mardi 26 mars 2013

Le sadisme soralien, Annie Lacroix-Riz et Adolf Hitler

Après le passage des loas du Vaudou avec 3 articles d'affilée, l'administrateur/modérateur de la Jérusalem des Terres Froides revient à sa guerre contre le soralisme. Comme à l'habitude quand il s'agit de ce sujet, cet article est rédigé à la première personne du singulier.

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Elle est bien bonne celle-là. Non seulement je me sentais bien d'avoir changé de thématique pour ce blog, je m'étais bien juré de ne pas faire de critique de vidéos, et me voilà à écrire une critique sur la vidéo mensuelle d'Alain Soral de février 2013. Je n'avais pas envie d'en revenir si vite avec le « grand sheikh chauve » mais il me force la main car il touche à des sujets que j'avais moi-même l'intention d'aborder tôt ou tard. Alors, c'est parti pour une nouvelle tournée de Soral-bashing.

D'abord, je constate qu'avec son allure, en peignoir et avec cette voix qui cache un malaise certain, que «AS» semble aller en déclinant. Dans la biographie par Stéphane Million que j'ai repris ici, il est fait état d'un épisode de dépression et c'est peut-être ce à quoi nous assistons de nouveau actuellement.

Bien sûr, le peignoir, c'est pour le spectacle; pour laisser « inconsciemment » savoir à l'auditoire que le « virtuose du logos » est malade et qu'il doit se reposer. Surtout s'il a à justifier ce nouveau manquement à son rendez-vous mensuel. Mais malgré le calcul évident de la bande soralienne, le gourou montre tout de même de sérieux signes de fatigue et c'est peut-être la fin du parcours pour lui.

Ceci dit, il y a encore suffisamment d'énergie vitale chez l'homme pour faire de nouvelles attaques bêtes et gratuites autour de lui. Aujourd'hui, c'est son propre auditoire et Annie Lacroix-Riz. Avant d'aborder les attaques stupides qu'il a fait à l'historienne pour faire plaisir à la frange "national-socialiste" de son fan-club, remarquons que Soral, en parfait ingrat, s'en prend à son public qui voulait de lui une vidéo mensuelle "conventionnelle" et non sa publicité kontre-kulturelle. Ses vidéos mensuelles "conventionnelles" sont l'épine dorsale de toute son organisation (y compris ses PME) et monsieur est fâché parce que son auditoire répond : "présent". Il préfèrerait quoi, qu'il n'y ait aucune demande pour ses vidéos ? Je commence à croire qu'il y a une sorte de plaisir sadomasochiste entre le gourou Soral et son public : il les insulte et ils aiment ça, ils se réjouissent à toute nouvelle activité de Soral et ils l'appellent même "le patron" (voyez comment ce surnom revient souvent dans les commentaires d'E&R). Dans cette idée d'un "sadomasochisme soralien" s'inscrit également la remarque que j'ai fait à propos de "l'humour mortifère soralien", des "ferme-là physiquement à jamais" et des "Ils sont malades ? Qu'ils crèvent !", ainsi que le propos de l'orateur à la onzième minute dans cette vidéo de UWFRANCE sur Dailymotion (reprise par SoraloFolaso sur Youtube), où il est dit directement que Soral fonctionne sur le sadisme.

L'excuse de "Poupeto-c'est-moi" pour justifier sa publicité kontre-kulturelle plutôt qu'une vidéo "conventionnelle" est d'un ridicule consommé. Reprocher à son auditoire de vouloir faire dans la facilité du "spectacle" alors que tout chez Soral revient à une forme ou une autre de spectacle ou de publicité (y compris les infos relayées sur E&R), c'est fort. Le pire, c'est qu'il n'y a personne parmi les soraliens qui ait réagit à se faire lancer ça en pleine face. D'ailleurs, pour faire du "spectacle" dans sa promo kontre-kulturelle (qui reste plus longue que ses premiers entretiens vidéo mensuels), le "survivaliste marchand de pinard" n'a pas pu s'empêcher de faire dans son sadisme habituel et de se trouver un "con du mois" comme dans ses vidéos régulières. Son choix cette fois est un repli stratégique sur l'une des bases militantes d'E&R. Annie Lacroix-Riz est une proie facile pour le "mystique authentique"; il sait qu'elle ne daignera même pas lui répondre et que cela plaira à cette frange des soraliens qui sont proches de l'idéologie de The Savoisien, autrement dit, les sympathisants nationaux-socialistes (pour ne pas dire "la bande de nazis") qui fréquentent la maison. Annie Lacroix-Riz a osé toucher à un de leurs dogmes, "l'holodomor ukrainien", chère à ce groupe comme la Shoah peut l'être aux sionistes.

Autre indication de ce repli stratégique du "virtuose du logos" sur sa base "nationale-socialiste", l'arrivée d'Hervé Ryssen parmi les titres offert par la Kontre-Kulture. On sait que les deux lascars sont à couteaux tirés l'un contre l'autre, qu'on peut lire sur le net les critiques que Ryssen a fait à "l'homme de la pensée compliquée" et que ce dernier a qualifié l'autre de "petit épicier de l'antisémitisme". Mais pour se rapprocher de sa composante "nationale-socialiste" des adhérents d'E&R, Soral offre maintenant un titre de Ryssen dans sa PME plutôt que de lui tenir une attitude revancharde comme il le fait habituellement avec Michel Collon, Marc-Édouard Nabe et tous les autres. Un premier titre de Ryssen sur K-K, c'est la porte ouverte pour qu'il y ait d'autres titres bientôt offerts.

Soral ouvre les hostilités contre Lacroix-Riz en la qualifiant de "stalinienne". C'est assez marrant de la part de quelqu'un qui, juste à côté de son divan rouge, a la photo de profil du jeune Staline. Lui qui, il n'y a pas si longtemps, affirmait que l'homme d'État georgien avait "désenjuivé" l'URSS avec les "purges" des années 1936-1938 et qui refusait d'être un anti-Staline à tout crin comme le sont ceux qui tournent autour de The Savoisien. Lui qui est si prompt à qualifier ses opposants de "trotskystes". Lui qui a écrit un "petit éloge dialectique de Joseph Staline" dans son Abécédaire de la bêtise ambiante (Folio, p.260-261)...

Au fil de la vidéo, Soral nous parle de sa réédition de Francis Delaisi mais c'est presque une simple excuse pour pouvoir s'en prendre à répétition contre l'historienne. Il pourra toujours continuer ainsi pendant des heures, des jours, des mois que cela n'y changera rien : tout comme je l'avais dit pour Michel Collon, les livres d'Annie Lacroix-Riz seront davantage lu dans cinquante ans que ceux du "sociologue de la drague". Il est vrai que la madame n'est pas parfaite et elle n'a pas relevé le défi de Robert Faurisson à venir le contredire en débat courtois et loyal, mais il reste qu'en tant qu'historienne, elle a consulté, relevé et classifié des tas de documents historiques qui seront maintenant utilisables pour les prochaines générations de chercheurs qui lui succèderont. C'est un processus que l'amie de Soral, Marion Sigaut, connaît bien, c'est le travail de l'historien et il n'y a rien de tel dans "l'oeuvre" soralienne. Sans compter que la thèse générale de Lacroix-Riz, à savoir le choix d'une défaite pour expliquer ce qui a pu se passer en France au printemps 1940, tient bien la route, malgré tout ce qu'on peut dire sur le mythe de "l'holodomor".

On sait que les actualités relayés par E&R sont toujours sélectionnés et présentés pour mettre de l'avant l'idéologie du gourou. Et sporadiquement, E&R lance une "info" dans le seul but d'exciter telle ou telle frange de sa mouvance. Une fois, c'est sur le Vaudou pour faire rager les Chrétiens et Musulmans "chasseurs de sataniques", une autre fois c'est pour la vieille clientèle des misogynes depuis Sociologie de la drague et Vers la féminisation avec Ravage politique de la conne amoureuse, une troisième fois c'est avec la foudre sur le toit du Vatican pour satisfaire la clientèle obsédée de symbolismes ésotériques/religieux. Pour les soraliens "savoisianistes", ils ont eu la possibilité de se défouler sur les pages de commémoration de la bataille de Stalingrad (ici, ici et ici) et maintenant ils ont une nouvelle "faveur" du maître avec sa charge sur "l'odieuse qui a osé remettre en doute la Vérité Révélée de l'holodomor". Remarquez que Soral ne mentionne pas du tout cette vieille propagande de "génocide ukrainien" dans sa vidéo de février 2013 mais quiconque est le moindrement renseigné sait bien que c'est là que se trouve la motivation profonde de l'attaque contre l'historienne. Soral a décidé se positionner "pro-holodomor" dans une de ses vidéos mensuelles précédentes afin de rejoindre une partie du public de The Savoisien. Je précise "se positionner" car Soral n'a pas de positions personnelles, seulement des positionnement stratégiques pour toujours augmenter son auditoire tout en assurant la solidité de sa base.

Je m'étais dit que je laisserais passer le temps avant de revenir sur le soralisme mais je comptais écrire prochainement sur l'histoire de ce soi-disant "génocide ukrainien par la faim", un chantage victimaire dans le même style que la Shoah-business mais qui est fanatiquement supporté par les "naziolâtres" qui forment la nébuleuse "savoisianiste" et qui sont une partie de l'auditoire soralien (même si, officiellement, c'est l'hostilité affichée entre The Savoisien et E&R). D'ailleurs, l'un d'entre eux n'a pas pu s'empêcher d'exprimer sa "foi soralienne-nazi" dans le forum de la vidéo mensuelle : "Julien", que je cite : « Étant moi-même national-socialiste (Gauche du Travail et Droite des Valeurs) » (Les caractères gras proviennent de l'original). Éloquent.

À l'échelle réduite du Québec, il en existe quelques uns par ici de ces sympathisants nationaux-socialistes résolument exterminationnistes pour l'Ukraine du début des années 30. Il y a l'un des animateurs de la web-radio Les fils de la liberté que je me rappelle avoir déjà entendu en fin d'émission une véritable profession de foi savoisianiste, avec l'incontournable référence au prophète des savoisianistes, à savoir Alexandre Soljenitsyne, dont l'Archipel du Goulag mais surtout le Deux siècles ensembles sont des véritables textes sacrés révélés pour la clique, idéalisés au même point que les Évangiles pour un Chrétien, les Védas pour un Hindou ou la Torah pour un Juif (j'exagère à peine). Il y a aussi Francis Déry, actif sur les forums de Vigile, où dans une controverse avec Gabriel Proulx, nous donne tous les passages obligés de l'idéologie savoisianiste : "L’Union Soviétique a massacré beaucoup plus de populations que les Nazis", "1917 révolution khazare", "le massacre des révoltés de Kronstadt", "Lazar Kaganovitch a mis sa soeur dans le lit de Staline", "l'holodomor", etc. Dans ce cas-ci, je trouve les propos de Déry si caractéristiques de cette "secte" et si bien résumés et condensés que j'ai pris la peine d'imprimer l'échange sur papier et je le conserve dans mes dossiers.

Ça fait déjà un bon moment que je me dis que je devrais écrire sur le sujet des savoisianistes et autres idéalistes du 3ième Reich mais sans y trouver la motivation suffisante. Cette fois cependant, avec la charge de l'héritier auto-proclamé de Clouscard contre madame Lacroix-Riz, c'est lui qui m'y invite. J'aurai à revenir sur toute cette affaire de Soral et ses amis les savoisianistes mais pour l'heure, je puis déjà vous donner une référence qui invalide sans appel l'idée d'un "génocide ukrainien par la faim", l'ouvrage Fraud, Famine and Fascism. The Ukrainian Genocide Myth du canadien Douglas Tottle (Progress Books, 1987). Pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, on peut retrouver une autre invalidation de "l'holocauste ukrainien" chez Ludo Martens au cinquième chapitre de son livre Un autre regard sur Staline (EPO 1994, p.109-127). Je devrai y revenir mais il faudra peut-être faire vite, car notre "boxeur dans la paix des opiacés" pourrait faire sa sortie de route plus rapidement qu'on ne le pense...

Charles Tremblay

NB : Je sais que Ludo Martens était un communiste belge mais il n'empêche que son point-de-vue sur l'Ukraine du début des années 30 est plus juste que celui des savoisianistes qui ne font que répéter les propagandes de l'homme du MI-5 dans les cercles historiques universitaires, Robert Conquest.

jeudi 21 mars 2013

La transmission du savoir dans le Vaudou

Cette page n'est pas de la Jérusalem des Terres Froides, elle vient des loas du Vaudou eux-même. Trois articles d'affilée, c'est clair qu'ils ont pris possession du blog. De l'importance de la transmission dans le Vaudou, cet article d'AlterPresse, directement de Port-au-Prince le 19 mars 2013.

---Haiti : L’importance des savoirs locaux---


Des formes traditionnelles de connaissances ont une grande importance dans la compréhension des pratiques et des phénomènes socioculturels à travers Haiti, estiment des spécialistes en mémoire et patrimoine qui participent à la quinzaine de la francophonie sous le thème « Le créole dans la francophonie ».

Lors d’une conférence le 18 mars, des intervenants ont mis l’accent sur le rôle de la transmission orale du savoir faire religieux dans le vodou haïtien, des traditions orales en rapport à l’identité haïtienne et des scénographies des rituels funéraires en milieu rural haïtien.

Le docteur en ethnologie et patrimoine, Samuel Régulus, a énuméré les divers mécanismes ou procédés dans la transmission de la prêtrise du vodou comme l’apprentissage par observation, les rêves et l’initiation.

Dans l’apprentissage par observation, l’apprenant intériorise par observation la réalisation des rituels vodouesques des membres de son entourage et devient apte à les imiter ou les reproduire, explique t-il.

Les rêves aussi jouent un rôle de transmission des techniques appropriées permettant de maitriser les pratiques du vodou, affirme t-il, reconnaissant à cette transmission onirique une valeur d’apprentissage.

Pour sa part, Kenrick Demesvar, détenteur d’une maitrise en histoire et professeur à l’université, a souligné le poids de l’oralité dans la culture haïtienne.

« Haïti est un pays à culture orale », fait-il valoir en précisant que le créole est le vecteur de la transmission de cette culture orale « riche ».

Il déplore le peu de recherches consacrées à l’étude des traditions orales dans le pays.

Il existe une mine de richesses incontournables dans les traditions orales, les unes plus authentiques que les autres, valorise t-il.

« Il y a des vérités historiques qui sont enfouies et cachées dans la mémoire collective et qui se révèlent uniquement à travers les traditions orales », avance t-il, avec comme référence le célèbre anthropologue et historien haïtien, Michel-Rolph Trouillot (1949-2012).

L’étude de la tradition orale permet de combler les lacunes et d’élucider les questions fondamentales sur lesquelles les sources écrites et les archives ne fournissent pas une appréhension complète et objective, indique le professeur.

Il appelle les chercheurs et les universitaires à se pencher sur l’étude de la tradition orale.

Les thèmes relatifs à la mort, les rituels funéraires et le travail de deuil ont été au cœur de l’intervention de Kesler Bienaimé qui a un master en histoire, mémoire et patrimoine.

Les rites revêtent une importance capitale dans la survie des liens sociaux entant que fondements de la société et dans la prise en charge de la mort dans sa dimension individuelle et collective, explique t-il.

Les rituels jouent un grand rôle dans la gestion du deuil, ajoute t-il.

« Ces comportements funéraires doivent inviter à une mise à jour du contexte socioculturel et religieux qui a façonné la représentation que l’haïtien d’aujourd’hui fait de la mort », encourage l’historien.

lundi 18 mars 2013

Le Vaudou comme un fusil

Bonjour. La Jérusalem des Terres Froides poursuit sa vocation inattendue de défense du Vaudou. Nous avons ici un article en anglais à propos de la communauté haïtienne vaudouïsante de Brooklyn, et encore une fois, il s'agit de défendre l'honneur de cette religion qui a si souvent été dénigrée par les médias mondialistes avec ses histoires de « poupée-vaudou » (à juste titre, le spécialiste Patrick Bellegarde-Smith rappelle que la dagyde est plus proche des pratiques magiques allemandes et anglaises qu'africaines). Il a été écrit par Sylvia A. Harvey pour Narratively le 6 mars 2013 et est repris par Salon le 9 mars 2013 (La JTF reprend ici le titre de Salon). Les photos sont une exclusivité de Shannon Taggart et elles proviennent de Narratively.

« Vodou like a gun » (and that's how you spell hit)
 
In a Brooklyn basement, practitioners of the Haitian religion summon ancient spirits, and defend their faith

I walk down the narrow basement stairs with ease, but before I can cross the entryway into the warm candlelit temple, the oungan, a male priest in the Haitian Vodou tradition, hands me a ceramic jar filled with water. Pointing to the entryway floor, he motions towards three spaces and asks me to drop water for Papa Legba, the Vodou spirit who grants or denies human access to communicate with any of the Vodou spirits, or lwas.

I pour the water. My salute to the gatekeeper had been approved. I enter.

“If the spirits aren’t happy they’ll tell me,” he says, smiling slightly. “They’ll tell me what kind of energy you have.

“A lot of people come in just to see what Vodou is about,” he cautions. “The spirits can tell your intentions.”

When I reach for my camera, he objects. “Spirits don’t like pictures. As a priest you don’t do anything the spirits won’t be happy with.”

Vodou is no spectacle. That’s the primary message I received as an inquiring writer journeying into New York’s tightly-knit, yet surprisingly diverse Vodou community. The voyage began in Fort Greene, Brooklyn, at the South Oxford Space arts center, for Verite Sou Tanbou: The Truth about Haitian Vodou. It was the first installment of a three-part series of educational workshops about Vodou. That day, Oungan Dieudonné Jean-Jacques spoke calmly in his native tongue, which was translated for the racially and linguistically diverse attendees who packed the room to capacity. In the crowded hallway, between the moments of silence, attendees whispered amongst each other in Creole, French and English—even a scattering of Spanish.

A Vodou ceremony in Brooklyn

Benin (formerly Dahomey), a slender sliver of a country in West Africa, is widely considered the cradle of Vodou, which came to Haiti (then called Saint-Domingue) in the eighteenth century. Vodouists believe there is one distant God, Bondyè, who is the creator of all things––but they serve a long list of lwas through prayer and by presenting offerings, creating devotional objects and altars, and participating in ceremonies brought to life through traditional song, dance, spirit possession and animal sacrifice. Lwas are said to speak with, guide, and offer protection to the faithful on their journey through life.

While the Vodou community is constantly expanding to people of various ethnic, social and economic backgrounds, it remains a misunderstood spiritual world and a stigmatized religion. Many Vodouists find themselves constantly trying to set the record straight about a culture they respect and love.

“If you consult any dictionary,” says Professor Patrick Bellegarde-Smith of the University of Wisconsin, Milwaukee, an oungan himself, “you shall see that the definitions of ‘voodoo’—it won’t use generally the Haitian spelling of Vodou—remain static over many decades.”

Professor Bellegarde-Smith says the widespread misrepresentation of Vodou came to the fore during the U.S. military occupation of Haiti, from 1915 to 1934, when, as he puts it, “Hollywood, as loyal Americans, come to the rescue of the U.S. state, and justified further that brutish occupation by creating the ‘voodoo’ we now know, and the zombie films that became a basic staple.”

Indeed, when I Googled, “what is voodoo?” the first hit describes not an ancient religion but a black religious cult characterized by sorcery and spirit possession. Even in Haiti itself, it wasn’t until 2003 that the country’s Catholic president, Jean-Bertrand Aristide, acknowledged Vodou as one of Haiti’s official religions.

Recently, three New York Vodouists each shared their unique story and deeply personal relationship to the religion: a passionate Haitian-born musician, a priestess and scholar who works to educate the masses about her religion, and a young Arab priest who was unexpectedly summoned by the spirits into the foreign land of Vodou.

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Music Moves the Spirit

Perched on an aged leather chair, Val Jeanty rests the back of one hand over her mouth while the other navigates the track pad on her laptop. Her mahogany eyes are alive and focused on the screen in front of her. As she adjusts the levels on her soundboard, the beat of drums and unidentifiable instruments pulsate throughout her Bedford-Stuyvesant nook. The rest of the world is clearly silenced for Jeanty, her focus on the music so intense it seems as if her studio has solid, soundproof walls that separate it from the rest of her spacious loft, only it doesn’t.

Val Jeanty plays one of her original tracks at her Bedford-Stuyvesant, Brooklyn home studio

“So how long have you been living here?” I venture.

Looking up, she breaks into a wide smile and laughter explodes, her cheek bones reaching for the sky. She’s back. She lowers the music.

Jeanty, thirty-eight, is tall and slender, casually clad in army fatigue pants and layered red and black cotton tees. Her amber-toned face is radiant and bare, tiny dark studs rest in her ears, and a black scarf hangs around her neck.

Vodou was a natural part of Jeanty’s family and culture growing up in Port-au-Prince, the capital of Haiti.

“You know they say, ‘Haitians are 85 percent Catholic, but 100 percent Vodouists,’” she relates, cracking a popular cultural joke. Indeed, many Haitians see no conflict in being both Catholic and Vodouists. Like other ethnic groups in the Americas, they have combined Christian beliefs with distinct traditional practices, and some believe that to be a good Vodouist, you have to be a good Christian.

Jeanty’s late grandmother was a mambo. Decrying what she considers “the fancy, mystical description,” a mambo, says Jeanty, is like a shaman—someone who acts as intermediary between the natural and spiritual worlds.

“It’s about being connected to nature,” Jeanty explains. Her grandmother communicated with the plants and could identify exactly which one was poisonous or which was meant for healing–which leaf cured a tummy ache and which could put you to sleep. Jeanty herself is a strong believer in animism, the concept that natural objects, phenomena, and the universe itself possess souls. “Everything is alive,” says Jeanty. “If I walk next to a tree I’m not going to spit on the tree, because I’m spitting on myself.”

For her, “[Vodou] is more of a way of life, less of a religion.” It’s about listening to the ancestors speak to you and accepting the information they bring.

“I was born in the pouch. In Vodou that kid is a special kid…they carry a heavy burden,” says Jeanty, noting that not all Haitian children are born into Vodou, but that those who are tend to stay the course.

Jeanty says the Vodou within her was made evident by childhood experiences of unconsciously, yet systematically, rising from bed in the middle of the night and marching across her family’s land to their property gates. From this, her family knew Papa Legba would be a special lwa for her. Described as a small old man dressed in rags who walks with a cane but is particularly powerful, Legba is the chief of crossroads and gates. Jeanty’s routine walk to her family’s gates seemed to be symbolic.

In Vodou, certain days of the week are dedicated to particular lwas, which each have distinct personalities and different roles. Some can be quite “feisty,” Jeanty says. “If you’re not connected to certain deities you should stay away,” she laughs.

Jeanty doesn’t believe one has to systematically serve all lwas; rather, you naturally navigate towards the ones you connect to. For her, two in particular are important. Jeanty serves Papa Legba on his day, which is Monday, by pouring water at the entryway of her loft. The cleansing element of water clears Jeanty’s home and spiritual passageway so whatever needs to happen in her life can, and will.

She also honors Erzulie Dantor on Tuesday by wearing the lwa’s favorite colors of red and black. Known as the Black Madonna for her motherly and protective quality, Erzulie Dantor represents the energy Jeanty naturally has within. Jeanty doesn’t have children but her face lights up when she speaks of her students at The Door, a local organization that serves disconnected youth, where she teaches drum classes, percussion and DJ skills.

Exchanges with the lwa should happen naturally, Jeanty insists. “I don’t think about Legba, I just give him water. You don’t do it because of Legba, you do it for you. I naturally reach for red and black on Tuesday. It’s synchronicity.”

Jeanty says her Afro-electronica music “is not for commercial use, it’s for the spirit”—and for exposing others to Haitian culture. “I always start with a primitive rhythmic pattern, which is definitely influenced by the Vodou culture.” From there, she improvises, channeling whatever expression she hears and mixing in high-tech digital instruments alongside the traditional Haitian drum.

 
A Vodou shrine in Jenty's home

Jeanty’s goal is to use her unique music and positive energy to subtly expose people to Vodou. She has performed at the Whitney Museum and the Museum of Modern Art, and internationally at music festivals in Austria and Switzerland. In May, she’ll perform in Poland at the Planete + Doc Film Festival, which will feature The United States of Hoodoo, a documentary in which she speaks about sound and frequency and how they connect the realms of spirituality.

While she is not an angry warrior—Jeanty emanates peace as much as the wooden Buddha that sits at the center of her shrine—she is passionate about addressing the misrepresentations of Vodou culture, and boils at the thought of it being used as a commodity. The Internet is a hotbed for Vodou commodification and, in many cases, fraud. She recoils at the fact that one can find a “love potion” or “money spell” online from an “authentic” Haitian mambo as long as you have $129.99 and a PayPal account.

“When you go to the priest to get a boyfriend or girlfriend, it becomes mundane, it becomes a circus,” she says, her signature laughter buckling into the air. “You get away from the real Vodou, and it becomes a Gucci T-shirt.”

Real Vodou, she says, is very subtle. “You don’t even have to talk too much. If it’s dramatic, it’s not real.”

The alleged association with evil hexes is what most bothers Jeanty and many other Vodouists.

“Dolls and pins are a creation of Hollywood, closer to German and English witchcraft than to African witchcraft,” says Professor Bellegarde-Smith. “Religions and witchcraft are not the same thing. The lwa are beyond good and evil, and since we have free will, one can ‘use’ them for both, realizing that there will be beneficent outcomes or hell to pay for what each one of us has done with her/his free will.”

“It’s the person that knows little tricks,” says Jeanty. “Don’t underestimate the power of the human mind. You can brew up a spell. The people that run the government, the banks — they’re sorcerers.”

The evil that exists within each of us is real, Jeanty confirms with no hesitation, the question is how individuals—vodouists or not—choose to address this energy.

“Vodou is like a gun,” she says, her tone serious. “You can pick it up and save your grandmother’s life or shoot yourself.” In Vodou, there is no good or bad, she insists. “It’s just energy.”

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Out of Africa

Dowoti Desir’s dark locks, spiraled on the ends, majestically drape beyond her shoulders. Her eyes lower as she looks at the brightly beaded ason she’d removed from her altar, a sacred rattle made from dried gourd that serves as an instrument of power for a Vodou priest. Initiates are “given the ason” to mark the end of their initiation and new title as oungan or mambo.

“Vodou is my foundation and the foundation of my motherland,” says Desir, fifty-two, a mambo asogwe, the highest female member of the priesthood. “We should all know who we are and celebrate our histories, knowledge and ourselves.”

Dowoti Desir stands in front of a makeshift Vodou shrine in her Harlem home

Desir, who was born in Port-au-Prince, says the mere fact that she had to be initiated into Vodou speaks volumes about the way history has affected Africans in the Americas, and why it’s pertinent to preserve a tie to their traditional roots.

With the soulful and commanding voice of a natural storyteller, Desir speaks about finding her met-tet—master of one’s head. The met-tet is said to be the most significant lwa to walk with a person on their journey through life. It’s generally the first lwa to possess an individual in ceremony, or the lwa that possesses that individual most often. The met-tet often has characteristics that are parallel to those of the individual.

Historically, one’s met-tet was passed on through one’s lineage, but the Transatlantic slave trade ruptured that process. “The kinship ties that are there normally, you don’t have them, you don’t know what they are,” says Desir, her almond shaped eyes tightening and her voice raw with emotion. “Even the process of getting initiated or knowing that one has to be initiated is part of it, it’s a traumatic experience itself.”

In 1791, a Vodou ceremony was the catalyst that mobilized enslaved Africans to rebel against their French colonial oppressors, sparking the Haitian Revolution, which ultimately led to the liberation of the Haitian people and the foundation of the world’s first independent black republic. Desir believes the spirit of Vodou she finds present within herself is a gift from both her African lineage and her Haitian heritage.

“Some things keep appearing in your dreams, and at some point you think you’re losing your mind,” says Desir. “But it’s because the thing that is literally in your blood, the memory, the DNA that carries all of this data – it needs to manifest.”

A Vodou headdress in Desir's home

As a mambo, Desir has some clients she works with spiritually, but doesn’t solicit work or organize ceremonies. Becoming a priestess was, in her belief, a prenatal arrangement. “It’s an arrangement we made with our ancestors,” she says. “We’re all born into the world with a mission, with a crown. Some of us have heavier crowns.”

A gold ring with a ruby gem sits above the serpent ring that wraps around Desir’s finger. The dual rings are tributes to her met-tet, Damballa Weddo—the powerful serpent sky god and father of all thelwa—his wife Ayida Weddo, the rainbow serpent, and Ogun, the warrior who always walks with Damballa.

Like Jeanty, Desir laments that Vodou has been stigmatized for far too long. “These are sacred spaces that people want to dismiss as being hocus pocus or magic—something that is not real,” she says. “Some of us have been fighting the vilification.”

It is this commitment to clarifying what Vodou is and is not that has made Desir both an advocate for the tradition and a vocal opponent of those who would muddle its image, particularly people who equate Vodou with devil worship.

As Professor Bellegarde-Smith notes, some Protestants in both Haiti and the United States have argued that the devastating 2010 earthquake was God’s wrath against Haitians for insisting on practicing their ancestral religion—most notoriously American televangelist Pat Robertson, who attributed the disaster to the Haitian people’s “pact with the devil.”

“There is a problem of straight up Afrophobia,” says Desir—a problem we must continue to work on, she adds.

Dowoti Desir shows her Vodou beads

Desir is founder and president of the DDPA Watch Group, an international human rights coalition working on democratic, cultural and educational activities related to the United Nations Durban Declaration & Program of Action (DDPA)—a 2009 “moral mandate” by the UN to “end the scourge of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance.” The mandate declared the Transatlantic slave trade a crime against humanity, and, in Desir’s view, “leaves the door open for African descendants to pursue legal recourse in the form of reparations.”

Desir’s organization pushes for public policies in support of this struggle, and advocates for financial reparations.

“This political work is what makes Vodou a relevant practice in the twenty-first century,” says Desir. “We seek balance, equilibrium, justice and healing. The objectives of social justice and social change are mirrored in Vodou. For me, as a priest this is a means of maintaining that connection between communities of the living and those of the dead.”

It has been suggested that part of the problem of Vodou’s image is that it doesn’t have a go-to “holy book” that could clarify any misconceptions or outline the principles.

But “it’s not supposed to,” says Desir. “It’s an ancient religion with tenets that are passed on orally.” Vodou is not text, but experiential, she continues. “We live, and we breathe, and we dance and we engage with the world. It’s a body of knowledge. It’s not just a religion or form of spiritual practice…it’s an ethical and moral way of being in the world. Vodou is a discipline that teaches you how to respect the environment, community, and nation.”

The story of Haitian Vodou is the story of the human experience, she says, concluding that “as long as we are afraid of each other, we will never be free.”

* * *
From Mohammed to Lwas

On a recent Sunday evening when the freezing cold choked the life out of usually boisterous Flatbush Avenue, retreating to a warm subterranean space was a delight. The scent of roasting pineapple wafted by as Oungan Amer Ahmed and I sat chair-width apart to discuss his peculiar path into Haitian Vodou.

Ahmed’s demeanor is welcoming, his voice calm, his smile inviting, his chestnut eyes piercing. Ahmed was exhausted – he’d just hosted a spiritual client for a full week. She had a “zombie in her body,” and he and his spiritual mother “did the work.” Being an oungan is hard work and takes a toll on the body, he says. Ahmed takes Sunday off from healing whenever possible. He is joyous and ready to talk about the entry to the spiritual world he loves.

After Oungan Ahmed completes his initiation, his spiritual mom, Supote Bon Mambo, greets him for the first time as her spiritual son

Sliding his index finger across an iPad screen, Ahmed swiped through images of the many ceremonies hosted in this converted basement, which serves as a temple. In one photo, wearing a gold trimmed teal boubou (traditional African robe), Ahmed’s youthful chai-toned skin seems to glow under the light as he watches his spirit mom—the woman who gave him his “new life” in Haitian Vodou and guides him through his journey—possessed by Erzulie Dantor. Clad in a full-length indigo dress, her tresses resting under a maroon head wrap, she lovingly serves her favorite food, griot (a fried pork dish) to a line of drummers, who open their mouths without missing a beat on the drums. In other photos, the woman appears wide-eyed while Ahmed helps her to stand up.

As a pre-teen, Ahmed came to the United States from the Middle East (he does not wish to share which country). Initially settling in Bay Ridge, Brooklyn, his family later purchased a home in Canarsie, a predominately Caribbean neighborhood also in Brooklyn.

“I used to be sick,” he recalls, tying a red scarf around his head. Ahmed, now twenty-nine, was known as a child for his sporadic bouts of unconsciousness, during which he would aimlessly roam the streets for varying amounts of time. When he came to, he often had no recollection of where he was or how he’d arrived there. His parents were worried, and his behavior incited curious stares and whispers in his small Muslim hometown. “There were moments when I would talk to myself,” he said, stroking his goatee.

The solo conversations were enough to disturb his parents, but more alarming was the fact that he was speaking a language they couldn’t understand. Thinking he was either using drugs or possessed by an evil spirit, they took him to the mosque for an exorcism.

Supote Bon Mambo is possessed by Erzulie Dantor, who is feeding the drummers; behind her, Oungan Ahmed translates the energy from the spirit

That exorcism didn’t seem to work, he says, although before long the bouts of unconsciousness ceased and Ahmed went back to being himself again. It would be years before he experienced such symptoms again, but the voice in his head never stopped. As Ahmed tells it, that voice was what ultimately led him to his current spiritual path.

“I always heard that voice in my head,” he says, “But it was normal for me to talk back to it. I never knew it was a language until I got into junior high school.”

It wasn’t until his school days in Flatbush, Brooklyn, where he had many Haitian classmates, that Ahmed says he realized the voice in his head was speaking to him in Haitian Creole. His friends found it strange, but cool that he could speak their language, recalls Ahmed, and affectionately nicknamed him Ti Blanc – little white boy – in Creole.

Four years ago, he once again experienced the same unexplained roaming of his childhood, this time accompanied by excruciating headaches. Six weeks of Ahmed’s problems with no answers was more than enough for his parents to admit him to Kings County Hospital for a three-day psychiatric evaluation. “They thought I was going psycho. They wanted to know if I [had] my mind,” says Ahmed.

As part of the evaluation, the doctors asked him a series of basic questions: What is your name? Do you know what today’s date is? Do you know where you are? He answered all of the questions accurately, he says, and assured them he did not want to harm himself. Before being released from the hospital, a nurse told him, “There is nothing wrong with you. You have a spiritual problem. You need to connect to your spirit.”

Intrigued by the nurse’s comment, Ahmed sought a spiritual reading from his friend’s godfather, who was active in Santeria, an Afro-Caribbean religion centered on Yoruba beliefs and traditions with Roman Catholic influences. But the man told him he couldn’t receive his initiation in Santeria. Half-asking, half-telling, the man said, “I see you speak another language.”

“The ancestors of that language want you to come to them,” the man continued.

Puzzled, Ahmed replied, “I speak Arabic, English, Spanish, and Haitian Creole.”

“That’s it—Haitian Creole,” the man affirmed. “The ancestors of that language want you to receive your initiation in Haitian Vodou.”

“Oh no, I am not going to do that,” he said, shaking his head.

Yet he was intrigued. He had to know if they could help. So Ahmed lit a candle and asked the Haitian ancestors for guidance. He didn’t hear anything the first week, but then one night, a song came to him in a dream and he saw a serpent, which spoke to him, saying: “I am Damballa Weddo.” It was only later that he connected that vision to the serpent lwa.

“I’m going to show you who is going to help you,” Ahmed says Damballa told him. “This woman is going to be your mother and give you a better life.” The lwa instructed Ahmed to go to St. Patrick’s Cathedral in Manhattan, where he would meet a lady. Ahmed acquiesced. “I wanted to meet this miracle lady,” he says, seemingly still in awe.

Ahmed visited the church several times over the course of a few weeks.

“On the third week, when I got up to leave, I saw this woman.” Clutching his belly, he says, “I got this butterfly feeling in my stomach.” It turned out the woman attended St. Patrick’s Cathedral and was also a Haitian Vodou priestess.

Ahmed explained his dream to the mambo. He said their energies immediately clicked and they began forming a spiritual connection. She began telling him about Vodou. Ahmed entered a secretive seven-day initiation, partly in New York and partly in Haiti; oath-bound secrets prevent him from divulging exactly what happened.

Under the tutelage of his new spirit mom, Ahmed started regleman, the process for learning the culture and practice of Vodou, including the rituals and the many lwas.

“Your body, your energy travels to the ancestors. You are re-born,” he says, shaking his head intently.

Oungan Ahmed and his spiritual grandmother, Mambo Rita

The ailments that plagued Ahmed prior to initiation have since dissipated. “I came to Vodou for my own healing,” he says, but insists, “I didn’t choose. The spirit chose me. Why they chose me, I’ll have to call the spirit and let you ask them,” he says, laughing.

Three years after his initiation, Ahmed is an active oungan with several clients and three spiritual children (those who he initiated.) He says he’s been called to the highest level of priesthood, which is asogwe, his current title. He reads dreams, creates protections, reverses spells and provides other healings.

“I love to do magic,” he confirms, noting that he particularly likes “love magic.” If you want to re-connect with an estranged family member or resurrect a flailing relationship, Ahmed says he can help, and ensures he is not one of the con artists Jeanty cautions against.

“I didn’t come to Vodou to work or to make a dollar,” says Ahmed. “I could be in a bar and the spirit tells me to talk to someone. You pay the spirit, not me.”

Ahmed says there is no go-to formula for healing. “The spirit is going to come and tell [me] what to do, what items [I] need and where [I] have to do it,” he says, adding that he cannot reveal the specifics of his methods. After all, insists Ahmed, “magic is secret.”

Sylvia A. Harvey

dimanche 17 mars 2013

Pèlerinage vaudou

La Jérusalem des Terres Froides vous relaie un article de l'office de propagande atlantiste en Haïti, la MINUSTAH (Mission des Nations Unis pour la Stabilisation en Haïti). Il s'agit de la sauvegarde d'un site naturel et religieux, les cascades de Saut d'Eau, au centre du pays. C'est un lieu de pèlerinage autant catholique que vaudou, qui démontre que les deux religions ne sont pas aussi incompatibles que ce que certains nous disent. Ce qui démontre également que le Vaudou est autre chose qu'un satanisme comme un Salim Laïbi et un Johan Livernette peuvent le croire. Et pour une fois que le Vaudou n'est pas vilipendé par une organisation mondialiste, ça vaut la peine de le présenter ici.

---Saut d’Eau : Un haut-lieu de pèlerinage en Haïti---  

15 mars 2013
 
Le lancement hier d’un forum communautaire de dix jours pour protéger les cascades de Saut d’Eau, dont le débit montre d’inquiétants signes de tarissement, souligne l’importance symbolique et culturelle de ce lieu de pèlerinage sans équivalent en Haïti.


 Saut d’Eau : Un haut-lieu de pèlerinage en Haïti

Photo : Igor Rugwiza – UN/MINUSTAH

« Si les chutes venaient à disparaitre, si le tarissement des sources était définitif, Saut d’Eau devrait changer de nom ou ne plus exister. Car son nom symbolise l’eau », a expliqué le Sénateur local, Dieuseul Simon Desras, également président de l’Assemblée nationale.

Présent à la cérémonie de lancement du forum, qui est organisé avec le soutien de la MINUSTAH, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, en Haïti, Carl Alexandre, a souligné que « Saut-d’ Eau, ville bonheur, est réputée pour ses chutes d’eau, ses grottes et sources d’eau guérisseuses », et estimé « primordial » de sauver « l’un des lieux de pèlerinage les plus fameux en Haïti. »

  Saut d’Eau : Un haut-lieu de pèlerinage en Haïti

Outre ses potentialités agricoles et végétales, cette commune dispose de sites capables d’attirer des touristes. Par exemple, des zones comme Marotière et Doco possèdent chacune une  grotte à réputation mystique et des zones encore bien boisées. Autres sites majeurs : « Saint-Jean », avec ses eaux « guérisseuses », ses rochers et ses arbres séculaires ; des chutes géantes, avec leurs eaux en cascade arc-en-ciel ; les sites de « l’Immaculée », de « Calvaire » et de Palmes aux eaux également bienfaitrices.

« Des chutes géantes aux lieux dits mystiques ou miraculeux, Saut d’Eau a de quoi s’enorgueillir. Elle dispose de potentialités susceptibles d’attirer de nombreux visiteurs venant y rechercher la paix intérieure », avait soutenu, en 2009, Charles Luckelin, juge suppléant et citoyen de la ville.

De l’avis de Darline Pierre Paul, une touriste locale attirée par Saut d’Eau pour la végétation luxuriante et diversifiée, Saut d’Eau dégage une force singulière, quasi-mystique. « Depuis ma première visite ici, il y a eu comme un déclic. Je ne peux jamais m’éloigner définitivement de Saut d’Eau », assure la jeune femme.

Syncrétisme

Saut d’Eau est aussi connu pour être un haut lieu de pèlerinage religieux. Tout a commencé en 1948 quand, selon une légende répandue, la Vierge y serait apparue. Selon la croyance populaire, un homme âgé d’une soixantaine d’années dénommé Fortuné, égaré avec son cheval dans une petite forêt de palmiers et de fleurs sauvages à l’entrée de la ville, aurait vu l’image d’une femme couronnée d’étoiles portant dans ses bras un nourrisson.

 Saut d’Eau : Un haut-lieu de pèlerinage en Haïti  

Depuis, la fête patronale du site, célébrée du 08 au 16 juillet, attire plus de 200 000 personnes, sans compter les pèlerins qui viennent se baigner toute l’année, en quête de purification du corps et de l’âme, dans ses eaux vivifiantes.

Saut d’Eau est un symbole fort du syncrétisme religieux haïtien. Car, hormis les chrétiens de toutes dénominations, les adeptes du culte Vaudou s’y rendent aussi par milliers, pour célébrer les loas (‘esprits’) présents dans le site.

L’un des nombreux prêtres vaudous officiant dans les quatre sections communales de Saut d’Eau, Guerrier André explique que « les arbres sont habités par des esprits tels Bossou, Erzulie Dantor et Erzulie Freda. Les eaux des cascades, lieu de bain de la Vierge, sont miraculeuses », dit-il, associant, comme le veut la tradition, Erzulie à la Vierge Marie.

Saut d’Eau, terre sacrée des paysans, zone protégée

La terre est aussi fertile en mythes qu’en ressources naturelles, propices à l’agriculture. Du Haut Saut d’Eau aux communautés vivant en aval des multiples sources, l’eau coule en abondance, irriguant sa terre rouge et fertile. Le bétail y trouve aussi de l’eau à volonté.

 Saut d’Eau : Un haut-lieu de pèlerinage en Haïti  

« La quantité d’eau qui nous parvient de là-haut dépasse notre capacité d’absorption. Mais si le débit des sources venait à diminuer, les conséquences seraient graves pour nous les paysans », observe, vigilant, Charles Octavius qui cultive du maïs et des pois.

Hormis les nombreux champs de céréales, de fruits et de légumes qui tapissent la vallée, Saut d’Eau est réputé pour ses forêts luxuriantes. Haut Saut d’Eau a d’ailleurs été décrété Parc Naturel il y a cinq ans par le ministère de l’Environnement.

Une zone à protéger, afin de préserver le patrimoine national dans toute sa complexité, de la terre jusqu’à l’âme d’Haïti.

Louicius Micius Eugène/Sophie Boudre

D'une pierre deux coups pour les atlantistes/sionistes

Le 6 mars dernier, la Jérusalem des Terres Froides a reçu un compte-rendu d'un reportage de Radio-Canada. C'est à propos d'une mère dont le fils est devenu djihadiste et est parti combattre en Syrie. D'une pierre, les sionistes font deux coups : d'abord ils maintiennent la population occidentale dans la terreur du  « péril vert ». Ensuite les éléments arabo-musulmans possiblement nuisibles pour l'Occident et qui vivent en son sein partent pour aller faire la sale besogne de cet Occident honni en Syrie. Car si le journaliste radio-canadien décrit le jeune homme fraîchement converti comme menace pour l'Occident, rendu en Syrie il sera considéré comme l'un de ces « héroïques rebelles démocratiques contre l'affreuse dictature d'Al-Assad ». De la pure hypocrisie mondialiste/sioniste.

Remarquons que M.Juneau-Katsuya cité ici n'est pas vraiment un consultant privé indépendant mais il est plutôt le porte-parole officieux des services secrets canadiens pour les mass-médias francophones. Et tout ce beau monde est intégralement acquis à l'atlantisme et au sionisme.

--- Islamisme radical au Québec : une mère se confie ---

Dimanche 3 mars 2013
Reportage de Benoit Chiasson

Exclusif - Les services canadiens du renseignement surveilleraient une cinquantaine de Canadiens soupçonnés d'activités terroristes à l'étranger. La mère de l'un d'entre eux a accepté de témoigner pour mettre en garde la population contre les dérives qui guettent de jeunes musulmans en apparence bien intégrés à la société canadienne.

« Je pense que là-dedans il s'est surtout fait embarquer, qu'ils ont joué sur sa nature généreuse », dit cette dame, que nous appellerons Mme J.

Elle ne reconnaît plus son enfant qui s'est radicalisé après sa conversion à l'islam. De nature pacifiste, il parle maintenant des infidèles mécréants qui méritent la mort. Dernièrement, il a quitté le Canada pour se rendre en Syrie.

« Ça a été graduel à partir du moment où il s'est converti, raconte-t-elle. [...] Il a arrêté d'écouter de la musique parce que c'était péché.[...] Il critiquait beaucoup la société dans laquelle il vivait : "Les lois du Canada ne sont pas bonnes, c'est la charia qui devrait s'appliquer" »
 
« Il a commencé à couper le contact avec les filles, après, avec tous les garçons qui ne partageaient pas la même vision que lui. » — Mme J, mère d'un jeune Canadien soupçonné d'actvitiés terroristes

Les agents du renseignement canadien soupçonnent le jeune homme d'être impliqué dans la mouvance islamiste. Il fait même partie de la liste des présumés terroristes qui ne peuvent survoler les États-Unis.

Son cas serait typique de ceux qui sont apparus depuis septembre 2001, selon Michel Juneau-Katsuya, ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité et président du groupe Northgate, une firme privée qui offre des services de renseignement de sécurité aux gouvernements et au secteur privé.

« Le SCRS a dénombré une cinquantaine de cas de jeunes gens qui sont partis du Canada pour joindre des groupes », raconte Michel Juneau-Katsuya. Selon des rapports secrets du SCRS rendus publics récemment, ces nouveaux terroristes sont jeunes et possèdent la plupart du temps la citoyenneté canadienne.

Le rôle d'Internet

Selon plusieurs spécialistes, les médias sociaux jouent un rôle de plus en plus grand pour influencer des jeunes. Mme J. mentionne d'ailleurs que son fils consultait des groupes Facebook prônant le djihad et l'application de la charia au Canada.

« Les médias sociaux sont un moyen de communication privilégié entre les jeunes, qui peuvent exclure leur parent, s'isoler avec des gens qui sympathisent à leur cause et pensent de façon similaire. C'est aussi une façon de communiquer par code », explique Michel Juneau-Katsuya.

On retrouve des jeunes qui se radicalisent dans plusieurs pays occidentaux : France, Royaume-Uni, Belgique, et même en Ontario, affirme Benjamin Ducol, collaborateur à la Chaire de recherche du Canada sur les conflits et le terrorisme. Ces jeunes ont maintenant accès à de la propagande radicale dans leur langue, qui peut émaner d'Al-Qaïda ou de mouvements affiliés.

« Internet est un espace mouvant, les contenus sont supprimés, mis à jour. Ça devient extrêmement difficile pour les autorités étatiques de surveiller ce qui se dit sur les médias sociaux et ce qui est diffusé, et en même temps d'essayer de contrôler et de restreindre l'accès à des contenus parfois radicaux », dit-il.

De plus en plus de jeunes Montréalais ont un discours radical, constate l'imam Cheick Omar Koné, de la mosquée Al Imane.

« Les gens ont des positions qui parfois ne correspondent pas à islam sunnite traditionnel et il faut parfois corriger le tir tous les jours. On y arrive parfois, mais pas toujours », dit-il.

L'imam Koné invite les parents musulmans à être vigilants et à ne pas se fermer les yeux sur la présence de cette idéologie radicale. Quant à Mme J., elle souhaite que son témoignage incite d'autres parents à intervenir s'ils perçoivent une radicalisation du discours de leurs enfants.

dimanche 10 mars 2013

Série documentaire historique : Soviet Storm (saison 1)

Pour volontairement casser sa tangente anti-Soral des derniers temps, la Jérusalem des Terres Froides vous propose une série documentaire découverte récemment. Bien que ces lignes se veulent un changement d'ambiance, le sujet n'en est pas plus léger. Il s'agit d'une série documentaire sur le front est de la seconde guerre mondiale, qui a été réalisé en Russie  en 2010 par Anna Grazhdan (eh oui, un doc. de guerre réalisé par une femme, il n'y a qu'en Russie qu'on peut voir ça) : Soviet Storm. De ces documentaires "nouveau genre" que l'on peut voir depuis 2008 comme Behind Closed Doors, BBC War in color, Apocalypse : Deuxième Guerre Mondiale et Amour, haine et propagande, Soviet Storm est de loin le plus intéressant. Bien qu'un documentaire "neutre" soit absolument impossible, celui-ci est le moins imprégné de propagande, quelle qu'elle soit. Il n'y a pas non-plus de "pleurniche shoahtique" et de passage obligé sur les images de cadavres de camps qu'on nous montre habituellement dans ce genre de documentaire.

La première saison de cette série se divise en 8 épisodes sur les principales batailles du front est : Opération Barbarossa (juin à novembre 1941), la Bataille de Moscou (fin 1941), le Siège de Léningrad (1941-1943), Stalingrad (1942-1943), la Bataille de Koursk (1943), l'Opération Bagration (1943-1944), la Libération de l'Ukraine (1944) et la Bataille de Berlin (1945). D'après les recherches au moment où sont écrites ces lignes, il n'y a pas de version DVD de cette série, ni de version française ni aucun genre de sous-titres. Les épisodes présentés sur cette page proviennent de Youtube où quelques âmes charitables ont eu la bonne idée de partager la série (en anglais, évidemment).

Pour la seconde saison de cette série, voir :  Série documentaire historique : Soviet Storm (saison 2)

---Soviet Storm, saison 1---

Épisode 1 : Opération Barbarossa (juin à novembre 1941)






Épisode 2 : La Bataille de Moscou (fin 1941)






Épisode 3 : Le Siège de Léningrad (1941-1943)






Épisode 4 :  Stalingrad (1942-1943)







Épisode 5 : La Bataille de Koursk (1943)






Épisode 6 : L'Opération Bagration (1943-1944)






Épisode 7 : La Libération de l'Ukraine (1944)






Épisode 8 : La Bataille de Berlin (1945)




samedi 9 mars 2013

Qui est le "petit joueur" entre Michel Collon et Alain Soral ?

Une nouvelle page de la Jérusalem des Terres Froides consacrée à celui qui ne mérite pas autant d'attention, Alain Bonnet de Soral et sa meute, la vermine soralienne.

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Encore une fois, Alain Bonnet de Soral se laisse aller à son désir de vengeance contre Michel Collon. Cette fois, c'est par le relaie d'une vidéo-entrevue de Collon à OTVQTV sous le titre “Petit joueur !”. C'est vrai qu'on peut être en désaccord avec Collon par rapport à Thierry Meyssan et au 11 septembre 2001. Personnellement, je n'approuve pas l'homme d'Investig'action sur ces points. Ceci dit, si l'équipe d'E&R présente l'entrevue d'OTVQTV, c'est davantage pour poursuivre la petite gué-guerre que Soral a lancé à Collon depuis la sortie de Comprendre l'Empire qu'une franche critique pour poursuivre la dissidence au mondialisme. De l'acharnement, comme le “philosophe-boxeur marchand de vin” et son “état-major” associatif nous ont si souvent habitué.

Bien sûr, encore une fois, les soraliens n'ont pu s'empêcher d'imiter leur gourou et de s'en prendre à leur tour de façon bête et gratuite à Collon, bien cachés derrière leurs pseudonymes : “Il se contredit au sujet des étiquettes”, “il est limité”, “il a peur de s'attaquer au sionisme”, “il a peur d'être traité d'antisémite”, “menteur”, “salaud”, “il ne va pas jusqu'au boût”, “dissident formaté pour la télé”, “il lui manque une paire de couilles”, etc, etc, etc. Mais cette fois, on retrouve dans les commentaires du forum une résistance à l'esprit de troupeau qui caractérise habituellement la meute soralienne. Plusieurs se posent la question à savoir pourquoi avoir appelé cette page “Petit joueur” (ils n'ont pas compris qu'elle s'inscrit dans la rancune que “Poupeto-c'est-moi” porte à Collon pour ne pas avoir approuvé son petit opus noir en 2011 et que le gourou d'E&R, à l'instar de Claude Vorilhon/Raël, est terriblement revanchard). D'autres s'attaquent directement à la bêtise des soraliens réguliers. Comme Mikha :
Et qu’avez-vous fait de si admirable vous tous qui vous moquez de Collon ?
Chacun a le droit de le critiquer, mais il faut savoir se poser la question : "Qu’ai-je fait moi-même à visage découvert pour transmettre mes convictions et quel combat ai-je livré ?"
Collon peut mieux faire, mais chacun d’entre nous aussi.
Ou encore Yasmine :
Bonsoir,
Pour moi, MC veut simplement éviter la stigmatisation par l’étiquette qui favorise les clivages de toutes sortes, donc la fermeture inutile de bien des portes...En fait partie la simple évocation du mot complot, avec tout ce qu’il implique en clichés romanesques et légers, un sur mesure dont il n’y a plus rien à penser que ce qui est déjà, le stéréotype...En ce qui concerne Dieudonné et C. Fourest, il ne désapprouve pas l’un plus qu’il n’approuve l’autre, il dit simplement qu’il pense que Dieudonné a fait le con...Est-ce interdit ? Faut-il induire le doute et provoquer la chute, ceux-là même qu’on dénonce chez les détracteurs de Dieudonné ?...
Ici même, qui, dans son milieu naturel, opterait publiquement pour une conduite susceptible de le stigmatiser officiellement comme antisémite ?...
Et specialk: 
Petit joueur... Hum.
Le titre de cet article me rappel légèrement l’affaire "Nabe".
Combien de gens ont critiqué et détesté Zanini après que Soral (pour qui j’ai beaucoup d’admiration) en ait fait la diatribe dans une de ses vidéos sans même avoir prit le temps de connaître un peu le personnage ? Enormément sur ce site au vu des commentaires tous plus idiots les uns que les autres à son encontre.
Cependant il est triste de voir qu’un homme qui se rapproche de Soral sur autant d’idées soit décrédibilisé pour la simple raison qu’ils ne partagent pas le même point de vue sur le 11 septembre.
Pour Collon, j’ai bien peur que ce petit article anodin n’ait les mêmes conséquences. Deux penseurs ne peuvent évidemment pas partager des idées identiques en tout points et encore heureux.
Réconciliation je croyais... P.S : J’ai lu tous les bouquins de Niesche et malgré le comparatif élogieux qu’on lui fait face à Nabe régulièrement sur ER, Nabe reste pour moi le meilleur styliste contemporain.
Avec son attitude d'acharnement revanchard, que le “mystique authentique survivaliste” ne se surprenne pas de la baisse régulière d'audience pour ses vidéos mensuelles. N'en déplaise à tout les “Hijack”, les “Chouardien” et autres “Tremah”, Michel Collon se rendra bien plus loin dans la durée que leur idole le “grand sheikh chauve”. Dans cinquante ans, les livres de Collon seront davantage lu que ceux de l'héritier auto-proclamé de Michel Clouscard.

Charles Tremblay

vendredi 8 mars 2013

Ravage politique de la misogynie soralienne

Le responsable de la Jérusalem des Terres Froides, qui s'était dit : "Il serait temps d'écrire sur autre chose que sur Soral et ses zombies", a fait une nouvelle rechute et vous reviens sur le "résistant qui veut se faire aimer par la Kommandantur en étant invité dans les grands médias".

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Après avoir publié un article sous le nom : "Le vaudou et la vermine soralienne", j'avoue que je me suis demandé si je ne devais pas utiliser une expression moins forte pour qualifier les inconditionnels du "grand sheikh chauve". Puis j'ai vu ce relaie sur E&R : Ravage politique de la conne amoureuse. C'est la présentation en capsule-vidéo d'un extrait-télé où une proche de François Hollande raconte comment elle l'a rencontré et ce qui lui a plu chez lui. C'est très people, c'est "gnangnan" à fond et c'est complètement inutile pour comprendre ce qui se passe en France et dans le reste du monde. C'est vivre en procuration sa vie par la télévision.

Qu'un mass-média régulier présente ce propos merdique et affligeant de Julie Gayet, pas de surprise à y avoir, c'est du "tititainment" classique pour abrutir les masses comme le suggère Brzezinsky. Mais qu'E&R nous présente cette vidéo et s'imaginant que ça va contribuer pour "comprendre l'Empire"... Allons donc, je sais très bien que cette page du site ne sert pas à informer les visiteurs, puisqu'il n'y a rien à y apprendre, pas même sur la "féminisation" qui en est l'un des mots-clés. Cette page n'est qu'une excuse pour que les soraliens puissent cracher leur misogynie (plus de 178 commentaires au moment où j'écris ces lignes, c'est à dire significativement plus que d'habitude), dans la même logique que la page sur le vaudou qui sert à entretenir le délire ésotéro-millénariste religieux des adhérents qui se disent catholiques ou musulmans. C'est de la pure manipulation et force de constater que ça fonctionne car les soraliens ont joué le jeu à fond.

Donc après avoir vu cette page d'E&R sur Julie Gayet, où encore une fois Soral s'en prend à la femme d'un autre (légitime ou non) alors qu'il ne veut surtout pas qu'on touche à la sienne et où tous ses disciples se sont joint à lui, j'ai décidé de conserver mon expression "vermine soralienne". De la vermine, c'est de la vie, ça a un rôle à jouer dans l'incroyable écosystème de la Nature, mais ça reste que là où elle prolifère, la qualité de vie des gens est sérieusement diminuée, voire compromise. Il en est de même des soraliens pour l'écosystème de la religion et de la politique des êtres humains. Là où le soralisme prolifère, la qualité de la réflexion religieuse et politique diminue, quand elle ne se retrouve pas tout simplement compromise.

Charles Tremblay

jeudi 7 mars 2013

L'humour mortifère des soraliens

Le responsable de la Jérusalem des Terres Froides poursuit sa découverte de "l'équation de l'horreur" qui se cache derrière le soralisme :

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Encore un truc sur le philosophe/sociologue/mystique/boxeur/survivaliste du bon sens sain et enraciné, et cette fois ça implique son supérieur hiérarchique, "le grand chef de la résistance", Dieudonné lui-même. Il y a une sorte d'inside joke parmi les soraliens qui consiste à dire à ceux qui s'opposent à eux : "ferme-là, ferme-là physiquement, ferme-là... pour toujours !". Elle provient des spectacles de Dieudonné et on peut voir sur Youtube ou Dailymotion des montages de toutes les fois où celui-ci dit "ferme-là physiquement" ou "ta gueule !" sur scène. Il m'est déjà arrivé de me faire dire par un soralien : "comme dirait Dieudo, ferme-là pour toujours !".

Je n'ai jamais compris pourquoi les soraliens et les spectateurs de Dieudonné en général trouvent ça si drôle de se faire intimer l'ordre de se taire. Évidemment, on va me dire qu'il faut que je vois les spectacles de Dieudonné pour situer le contexte et comprendre ce qui fait rire. Peut-être, mais ça ne change fondamentalement rien au problème. Bien que ce "ferme-là physiquement à jamais" soit une référence à l'humour du chef de la liste antisioniste, ça reste un appel à ce que l'autre se taise, quitte à ce qu'il meurt. Que dire, si ce n'est une forme subtile mais bien réelle de dictature. Et après, les soraliens viendront me dire qu'ils sont pour la liberté d'expression, pour la démocratie véritable, pour la "réconciliation". Je n'entends pas de réelle réconciliation quand un soralien comme Jacques Attali (sic !) me dit : "(...) ou sinon fermez la à tout jamais comme dirai Dieudo...". Selon la psychologie même la plus basique, "ferme-là à tout jamais", ce n'est pas gratuit.

Avec cet étrange humour "dieudonesque", il y a un autre inside joke du même genre chez les soraliens. Le 1 novembre 2011, E&R présente une vidéo sur l'ancien responsable de Charlie Hebdo et Hara-Kiri, le "professeur Choron". Cette page porte le titre Petite leçon d'humour et son mot-clé est "humour". La vidéo de cette page est un extrait-télé de l'animatrice Mireille Dumas où le professeur Choron, qui avait dit précédemment que les militants sont des cons, lance en riant à un représentant d'Act Up : "Je n'enlève rien à ce que j'ai dit. J'ajouterai : ils sont malades ? Qu'ils crèvent !". La vidéo s'arrête là, elle est très courte (27 secondes).

Cette vidéo a été volontairement coupée après le "qu'ils crèvent". Ici, à 2:50, vous pouvez voir cet extrait et sa suite, quand Mireille Dumas relance Choron en lui disant que c'est gratuit et méchant, celui-ci répond que c'est une réaction par rapport à toute cette "pleurniche générale" qu'on peut entendre partout, des téléthons, des quêtes, etc. et que l'État dispose de l'argent qu'il faut. 

Dans le forum de la page d'E&R, un certain Kirikou affirme qu'il est dommage que la vidéo relayé par le site soit tronquée et il donne dans son commentaire le lien Dailymotion ci-haut pour l'extrait complet. Effectivement, il aurait fallu qu'E&R nous présente un extrait complet, ou du moins qu'il nous donne lui-même le lien vers la vidéo complète. Autrement, cela signifie que ce que l'équipe soralienne trouve drôle, c'est précisément l'invitation à ce l'autre crève.

Il y a tout lieu de croire que l'inside joke tourne effectivement autour de l'idée que celui qui s'oppose aux soraliens meurt. Un peu plus bas sur la même page, un "Seb" écrit : "Je suis de ceux qui pensent que cette vidéo ne devrait pas être reprise par E&R". Ce sur quoi le modérateur lui-même lui répond : "Je suis de ceux qui pensent que tu dois crever !". Eh oui, plutôt que de censurer ce commentaire qu'il désapprouve comme il le fait si souvent, le modérateur ("AS" en personne ?) laisse le commentaire passer pour que tous puisse voir sa réponse...

L'allusion de Choron à ce "qu'ils crèvent" était une provocation spontanée qu'il a pu justifier devant Mireille Dumas. Ça peut être amusant sur le coup mais ça reste circonstanciel; il n'y a aucune bonne raison d'en faire un inside joke dans la durée, si ce n'est s'amuser à piétiner un cadavre.

On sait que Soral aime se réclamer du professeur Choron, qu'il est lui-même du genre à "glisser sa bite dans la coupe de champagne". Je me rappelle avoir vu dans une de ses vidéos mensuelles récentes, à un intertitre de présentation, sous forme de mortaise en bas en droite, être écrit sous forme de citation : "Qu'ils crèvent !" signé "A.S.". C'est évident qu'il s'agit de cet inside joke par rapport à Choron devant Dumas, qui est désormais un running gag au sein de l'équipe soralienne.

Maintenant, joignons ensemble le "ferme-là physiquement à tout jamais" dieudonesque avec le "Qu'ils crèvent" choronesque. Difficile de croire que les soraliens puissent être dans la liberté d'expression et le débat d'idées puisqu'avec ces deux "blagues", ils invitent à la mort ceux qui s'opposent à eux. Ils pourraient toujours me dire que j'exagère et que ce n'est que de l'humour, je sais qu'on dit souvent ce qu'on pense vraiment mais qui est inavouable sous forme de blague, de joke.  Et puis quand bien même que ce soit sur fond d'humour, "ferme-là à jamais" et "qu'ils crèvent", littéralement parlant, c'est presque des invitations au meurtre. Qu'on le veuille ou non, les mots ont des significations précises.

Pour conclure cette intervention, reprenons la mathématique soralienne cauchemardesque que j'avais commencé dans mon troisième coup de gueule contre Soral. Voyons la somme de ce qui suit :

1 : L'appel à se battre au couteau pour Soral contre Clément Moulin.

2 : Le délire ésotéro-apocalyptique religieux de chasse aux "sataniques" et "lucifériens".

3 : Soral à Hong-Kong : "J'estime que je suis plus formé que vous, et moi je veux passer par un processus révolutionnaire et faire votre bien malgré vous, parce que bien souvent vous ne savez pas ce qui est bon pour vous"

Et maintenant, on rajoute :

4 : Appel camouflé sous forme d'humour à ce que les opposants crèvent.

J'avais déjà dit qu'avec les trois premiers facteurs de l'équation, on obtient  "un cocktail véritablement explosif, digne de la constitution d'une petite milice extrémiste". Que dire de plus à présent avec ce nouveau facteur qui vient s'ajouter, si ce n'est que c'est encore pire que ce que j'appréhendais alors. Et on peut empirer davantage l'équation avec les facteurs suivants :

5 : La personnalité du chef comme point central de tout le soralisme.

6 : "Surmontez la peur des armes" avec Instinct de Survie.

Si vraiment les soraliens sont le fer-de-lance de la dissidence contre l'Empire, alors autant les laisser aller au casse-pipe seuls (bien que le survivalisme et la BAD soient plutôt d'aller se planquer pendant que les braves vont effectivement au casse-pipe). Soral dit qu'il est pacifiste et qu'il s'oppose au conflit de civilisations sauf que son attitude ne fait qu'aggraver les tensions sociales dans sa nation dont il se sent "patriote"...

J'irais même plus loin, ce que j'aborderai une prochaine fois, en affirmant que le soralisme et les autres mouvements occidentaux du même genre ne sont pas une dissidence contre l'Empire. En fait, ils en sont la phase supérieure, celle qu'on nous promet pour bientôt...

Charles Tremblay