant mon message avertisseur peut se résumer en cinq mots:
DANGER ! LA MUSIQUE NOUS ATTAQUE

À bon entendeur - salut !

Nicolas Tereshchenko

Notes de bas de page:

(1) Dans son chef d'oeuvre, "Récits de Belzébuth à son petit-fils", G.I. GURDJIEFF raconte une rencontre avec un remarquable derviche qui, en jouant une certaine mélodie, pouvait provoquer rapidement la formation d'un furoncle à un endroit précis de la jambe gauche de ceux qui écoutaient. Il pouvait aussi guérir ce furoncle par une autre mélodie.

(2) "La musique est sans doute la drogue la plus insidieuse". Raymond ABELLIO

(3) "Constatez l'abrutissement de la jeunesse occidentale livrée aux rythmes nègres, un abrutissement que j'appellerais d'ailleurs volontiers une anesthésie, une sorte de grâce faite, dans l'invisible, à ces générations perdues, d'être endormies avant leur prochain massacre". Raymond ABELLIO dans "Visages Immobiles", Gallimard, 1983.

(4) N'oublions pas qu'au moyen âge, l'affreuse maladie, originaire en Italie, de la danse qui s'emparait de ceux qui entendaient l'air appelé "tarentelle", avait causé la mort par épuisement et manque de nourriture de milliers de personnes.

jeudi 17 janvier 2013

Aldous Huxley, les soraliens, l'eugénisme et Pierre Hillard le mondialiste catholique

Bonjour. La suite des choses fait que la Jérusalem des Terres Froides se voit dans l'obligation de publier un second texte sous forme de "coup de gueule" à la première personne du singulier. C'est vrai qu'il y en a long à dire à propos de tout ce qui gravite autour de la "galaxie-Soral", surtout qu'ici, un grand écrivain est inutilement trainé dans la boue avec son frère.

--- Aldous Huxley, les soraliens, l'eugénisme et Pierre Hillard le mondialiste catholique---

Ce même jour où je publie ma charge contre Alain Soral, je vois qu'E&R relaie la vidéo d'une entrevue d'Aldous Huxley, qu'elle présente sous le titre : "Interview d'un prophète : Aldous Huxley 1958". Comme je concluais mon propos sur Soral en parlant de ses adeptes, les soraliens, je lis les commentaires des visiteurs dans le forum d'E&R qui accompagne la vidéo: D'une bêtise affligeante et d'une inculture crasse, comme d'habitude mais c'est toujours un peu plus intense quand il s'agit des "sociétés secrètes", de la "sorcellerie" ou du "satanisme".

D'Aldous Huxley, je puis en parler un peu car, contrairement aux soraliens, je suis allé plus loin que Le meilleur des mondes ou Les portes de la perception dans l'oeuvre de cet écrivain prolifique. En réalité, on ne peut comprendre la pensée d'Huxley ou la dystopie qu'il nous a présenté si on n'a pas lu son livre-synthèse, la toute-dernière parution de son vivant, véritable testament de l'auteur, le roman Island (1962, en français Île). Sachant que Brave New World serait son livre le plus connu après sa mort, Aldous tenait avant de mourir à présenter une réplique à cette dystopie, le fruit de toutes ses réflexions depuis 1932. Île est l'histoire d'une utopie réussie dans une île perdue de l'océan indien qui, à la fin, meurt sous les coups du mondialisme triomphant parce qu'il y a du pétrole sur son territoire. Après avoir lu Island, on sait d'emblée que les accusations d'eugénisme portés contre Huxley par la "trollitude" soralienne sont non-fondés. D'ailleurs, à ce propos, je me rappelle que la première fois que j'ai entendu cette accusation "d'eugénisme" contre Aldous Huxley et son frère Julian, c'était de la part de militants larouchistes, ce qui pourrait être mieux comme première impression.

"L'eugénisme" d'Aldous Huxley n'a rien à voir avec les idées de tuer les handicapés, euthanasier les malades et mourants ou concevoir une race conquérante d'hommes-Dieux aryens, ce qui est sous-entendu à chaque fois qu'on porte cette accusation "d'eugénisme". Dans le sens de l'écrivain, qui faisait des études de médecine avant d'être obligé d'arrêter à cause de sa cécité progressive, l'idée est de connaître plus à fond la biologie reproductrice et les souches génétiques pour éviter au maximum les naissances d'enfants handicapés et les maladies transmises par l'hérédité comme le diabète. Pas de vouer ceux-ci aux gémonies ou à l'abattoir quand ils naissent, ni même de les avorter avant. Ce que prône l'écrivain anglais,  c'est d'introduire à petites doses une variété génétique, car il est bien connu que la consanguinité sur plusieurs générations est néfaste pour les populations (surtout dans une population réduite comme l'île de Pala). Nous avons un exemple de "l'eugénisme huxleyien" dans Île aux pages 250-251 (Presses Pocket 1979) où un couple, ayant déjà plusieurs enfants à eux, font appel pour leur dernier enfant à une insémination artificielle pour "enrichir la famille d'un physique et d'un tempérament entièrement nouveaux" (ceux d'un peintre chinois méditatif ayant déjà vécu dans l'île, p.250). On est quand même très loin de l'homme-nouveau des nazis et de l'extermination des "dégénérés" qui sont sous-entendu dans l'accusation "eugénisme".

Maintenant, pour ce qui serait de l'appartenance mondialiste d'Aldous Huxley, c'est difficile d'y croire considérant la conclusion du roman Île. Il n'était ni capitaliste, ni communiste et pour échapper à l'horreur dystopique du Meilleur des mondes, Huxley ne voyait pour l'humanité qu'une sortie par le haut, par la transcendance. D'où son intérêt marqué pour le bouddhisme, qui transparaît à longueur de son roman-testament. Je ne vois pas comment on pourrait rendre cela compatible avec les projets mondialistes de la haute-finance et les délires mégalomanes du grand rabbin Ovadia Yosef.

Quant au biologiste Julian, le frère d'Aldous avec lequel il s'entendait très bien, rien ne permet d'affirmer que son "eugénisme" soit différent de celui de son frangin. À ceux qui tiennent absolument à lui porter l'accusation d'eugénisme, dans le sens sanglant et suprématiste du terme, qu'ils nous montrent les documents qui le prouve. De vrais sources probantes et non des accusations indirectes par association ou des procès d'intention, du style "il faisait partie de telle société ou telle obédience".

Cette dernière référence aux regroupements de l'élite nous amène justement à ce qui les constituent. Il est vrai que ces rassemblements comme les Bilderberg, le Siècle, la Société Fabienne ou la Cecil Rhodes Foundation ont une influence réelle sur la société. Mais encore, il faut comprendre qu'il y a au moins deux niveaux au sein de ces "clubs très sélects" : les invités de passage et le cercle intérieur. Il y a une différence de taille entre les deux. Par exemple, c'est vrai qu'on peut dire que Jacques Parizeau est un bilderberger puisqu'il a été invité une année. Mais on ne peut pas dire que Jacques Parizeau soit un bilderberger au même titre que David Rockefeller, grand patriarche de cette association de malfaiteurs. C'est la même chose pour Aldous et Julian Huxley. Ils ont peut-être fréquenté des groupes d'élites dont les visées ultimes (réellement connus que du cercle intérieur) n'allaient pas nécessairement dans le bon sens, mais de là à les présenter comme ayant été des membres actifs du projet mondialiste actuel, il y a une distance que la personne avisée ne devrait pas franchir d'emblée. D'autant plus que ces histoires de Société Fabienne ou de Fondation Bertelsmann chères aux soraliens proviennent essentiellement de Pierre Hillard, qui lui est réellement un féroce mondialiste undercover.

Après Alain Soral, il est temps d'aborder l'un de ses comparses, le spécialiste en relations internationales Pierre Hillard. Sous couvert de dénonciation du mondialisme et du sionisme, cet homme travaille activement au projet mondialiste. Selon sa construction théorique, le mondialisme aurait deux versants, l'un "de droite" (celui qu'on connaît actuellement) et un autre "de gauche", représenté par Hugo Chavez, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad, Vladimir Poutine, Alexandre Loukachenko, etc. Ainsi, le mondialisme est un cercle fermé et il est sans issue. Selon Hillard, la seule véritable opposition est l'Église Catholique d'avant Vatican II, qu'il affirme être complètement incompatible avec le projet mondialiste, d'où selon lui Vatican II pour la réduire au silence. Si réellement Hugo Chavez est un membre actif du mondialisme, que notre spécialiste de l'ESCE nous le démontre en nous présentant dans un livre les équivalents "gauchistes" de la Société Fabienne, du Bilderberg, de la Fondation Bertelsmann, etc. De vrais équivalences probantes, pas des procès d'intentions foireux comme : "Vous savez, Chavez se réclame de Bolivar, un grand franc-maçon devant l'Éternel". (Rappelons ici que la Franc-Maçonnerie est d'abord et avant tout un ensemble de symboles que n'importe qui, avec n'importe quels idéaux ou présupposés religieux, peut reprendre à son compte, et ce peu importe ce que peuvent en dire les grandes obédiences comme le Grand Orient de France ou la Loge Unie d'Angleterre, ou encore les maniaques comme Salim Laïbi ou Johan Livernette).

Pierre Hillard est un vrai mondialiste "sous couverture" car l'Église Catholique pré-Vatican II est radicalement mondialiste. Bien avant le concile et selon les Lefébvristes actuels (ainsi que Franck Abed, même si celui-ci n'est pas sédévacantiste), la religion catholique est la seule véritable religion, la seule pour qui l'Univers a été créé et qui puisse apporter le salut à l'humanité (la notion de "salut extraordinaire", où l'Église Catholique reconnaît qu'un Musulman ou un Hindou puisse lui-aussi obtenir le salut, est le fruit de la réflexion d'Hans Kung, un théologien qui fut très actif pendant Vatican II). Cet absolutisme spirituel, où Rome doit régner sur les consciences "comme il n'y a qu'un seul soleil dans le ciel" (pour reprendre le mot de l'évêque catholique dans le film russe Alexander Nevsky de 1938), voilà un projet mondialiste qui n'a rien à envier aux calculs politiques d'un Rockefeller ou d'un Rothschild. À titre d'exemple, outre la chasse aux sorcières que l'historien Robert Muchembled nous présente comme une pré-colonisation outre-mers, on peut toujours citer le traité de Tordesillas de la fin du quinzième siècle, où par bulles pontificales le monde est partagé entre l'Espagne et le Portugal. Voilà un bel exemple de mondialisme et ce bien avant les années 1960. De fait, la weltanschauung ("représentation du monde") d'Hillard consiste à ce qu'il n'y ait pas d'échappatoire, Chavez comme Obama sont mondialistes, pas de porte de sortie autre que... l'Église Catholique pré-Vatican II (ou "sédévacantiste"). D'où son idée selon laquelle la seule chose qui puisse encore sauver l'humanité du mondialisme est un miracle, une intervention directe de Dieu dans l'Histoire.

C'est ce mondialiste de Pierre Hillard qui est à la source des accusations de la vermine soralienne contre les frères Huxley. Malgré leurs affirmations, les soraliens sont des moutons de Panurge forts utiles à cette oligarchie qu'ils prétendent combattre ("non à un mondialisme juif mais oui à un mondialisme catholique"). Je m'arrête ici, encore une fois très abruptement, mais comme mon texte sur Soral, cet écrit reste ouvert pour une suite, "jusqu'où les soraliens vont-ils descendre dans la bêtise ?".

Charles Tremblay

Coup de gueule : Alain Soral

Une première sur le site de la Jérusalem des Terres Froides en ce premier mois de l'année 2013. Plutôt que de présenter un article d'autrui qui semble pertinent ou relayer des vidéos de lesarchivesdusorcier, le responsable du site a décidé de publier un "coup de gueule" contre quelqu'un qui l'a trompé et qui a abusé de sa patience. Il s'agit du pseudo-dissident Alain Soral, un homme qui a un grand potentiel et de nombreuses qualités mais qui, au final, n'est qu'un faux-jeton à l'égo démesuré. Comme il s'agit d'un règlement de compte personnel, ce texte a été écrit à la première personne du singulier et il est signé du vrai nom de l'auteur.

Ce texte est d'abord et avant tout une réaction : il a été rédigé sous le coup de l'émotion et par conséquent, il ne saurait s'agir d'un écrit réellement structuré, avec introduction, conclusion, séparation des chapitres, etc. C'est un "travail en chantier" ("work in progress") car au moment où il est publié, il n'a pas encore de liens hypertextes l'accompagnant. Cela se fera au fil des prochains jours. Et dans le cas d'une éventuelle infestation de la JTF par des punaises soraliennes mécontentes, les mesures appropriées seront utilisées.

Bonne lecture et bonne journée


 ---Alain Soral, le révolté consommé---


J'ai découvert Alain Soral vers 2006-2007, à une époque où je m'intéressais beaucoup à la littérature sur la drague, la séduction, la manipulation et les relations amoureuses. Inévitablement, je suis tombé sur le livre-phare de sa carrière, Sociologie du dragueur, et peu plus tard sa suite logique, Vers la féminisation. J'avais alors beaucoup apprécié leur lecture car Soral s'en prenait au féminisme institutionnalisé, qui m'avait toujours semblé être une officine de chantage, de culpabilisation et de manipulation contre les hommes pour des raisons bassement capitalistes.

Par la suite j'ai lu les autres ouvrages de l'auteur comme l'Abécédaire de la bêtise ambiante, Socrate à Saint-Tropez, Misères du désir et Chute !, puis j'ai découvert l'homme sur internet. Après avoir vu quelques vidéos de lui sur les sites d'hébergement comme Youtube et Dailymotion, je vois qu'à la suite d'un petit parcours au sein du Front National de Marine Le Pen, Soral a lancé sa propre organisation politique, Égalité et Réconciliation (E&R), avec pour devise “Gauche du travail, droite des valeurs”.

J'ai commencé à suivre E&R et les vidéos mensuelles de Soral vers la fin de 2010. Je dois bien avouer qu'au début, j'étais enthousiasmé. J'adorais ses envolées lyriques et j'aimais son style “sans compromis” sur les questions internationales comme l'impérialisme atlantiste/sioniste et la mondialisation. En plus, il avait tendance à défendre les Musulmans plutôt que de faire dans le discours haineux contre l'Islam, comme on peut le voir sur des sites comme Riposte Laïque, Bivouac-ID, Point de Bascule ou Enquêtes et Débats. Bref, à sa découverte, Alain Soral fut une révélation pour moi.

Ayant moi-même une bonne culture générale et une formation académique en sciences humaines, je me rendais compte parfois de quelques erreurs factuelles de Soral. Au début, ce n'était pas trop important, un détail dans un discours qui me semblait alors cohérent. C'est à la suite des évènements que j'ai commencé à réaliser que l'homme n'était pas à la hauteur de ce que je pensais de lui. Certes, j'avais déjà lu quelques critiques, notamment sur son comportement de “girouette” de son passage du Parti Communiste Français au Front National, mais cela ne m'affectais pas outre mesure car “seul les fous ne changent jamais d'idée” et ces critiques mal formulées provenaient essentiellement de groupes et de sites atlantistes/sionistes. Pour moi, être critiqué et dénigré par ces officines “israéliennes” était un gage de qualité.

Mais lentement et sûrement, l'image idyllique de ce type qui se déclarait “dissident contre l'Empire” commença à s'effriter à mes yeux. D'abord, il y a le nombre incroyable de fois où Soral utilise le “je” et le “moi” dans ses vidéos. Il devenait manifeste qu'il a un gros problème d'égo, le Soral. Je l'avais déjà vu dans des capsules vidéos couper cavalièrement la parole aux autres pour prendre toute la place et se faire valoir mais je commençais à être effaré car cela devenait de plus en plus intense. Entre autre, je remarquais que lorsque Soral rejoignait les positions de quelqu'un d'autre dans ses vidéos, ce n'était jamais lui qui était “sur la même ligne que Pierre Hillard/Aymeric Chauprade/Gilad Atzmon (etc)” mais c'était toujours les autres qui étaient “sur la même ligne qu'E&R”. Comme si Soral et E&R étaient une révélation biblico-coranique, parfaite, complète et irréprochable dès le départ, et que se sont les autres qui finissaient par reconnaître le “caractère divin” de cette “révélation”. Pour reprendre une expression de France, je trouvais Soral de plus en plus “gonflé”.

Puis il y a eu un incident qui m'a indiqué qu'il avait peut-être quelque chose d'encore plus pourri dans la chaumière “E&R” que le narcissisme du monsieur. Lors d'une de ses vidéos où Soral abordait la question du sionisme et du judaïsme, il affirmait qu'il n'existait que 1% de rabbins antisionistes. J'étais fort perplexe car connaissant un peu de cette question à partir de mon point-de-vue à Montréal, je savais que la grande majorité des rabbins sont sionistes mais les rabbins antisionistes me semblait être quand même plus nombreux que 1%. Alors dans les commentaires sous-jacents à la vidéo, j'ai expliqué le plus amicalement du monde pourquoi ce chiffre de 1% me semblait irréaliste et j'ai demandé d'où Soral tirait ce chiffre précis. À ma grande surprise, mon commentaire fut censuré. Croyant qu'il s'agissait peut-être simplement d'une erreur d'internet que mon message ne se soit pas rendu au destinataire, je ré-écrivis mon commentaire, toujours le plus respectueusement et amicalement du monde. Mais ce second commentaire fut lui-aussi censuré, ce qui m'a donné à croire que le modérateur d'E&R bloque tout ce qui peut mal faire paraître le “président”. Puis dans la vidéo d'une conférence à Bordeaux, j'ai entendu Soral citer à nouveau ce 1% de rabbins antisionistes, toujours sans justifier d'où il a pris ce chiffre très précis, ce qui m'a amené à conclure qu'effectivement, il y a une politique de préservation de l'image du président chez les modérateurs du site. Aujourd'hui, je ne me pose plus de question sur l'existence de cette politique de la maison : il suffit d'aller voir les commentaires des plus récentes vidéos mensuelles et de constater le grand nombre de “j'espère que mon commentaire ne sera pas censuré”. Eh oui, avant d'être une “organisation politique” ou un “organe d'informations”, E&R est surtout une association d'auto-promotion de Soral. C'est pourquoi un type comme Marc George, qui avait oeuvré pendant 3 ans à la construction de cette “association”, fut limogé de façon impitoyable par celui qui ne supporte qu'on lui fasse un peu d'ombre.

Après le narcissisme de l'homme et l'auto-promotion de son “association”, un autre coup dur pour moi fut la sortie de son livre Comprendre l'Empire, où Soral devait laisser de côté les questions du féminisme et de la drague pour embrasser la totalité de la problématique du mondialisme/sionisme. “La gouvernance globale ou la révolte des nations”, comme le dit le sous-titre du livre. Enthousiasmé, je me fais venir le bouquin de France par Amazon.fr à grands frais. J'avais lu quelques critiques de l'ouvrage comme quoi il était brouillon et surtout, très mal divisé (certaines sections ne sont que de quelques lignes) mais cela m'importait peu; je tenais à le lire et je me disais que l'homme pourrait davantage s'effacer dans un écrit qu'à l'oral. Ce fut la déception. Comme ces critiques que j'avais lu, je constate que oui, cet ouvrage est bien mal écrit, le style est pathétique, le plan d'ensemble et la division sont franchement mauvais et le propos est creux. Je me rappelle que j'avais fait venir ce livre en même temps que le livret Le téléphone portable, gadget de destruction massive de “Pièces et Main d'Oeuvre” aux éditions L'Échappée (2008) et qu'au final, j'ai trouvé la lecture du second infiniment plus intéressante que celle du premier (j'ai été incapable de déposer le livre avant d'en avoir terminé la lecture). D'ailleurs, j'ai fini par aller revendre le livre de Soral dans un bouquinerie de livres usagés, ne voyant même pas l'intérêt de le conserver dans ma bibliothèque.

Toujours à propos du “petit livre noir” de Soral, il y a autre chose à dire. Lors des entrevues qu'il a donné à la suite de la sortie du livre, comme à Méridien Zéro le 27 mars 2011, il disait qu'à l'heure d'internet, les références bibliographiques n'étaient plus nécessaires “puisqu'il suffit d'aller à un moteur de recherches” et que par conséquent, il n'y en avait pas dans son livre. Il se justifiait également qu'avec toutes ses notes, il aurait pu écrire un livre de 600 pages mais qu'il tenait à publier un livre abordable pour toutes les bourses (en souvenir du temps où il n'avait pas les moyens d'acheter les livres neufs d'un certain prix) et que son éditeur lui demandait de couper au montage. Et effectivement, quand j'ai reçu le livre dans mes mains, j'ai constaté qu'il n'y a pas la moindre référence bibliographique, aucune justification, absolument rien du genre. Même que je dirais aujourd'hui que le Comprendre ressemble davantage à un bréviaire ou un petit catéchisme qui prend pour acquis les connaissances et l'état mental/idéologique du lecteur qu'à un véritable outil pédagogique pour apprendre ce qu'est la menace mondialiste/sioniste (en plus, symboliquement, la couverture est noire avec un peu de blanc, comme la soutane catholique... Paru chez Blanche, un éditeur spécialisé en littérature érotique/pornographique). Sauf que si le moteur de recherches est un outil formidable, il ne remplace pas pour autant la référence bibliographique d'un livre. Comme le rappelle Sébastien Vaas dans sa dénonciation du web L'enfer du virtuel (L'Âge d'Homme, Lausanne, 2009, réédition L'Île Blanche 2012), bien souvent, le moteur de recherches n'est utile que lorsque nous savons déjà en partie ce que nous cherchons. On peut perdre beaucoup de temps pour retrouver une information qui aurait pu être donné une seule ligne en bas du page ou la fin d'un texte. Comme le rappelle Michel Desmurgets, auteur du livre définitif sur les méfaits de la télévision TV Lobotomie (relayé par E&R lors de sa sortie), les références bibliographiques et “notes de fin d'ouvrage” “...constituent un précieux garde-fou : lorsque chaque assertion se doit d'être étayée, il est moins facile de dire n'importe quoi et de faire passer des boniments de camelots pour des faits avérés” et “...permettent de remonter à la source des évidences présentées et ainsi de vérifier ou d'approfondir des propos qui pourraient être jugés suspects ou engageants” (avertissement de la page 9). Finalement, c'est peut-être pour ne pas se faire piéger par son propre livre que Soral a omis toute référence, pour éviter que le lecteur se rend compte de “boniments de camelots”...

J'étais profondément déçu à la lecture du Comprendre l'Empire, il est évident que celui-ci est le fruit d'une grande paresse intellectuelle. Soral avait besoin d'argent, il a publié un ouvrage au titre provocateur et alléchant pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur le Nouvel Ordre Mondial et ce fut rentable car il a été sur les chartes des “meilleur vendeur” plusieurs semaines d'affilée. J'étais découragé par l'homme mais pas encore complètement débité. À cette époque en 2011, après la lecture du “bréviaire soralien”, je considérais que, malgré son amour pour son nombril, son véritable talent était à l'oral (S – oral) et qu'il se faisait des accroires sur son talent littéraire, d'une manière bien française. Mais je ne soupçonnais pas encore “jusqu'où il pourrait descendre dans la bêtise ambiante” de la marchandisation spectaculaire. D'abord, j'ai vu le lancement de sa plateforme commerciale/librairie Kontre-Kulture. Ce que je considérais bien à l'époque, car cela permettrait de diffuser la connaissance. Puis j'ai vu le lancement de sa ligne de produits biologiques Au bon sens. À la vidéo mensuelle qui avait suivi le lancement, j'ai vu Soral être particulièrement affecté par ceux qui, parmi les commentateurs, avaient critiqué le virage commercial d'E&R. Certes, chacun a besoin de vivre, manger, se loger mais de là à être offusqué au point de bannir à vie du site les commentateurs-critiques, c'est une réaction exagérée. Nul ne nie à Soral le droit de rendre financièrement rentable E&R, ni le droit de se lancer dans le commerce, mais si ce commerce devient la raison-première de l'association qui se dit “dissidente à la marchandisation du monde” (et qui relaie le sheikh Imran Hossein dénonciateur du riba et de l'argent-fraude), alors là, il y a un problème. Au moment où j'écris ces lignes, ce problème s'aggrave. Avec Au bon sens, Soral pouvait toujours se justifier par l'importance de retrouver les bons vieux produits du terroir devant la marchandisation et l'industrialisation galopante, de favoriser le naturel de toujours au chimique d'aujourd'hui. Mais avec Sanguisterrae, où il se lance dans la vente de vin, la vocation commerciale d'E&R pourra difficilement être niée. Et maintenant Instinct de survie, où Soral, avec l'aide du spécialiste-marketing de programmes informatiques reconverti “nature” Piero San Giorgio, cherche à profiter monétairement de la vague survivaliste (“preppers”) qui s'empare actuellement des États-Unis et du reste du monde... Déjà que le placement de produits est intense sur le site (presque chaque nouvelle rapportée ou vidéo relayée est accompagnée d'une ou plusieurs offres de produits de la maison, sans compter les mortaises “E&R” sur les vidéos publiées), désormais les quatres plateformes sont présentés 2 fois sur la page d'accueil d'E&R : une fois à l'horizontale sous la présentation du haut et une seconde fois (plus récente) sur la bande verticale de la droite. Et en plus des vidéos mensuelles d'actualité, nous avons droit maintenant à un autre genre de vidéo mensuelle, dédiée quant à elle exclusivement à la présentation des produits E&R.

Tout ce côté business du Soral nouveau ne peut manquer de rappeler l'ouvrage de Joseph Heath et Andrew Potter, Révolte consommée. En quatrième de couverture (éditions du Trécarré, Montréal -en France éditions Naïve- 2005), on y lit :

“Dans Révolte consommée, Joseph Heath et Andrew Potter affirment que, depuis la fin des années 1960, la “contre-culture” aurait remplacé le socialisme comme fondement de la pensée politique radicale. Les mouvements contre-culturels, loin d'être un facteur de subversion sociale, auraient depuis longtemps été récupérés par le capitalisme.

Dans cette perspective, ils défendent l'idée que les “solutions” avancées par des gens qui, comme Michael Moore et Naomi Klein, prétendent s'opposer au système, ont plutôt tendance à le renforcer.

Dans un savant mélange de fines observations sociologiques, de philosophie et de culture populaire, Heath et Potter s'interrogent sur les mécanismes régissant le développement de la contre-culture, sur la notion de consommateur-rebelle, sur la justice sociale et sur les actions à entreprendre pour transformer les consommateurs en citoyens”.

Voilà ce qui correspond très bien à Soral, qui a justement appelé sa première plateforme “Kontre-Kulture”, avec comme vocation sociale : “insoumission et produits subversifs en tous genres”. Soral se croit “dissident contre l'Empire” (au point de se comparer au résistant français Jean Moulin) mais finalement, il ne fait que participer au renouvellement du capitalisme par la toute-dernière mode “dissidente-conspirationniste-survivaliste” actuelle (mode qui est basée sur des préoccupations bien légitimes mais qui reste tout de même une mode commerciale). Pas mal pour un ancien... spécialiste de la mode expliquée aux parents.

Puis est arrivé le moment où j'ai trouvé Soral véritablement pathétique, pour ne pas dire dangereux. Pour la première fois, le type m'a fait vraiment peur. C'est à la première partie de son entretien mensuel d'octobre 2011 (de la 21ième minute à la 25ième), où il se plaint des menaces qu'il reçoit de la part des “antifas bretons”. Il cite un exemple de menace de mort qu'il reçoit et annonce qu'avec les informaticiens d'E&R, il a identifié l'auteur et il le montre à l'écran : un certain Clément Moulin de Saint-Cast le Guildo (à 23:10). J'accorde à Soral qu'il est fort désagréable de recevoir des menaces de mort. Cependant, je me demande à quoi d'autre il s'attendait puisqu'il affirme s'attaquer au “système”. Plutôt que de réagir à des courriels qui démontrent l'imbécilité de leurs auteurs (“préviens-moi quand t'aura les couilles de revenir en Bretagne, que je m'organise”, y a-t-il plus éloquent ?), il devrait s'estimer heureux de n'avoir que ça alors qu'il s'attaque “au coeur de la véritable bête immonde”. Mais non seulement il réagit exagérément à une broutille, il se défile (“Moi, je n'ai pas le temps de me rendre en Bretagne me battre au couteau avec ce crétin”) puis à trois reprises, Soral invite des volontaires à aller régler le compte du jeune Moulin ! Autrement dit, à aller se battre au couteau en son nom en Bretagne parce que lui, il n'a pas le temps ! Sur ce coup, Soral a bien plus fait figure de gourou de secte que de fin sociologue. Surtout qu'après, il enchaîne avec un autre cas de menaces qu'il a vécu pour finir en concluant que c'était un jeune couillon de 18 ans, 16ième arrondissement parisien habitant chez sa mère, qui s'est mis à pleurer lorsque confronté. Soral reconnaît lui-même immédiatement après Clément Moulin que ceux qui lui envoient ces menaces sont des crétins infantiles cachés derrière des pseudonymes.

Mon image de Soral était déjà ternie lorsque j'ai lu la lettre ouverte que lui avait envoyé le journaliste belge Olivier Mukuna en juin 2011. Il me semblait alors que Mukuna exagérait un peu mais maintenant, à sa relecture et avec ce que je sais du personnage, il est clair que le journaliste a vu juste. J'ai lu le récit de la petite rencontre entre Soral et Mukuna au Théâtre de la Main d'Or, chapeauté par Dieudonné, où Soral a éclaté en sanglots devant tout le monde (Mukuna, Dieudonné et son garde du corps). Bien sûr, je ne suis pas dans le secret des Dieux mais je pense savoir quand et pourquoi Soral s'est effondré en larmes. Dans sa lettre, Mukuna parle d'une “lancinante rumeur hautement crédible” qui veut que Soral ait dit, devant témoins, que “l'aspect subversif de Dieudonné, c'est son côté blanc”. Je soupçonne que devant Mukuna, Dieudonné a demandé à Soral s'il avait réellement dit ça. Et là, voyant qu'il était coincé et qu'il pouvait tout perdre (car Soral sait que le “grand chef de la dissidence” en France, c'est Dieudonné, et qu'il ne peut pas se permettre de se brouiller avec lui), là il a pleuré comme un bébé. C'est probablement pourquoi Soral ne mentionne plus jamais Mukuna sur son site ou dans ses vidéos, lui qui d'habitude est terriblement rancunier (il suffit de constater qu'il n'en manque jamais une pour s'en reprendre à Marc George, Jean Robin, Emmanuel Todd, Michel Collon, etc, sans compter certains règlements de comptes appelés “le con du mois”).

Le crépuscule d'une idole, voilà ma petite expérience avec Soral. L'entrée et la sortie d'une secte, en beaucoup plus “soft”. Maintenant, j'ai mieux saisi le personnage et je suis désormais très critique. Je suis d'accord sur un certain nombre de points avec les sites anti-Soral comme Dans la peau d'Alain Soral. Je constate que Soral s'est également brouillé avec Paul-Éric Blanrue et que ce dernier a retiré de son site Le clan des Vénitiens le lien menant à E&R. Il y a aussi cette entrevue-radio où Soral se fait demander s'il a des origines juives et celui-ci, sans nier, reste étrangement vague. C'est que s'il appartient vraiment à la “communauté qu'on n'a pas le droit de nommer”, ça changerait toute la donne pour lui, son organisation et sa business. Ça pourrait même expliquer pourquoi Jacques Attali, le Juif sioniste-mondialiste à tout crin, s'est laissé photographié avec lui, ce qu'il n'aurait sûrement pas accepté avec un vrai sulfureux comme Dieudonné ou Robert Faurisson.

Il y a aussi cette rumeur persistante qui veut que Soral soit particulièrement infidèle à sa femme, et ce avec des gamines début vingtaine. Il avait déjà dit qu'il a écrit Sociologie du dragueur pour signifier qu'il se case, terminé la drague pour lui après ses “700 conquêtes”, définitivement grillé après la parution de son livre (selon ses dires). Lui qui se réclame des “valeurs traditionnelles de l'héritage catholique français”, il se retrouverait complètement invalidé si ces rumeurs d'infidélité devait s'avérer fondés (et selon moi, il y a de fortes chances qu'elles le soit).

Il existe également une grande tension entre Soral et le site militant de partage d'information The Savoisien. Je ne peux pas dire que j'approuve les orientations idéologiques de The Savoisien (anti-Islam, anti-Judaïsme, anti-communiste, “naziolâtre” et férocement suprématiste blanc) mais son travail de partage d'informations (livres introuvables et/ou maudits qu'il partage gratuitement sous forme de PDF) est considérable et force le respect (sans compter les vidéos aux beaux jours de Megaupload). Or, un bon nombre des ouvrages ré-édités par Kontre-Kulture sont disponibles sans frais sur les hébergeurs du Savoisien (histoireebook.com, balderexlibris.com et aryanalibris.com) et ce dernier n'a pas manqué de réaliser que Soral tente de faire une partie de son beurre sur leur dos. C'est pourquoi à chaque parution de la vidéo publicitaire mensuelle d'E&R, The Savoisien réplique en publiant sur son blog les liens de téléchargement des ouvrages présentés par Soral.

Maintenant que je suis davantage critique par rapport à Soral, je suis perplexe sur certains évènements qui sont arrivés au monsieur. Je me rappelle avoir vu la vidéo de l'agression contre Soral par les crétins kahanistes de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d'une séance de dédicaces dans une librairie indépendante. Aujourd'hui, je me demande sérieusement comment les lascars de la LDJ ont-ils pu manquer leur coup à ce point. Surtout qu'aux dires de Soral, ils étaient trente-cinq. Si j'avais été le planificateur de cette attaque, je ne l'aurais pas manqué. J'aurais d'abord fait cerner le bâtiment en envoyant quelques uns de mes hommes à la sortie arrière, question de pouvoir l'attraper s'il tente de s'échapper par-là. Une précaution de base. Ensuite, je ne serais pas entré en fracassant les vitrines, annonçant par ce fait-même mon intention belliqueuse et lui donnant une chance inespérée de fuir. Je serais entré calmement avec mes hommes, me faisant passer pour des fans désireux d'une dédicace et avec mes armes bien cachées sur moi (et autre chose que des manches de pioche sans tête). Puis une fois assez proche de lui... BAM !

L'attaque de la LDJ fut si bâclée que je demande réellement si le but était de s'en prendre à Soral. C'est à croire qu'il s'agit d'une mise-en-scène pour que celui-ci puisse recevoir son badge “reconnu persécuté par les Juifs”. Sur le site Dans la peau d'Alain Soral, on rapporte qu'il y a des rumeurs qui affirment que Soral savait que la LDJ pointerais son nez ce soir-là et d'autres qui disent que le local des kahanistes était juste à côté de la librairie. Je ne sais trop quoi en penser mais je reste perplexe : soit la LDJ sont une bande de faux-durs incapables d'une action efficace ou tout cela est une blague, un show, avec ou sans la complicité du concerné.

Je ne suis pas Français et ce n'est que depuis récemment que je commence à comprendre un peu le paysage politique de ce pays. J'avais toujours entendu parler du Front National de Jean-Marie Le Pen comme étant “l'extrême-droite non repentie de Vichy” mais je ne connaissais pas réellement ce parti et lors de ma fréquentation assidue d'E&R, je ne consultais pas les articles sur le sujet. Pour ce qui est du passage de Soral du Parti Communiste au Front National, je me disais “seul les fous ne changent pas d'idée”, “on change en vieillissant” et de toute façon, je n'ai jamais réellement adhéré à ces histoires politiques trop binaires de la “gauche” et de la “droite”. Mais depuis, j'ai écouté la conférence d'Anne Kling Le Front National... tout ça pour ça !” au Libre TeamSpeak et je commence à comprendre pourquoi Soral s'y est joint et je saisi mieux quelle est l'idée de base d'E&R.

Le Front National, ce n'est pas le parti de la défense de la patrie française contre la “droite affairiste” et la “gauche internationaliste”, c'est d'abord et avant tout la business familiale de la famille Le Pen. Et si en 40 ans d'existence, le FN est aussi peu solide et implanté (voir la difficulté d'obtenir les 500 signatures de mairies sur plusieurs milliers d'agglomérations pour les présidentielles 2012), c'est que le clan Le Pen préfèrent être les maîtres incontestés de la toute petite formation politique que d'être seconds dans une formation plus importante. De toute façon, cette famille est très fortunée suite à un gros héritage en 1976 et elle n'a pas besoin d'une rentabilité du parti pour vivre. Le Front National est davantage le jouet des bourgeois Le Pen pour se désennuyer et s'imaginer utiles à la société qu'une prise de conscience patriotique de la vieille fibre française (sans compter que le “jouet” procure aux Le Pen la visibilité médiatique, drogue très addictive s'il en est une).

Lorsque Soral a rencontré Jean-Marie Le Pen et qu'il a rejoint le FN, il croyait qu'il était assez proche du clan Le Pen pour profiter lui-aussi du bibelot familial. Il s'attendait à un traitement préférentiel pour les campagnes électorales et/ou une position confortable dans l'appareil du parti. Mais voilà, il n'était pas aussi intime qu'il le pensait avec les Le Pen (qui eux-mêmes voulaient tout le prestige du parti sans tolérer qu'un outsider leur fasse un peu d'ombre) et d'une façon ou d'une autre, la famille l'a remis à sa place. Touché dans son ego démesuré, Soral claque la porte du parti avec son texte “Marine m'as tuer”pour n'investir que sa propre association, E&R.

Ce qui m'amène à remarquer quelques analogies entre le FN et E&R. Tout comme les Le Pen veulent être les maîtres incontestés de la formation politique, qu'ils considèrent comme leur possession personnelle, Soral veut être le maître incontesté d'E&R qu'il considère comme sa possession personnelle. Ainsi, tout comme Jean-Marie Le Pen a violemment foutu à la porte Bruno Maigret parce que celui-ci lui faisait de l'ombre dans l'appareil du parti, Soral a fait de même avec Marc George, ce dernier ayant passé 3 ans à construire l'appareil interne de l'association et devait donc finir par y avoir plus d'influence que Soral lui-même. Et depuis, Soral s'acharne sur Marc George avec toute une série d'attaques ad hominem de très bas niveau, offensives qui lui permettent d'occulter le fait que maintenant, Soral profite complètement du temps et des efforts investis par M.George.

Maintenant il est facile à comprendre qu'E&R est un microcosme basé sur le macrocosme FN. Et Soral préfère être le grand gourou dans “son” association plutôt que d'être second dans une structure plus large. Mais comme il n'a pas la fortune personnelle des Le Pen, Soral est obligé de commercialiser le plus rapidement possible E&R s'il veut la maintenir en vie (tout en lui assurant un rythme de vie qui, s'il n'est pas mirobolant, est quand même plus facile à vivre que la moyenne des Français). Ce qui en revient à dire que malgré ses prétentions à la “dissidence”, E&R est une voie de détournement et de stérilisation de toute essence réellement subversive par le système, exactement comme l'explique Francis Cousin à propos du Front National. Soral veut pouvoir profiter de la vie du capitaliste bourgeois sur le dos de ses sympathisants et utilise des mots comme “subversion” ou “dissidence” pour son marketing/branding. Ce qui rejoint le propos du Révolte consommée de Heath et Potter, qui ont écrit de façon presque prémonitoire la trajectoire qu'allait suivre Soral.

Ces constatations sur le lien de “parenté” entre le FN et E&R m'amène a me rappeler l'une des accusations que l'on entend le plus souvent à propos de Soral et “son” association, à savoir tenter d'amener les Musulmans de France à voter pour le FN malgré le sionisme engagée et le discours anti-Islam de sa présidente Marine Le Pen. Les premières fois que j'ai lu entendu cette accusation, je n'y portais pas trop d'importance. Je faisais confiance à Soral quand il disait que le FN “marinien” est le moins sioniste des grands partis politiques français. Mais maintenant je comprends que cette accusation est plus fondée que je ne croyais. Je me rappelle Soral affirmant “Je n'encourage pas les Musulmans à voter pour Marine Le Pen compte-tenu de ce qu'elle dit en ce moment sur l'Islam” (citation pas tout-à-fait exacte mais allant dans le même sens) et l'excusant par le fait qu'elle devait tenir ce discours si elle voulait être invitée dans les médias. Sauf que je saisi maintenant que le discours de Marine sur l'Islam a toujours été le même, ce n'était pas une entorse pour pouvoir profiter d'une visibilité médiatique. Soral affirme “ce qu'elle dit EN CE MOMENT”, comme si c'était passager mais c'était un mensonge de sa part et il le savait très bien.

D'ailleurs, sur cette question du support que Soral apporte à Marine, Marc George affirme à Claude Covassi de Mécanopolis (et relayé par Propagandes.info) que Soral, malgré que “Marine l'aie tuer”, “soutient implicitement Marine Le Pen, même s’il le fait avec le machiavélisme qui le caractérise”. George dit que Soral est bien conscient que Marine a pour fonction “d’importer en France le choc des civilisations, qu’elle n’incarne en rien la cause qu’elle est censée défendre, et qu’elle travaille donc pour cet empire que nous serions censés comprendre à travers son récent opuscule”. Il est vrai qu'après son départ sur coup de tête, Soral a tenté de s'amender auprès d'elle, il a même dit qu'il a été “un peu con”. En fait, je pense que malgré son départ fracassant sous l'impulsion du moment, Soral n'a jamais renoncé à son rêve d'être un intime du clan Le Pen et pouvoir profiter lui-aussi de la machine FN. C'est pourquoi il a tenté de faire amende honorable en amenant les Musulmans à voter pour le FN aux présidentielles 2012. Dans cette optique, E&R devient alors le cadeau que Soral voudrait offrir pour pouvoir revenir en grâce et faire partie des proches de la “dynastie Le Pen”.

Bien que ce texte arrive bientôt à sa fin, il y en aurait encore long à dire sur le personnage-Soral, entre autre sur sa prétention d'avoir étudié et maîtrisé de façon auto-didacte la sociologie, la philosophie, la politique, la géopolitique, l'histoire des religions et l'art cinématographique, sans oublier son titre d'entraîneur de boxe anglaise. Il y en aurait long à dire également sur son obsession de la Franc-Maçonnerie, dont je soupçonne que la haine que lui porte Soral découle davantage d'une rancune d'y avoir été refusé à l'époque de son journalisme/mode/télévision qu'à une réelle dénonciation d'un “clergé occulte de la république” (surtout qu'à part la question des lois votés qui seraient d'abord des “planches” en loge, le seul réel reproche de Soral envers la F-M -toute obédience confondue-, c'est d'être grotesque dans son apparat). Sans compter que l'antimaçonnisme de Soral lui permet de se joindre les catholiques traditionnalistes (comme les Lefébvristes) dans son marketing de la “dissidence”.

Aussi, il y en aurait encore à dire sur la dernière prétention de Soral à vouloir “faire dans l'urgence” à cause de l'imminence de la troisième guerre mondiale. Le risque que celle-ci se produise est bien réel mais le gourou d'E&R veut surtout le récupérer pour entretenir sa boutique tout en se faisant passer pour un visionnaire. C'est justement dans cette optique que le dernier livre paru de Soral s'intitule “Chroniques d'avant-guerre”, alors qu'il ne s'agit en fait que d'une compilation de vieux articles parus dans la défunte revue Flash, articles qui n'ont que très peu à voir avec les réelles menaces géopolitiques actuelles. Il est bien connu qu'une des techniques utilisés dans les sectes pour mieux manipuler les adhérents est le climat apocalyptique sciemment entretenu et Soral compte l'utiliser pour mieux profiter de sa “vache-à-lait”. C'est là qu'on comprend pourquoi E&R relaie le sheikh sunnite Imran Hossein; ce dernier entretient également un climat apocalyptique par la menace d'une grande guerre mondiale “entre Gog et Magog” et dans le même élan, permet à Soral de présenter un gage d'être “hallal”auprès de ses auditeurs musulmans (sans compter la vente par Kontre-Kulture du livre Jérusalem dans le Coran écrit par le sheikh, encore un PDF gratuit sur l'internet que tente de commercialiser Soral).

Si je donne suite à ce texte (ce qui est fort possible), j'aurai à parler également de l'attitude incroyablement agressive, inculte, infantile et idolâtre de la meute derrière Soral, les “soraliens”. Parmi les trolls qui errent sur l'internet, ils sont du même acabit que les militants sionistes qui polluent les forums de discussion sur la géopolitique mondiale. J'ai eu personnellement quelques affrontements épiques avec eux, surtout avec ceux qui se targuent de s'y connaître en religion, en ésotérisme, en “satanisme” et en traditionnalisme (Guénon, Evola, etc). Et j'aborderai aussi la question du “lieutenant” de Soral, Salim Laïbi dit “Le libre penseur” (ce qu'il n'est pas, évidemment) et le clône du gourou d'E&R, Johan Livernette, l'obsédé de William Guy Carr que je surnomme “le Soral du pauvre” (jusqu'où va-t-il descendre dans la bêtise ambiante ?). Je ne m'attaquerai pas à ce sujet maintenant mais je peux le dire d'emblée : Si Laïbi et Livernette représentent la “dissidence à l'Empire”, alors ce dernier a de beaux jours devant lui. Et s'ils deviennent dirigeants dans “l'après-Empire”, alors on regrettera ce dernier et on s'en souviendra comme étant “le bon vieux temps”.

En guise de conclusion à ce texte, je répondrai à ceux qui pourraient me dire “Oui, c'est vrai, Soral est plein de défauts, c'est un enfumeur mais j'ai appris tellement grâce à lui” que non, ils n'ont rien appris “grâce à Soral”. Si ces gens ont appris quelque chose de réel par l'intermédiaire des discours de Soral ou E&R, c'est parce qu'ils ont fait un effort de recherche pour trouver ces informations. Et justement, parce qu'ils ont fait cet effort plutôt que d'accepter béatement ce que dicte les mass-médias, ils ont obtenu ces informations. S'ils ne les avaient pas découvertes par Soral et E&R, ils les auraient découvertes autrement et avec d'autres informations pertinentes. C'est sur ce point que je termine ce “coup de gueule” contre quelqu'un qui a un grand potentiel mais qui, au final, m'a profondément déçu. Sa soeur l'a parfaitement résumé quand elle dit qu'Alain a l'art de dire intelligemment des choses très connes.

Charles Tremblay