dimanche 30 juin 2013

Le Destin se fout de la gueule d'Alain Soral

Le Destin a frappé : alors que la Jérusalem des Terres Froides s'explique sur ce qui est appelé « Kontre-Kulture », elle apprend immédiatement après que la LICRA poursuit aux tribunaux la business soralienne pour la parution de 5 livres... dont 4 sont des PDFs gratuits piqués sur le ouèbe. Exactement le genre que s'ils sont vendus dans une boutique Instinct de Survie, c'est la totale pour l'organisation soralienne, pas même de droits d'auteur à payer. La JTF n'apprécie pas du tout cette officine « antiraciste » qui lance ici les hostilités et elle n'est pas dupe de ce qui se cache derrière, mais de voir Soral se faire taper sur les doigts précisément en raison d'une tentative de faire de l'argent facile avec ce qui est gratuit et distribué librement, c'est une douce ironie. Quand au livre de Blanrue, l'auteur de ces lignes est curieux de savoir si ce qui est exigé d'être enlevé provient du texte de Blanrue lui-même où s'il ne s'agit pas plutôt d'une quelconque préface d'Alain Soral ou autre truc du genre.

Maintenant on voit également que cette offensive de la LICRA est coordonnée avec celle de Frédéric Haziza. La JTF n'a pas plus de respect pour ce personnage que pour l'organisation « antiraciste » citée, elle ne le connaît pas particulièrement car n'ayant pas accès à la télévision française mais il semble que ce soit un équivalent français à Joseph Facal au Québec (un grand habitué des voyages tout frais payés en Palestine occupée), mais de voir ainsi une plainte portée directement contre les propos des commentateurs réguliers comme « Protis », « fifty miles » et « Karimbaud », eux qui s'imaginaient intouchables derrière leurs pseudonymes, de les voir être confrontés et à avoir à se justifier de ce qu'ils écrivent sur le ouèbe, cela ne peut que faire sourire l'auteur de ces lignes, malgré la menace que cette attaque représente pour la liberté d'expression de l'ensemble de l'internet.

Puis au final, si le « très Haut » a à punir Alain Soral, quoi de plus normal que cela provienne de ceux contre qui il s'est acharné le plus. Bien qu'en temps normal, la LICRA et Haziza soient des pions sionistes, dans ce cas-ci, il est difficile de ne pas entendre « Dieu » rire et se foutre de la gueule du « mystique authentique ». S'Il veut utiliser des sionistes dans Ses plans de Justice Infinie, rien ne peut l'empêcher et cela sera fait de façon parfaite à tous les niveaux.

Alain Soral, le « guerrier viril », contre le Destin. À suivre.

Passe-droits soraliens (4)

Suite à l'article paru sur la Jérusalem des Terres Froides à propos de Kontre-Kulture, l'auteur de ces lignes a eut l'idée de scanner par mots-clés comme satanisme ou Aleister Crowley les commentaires des deux dernières vidéos mensuelles (mars-avril et mai) à la recherche de propos compromettants ou représentatifs. Rien de probant n'a été déniché de ce côté-là mais un nouveau commentaire trop long pour la norme permise par Égalité et Réconciliation a été trouvé, comme démontré dans la série d'articles Passe-droits soraliens (1, 2 et 3) de la JTF. Qui plus est, il y a similitude avec le dernier cas rapporté, c'est une discussion autour de  la religion, la magie et l'ésotérisme. Ici, ce n'est pas « Gaëtan » comme la dernière fois (la JTF n'a jamais revu ce pseudonyme depuis qu'elle l'a rapporté) mais d'un certain « Heureux qui, comme Ulysse...» (un pseudonyme que l'auteur de ces lignes a déjà vu avant) à la vidéo de mars-avril. Alors que la limite permise pour un commentaire sur E&R est de 2500 caractères, celui-ci en contient plus de 2540 (#399747) :
Quand cesserez-vous de centrer votre unique intérêt sur vos petites personnes ? Oui, Alain Soral est dans le vrai, vous éprouvez une grande satisfaction à entendre un discours honnête et structuré. Très bien ! Allez plus loin, beaucoup sont morts pour avoir eu raison. Prenez du recul, remontez à la "cause des causes", satistaire votre égo vous perdra.
Apprenez à lire entre les lignes, les textes sacrés sont d’ailleurs la meilleure source dans cette discipline, ne campez pas sur vos positions, inscrivez-les dans un contexte bien plus global.
Prenez l’exemple Bobby Fisher qui vous est donné. Ce qu’il dit d’une certaine communauté n’a plus d’importance, vous le savez déjà. En revanche, qui le dit est crucial.
Dans notre système certes réducteur d’évaluation des facultés mentales, il est admis que ceux qui possèdent un "QI" hors norme ont une propension naturelle à la pensée rationnelle. Ainsi, lorsqu’un individu aussi bien pourvu de ce côté en vient à une conception radicale du sort à accorder à certains individus, il faut se poser la question du pourquoi. Ces grands cerveaux sont incapables d’idéologie (d’où leur incapacité certaine à communiquer et être en phase avec leur auditoire qui, lui, est animé par des sentiments qui ne reposent sur rien de raisonnable) mais nous expliquent qu’il n’y a pas d’autre choix que l’éradication pure et simple du mal pour se protéger. Arrêtez aussi de focaliser sur les juifs, ils sont un outil du projet, pas l’origine.
En médecine, traiter un cancer revient à éliminer toutes les cellules cancéreuses, appliquer une quelconque ségrégation serait fatal.
Curieusement, on notera les efforts incroyables de l’Empire dans la manipulation qui consiste à faire passer tous les "dictateurs" pour des déficients mentaux. Ainsi, n’importe quel hitorien honnête relèvera le caractère brillant et instruit de Benito Mussolini (il est aisé de reconstituer son parcours et sa formation, cela s’applique aussi au Président iranien actuel) mais il serait forcément dépourvu de raison et sans aucun talent !
Comprenez que les "humanistes" ne sont pas des grands penseurs, c’est pour cela que l’Empire nous les impose, pendant ce temps...
Pour ceux qui n’auront rien compris à mon propos, le jugeant trop radical à l’aune de leur bêtise abyssale, je précise ici ne pas inciter à un quelconque comportement criminel mais tente de vous expliquer les effets de la raison sur la société humaine. Peut-on vaincre le mal absolu sans le détruire ? A vous de réfléchir, je ne possède pas moi-même la réponse.
Comme les autres cas qui ont été rapportés dans les articles précédents, vous pouvez vérifier par vous-même. Copier ce commentaire dans la boite appropriée et faite publier. Vous verrez que le site vous répondra qu'il est trop long. Donc ce propos de « Ulysse » ne peut provenir d'un visiteur régulier, c'est l'indication d'une manipulation du forum des commentaires par les administrateurs d'E&R. Et tout ceci n'est peut-être que la pointe de l'iceberg. Si E&R est pris en flagrant délit de manipulation de son forum pour des commentaires trop longs, cela ouvre la porte à l'idée qu'il puisse y avoir énormément de manipulation dans les commentaires qui respectent la norme.

Plus loin dans l'échange commencé par ce premier commentaire, l'une des réponses dépasse également le 2500 caractères. Ce propos de « Sébaste » (#400111) contient 2507 caractères, c'est-à-dire juste ce qu'il faut pour conclure par le mot « Alain » :
La réponse au mal ne peut et ne doit pas être la violence et la destruction mais bien au rebours la lente et pénible rééducation des pensées violentes et des désirs malsains de domination destructrice. Jésus avait raison et ce message n’a perdu ni son sens ni sa valeur en nos temps plus que troublés. Notre pensée doit être ferme, résolue, claire et concise. Elle doit être issue de l’Amour que nous portons aux êtres qui nous sont proche, à nous même, aux inconnus aussi, ainsi qu’à toutes choses sur terre comme dans le cosmos. Notre pensée est notre bien le plus précieux, elle doit être chérie et protégée car elle héberge notre potentialité humaine dans toute sa splendeur. Violenter quelqu’un, voir le tuer, c’est lui enlever à tout jamais la possibilité de comprendre, de s’améliorer et de revenir à une pensée calme et éclairée. Si par des actions destructrices cette pensée se voit refuser cela, alors nous aurons perdu et nous perdrons beaucoup car nous perdrions l’expérience qu’à eu cette pensée et c’est inacceptable. Vous le savez tout autant que moi car malheureusement les examples sont nombreux, la violence n’engendre que la violence. Il est dommage que l’empire se soit emparé du désir qu’avait créé le message de Jésus et qu’il ait construit une église avec. Cette chose qu’est l’église catholique est une farce perverse, elle n’est pas crédible et ne l’a jamais été. Rappelez-vous le seul moment où Jésus s’est mis en colère. Et pourtant, dés le départ l’église à cherché à battre sa monnaie, elle a monnayé ses prières, elle a vendue des charges pour de l’argent, elle a assassiné, volé, menti... Alors ? Où est le message d’Amour dans tout cela ? Vous voulez le savoir ? Il est en vous, il l’a toujours été et le sera à tout jamais. Vous pensez que l’Amour est bien peu de chose n’est-ce pas ? Qu’une épée ou un fusil peuvent en venir à bout ? Certes c’est faisable, ce fut fait. Mais l’être humain est toujours là, toujours porteur de ce même Amour qui ne demande qu’à s’exprimer et que les forces sataniques essayent encore et toujours de soumettre. Et oui, l’Amour est plus fort que tout, c’est une évidence. Allez voir les travaux du Pr Emoto, ils vous donneront une indication sur la puissance de l’Amour. Votre première arme est donc l’Amour, il ne peut en être autrement. Ensuite vous devez reprendre le contrôle du triptyque humain : le corps, le mental et les émotions. Cette trinité est attaquée en permance. Nourriture, mensonge, diffusion sur 440Hz.
Merci d’être, Alain.
Il est fort dommage que ce commentaire se termine d'une façon aussi « soraëlienne » car finalement, il n'est pas si mal dans son propos. Mais même s'il y a du vrai dans ce qui y est affirmé et que son excès est minime avec ses 7 caractères, il n'en demeure pas moins l'indication d'une très possible manipulation du forum par l'administration E&R. Simple volonté d'influencer le lectorat du site ? Messages codés envoyés à des tiers ? Pire encore ? L'auteur de ces lignes ne saurait aller plus loin pour le moment, mais comme l'oblige « la leçon de Sigaut » sur les sources, force est de constater que ces commentaires excédentaires existent et qu'il faut les rapporter. Une dernière observation est qu'il y a une tendance à ce que l'excès de caractères soit de plus en plus réduit. Peut-être les responsables de la manoeuvre ont-ils compris la stupidité de placer des messages manifestement trop longs et susciter trop rapidement la méfiance ?

À suivre si de nouveaux éléments se présentent.

samedi 29 juin 2013

Dieudonné M'Bala M'Bala et l'obsession sodomite

Un article fondamentalement corrompu mais avec malgré tout des éléments intéressants a paru à propos de Dieudonné sur Slate.fr. Basé sur un aperçu du « Bal des Quenelles » édition 2013, son auteur tente un décryptage de la « symbolique dieudonniste » (Shoahnanas, « quenelle », « au-dessus, c'est l'soleil », etc), avec l'incontournable référence hitlérienne (« point Godwin ») pour le geste de la « quenelle ». Il y manque cependant une pièce essentielle à cette reconstitution, le fameux « ferme ta gueule physiquement à tout jamais ».

L'article a été signalé par Égalité et Réconciliation et la Jérusalem des Terres Froides ne compte pas le reprendre ici. Ceci dit, il y a un commentaire qui a été laissé sur le site de Slate que l'administrateur de la JTF trouve assez pertinent pour être repris ici. Dans son original, le commentateur, sous le pseudonyme  de « Max_Ou », a écrit deux commentaires mais il n'y en a qu'un seul qui ait de la valeur, le second n'étant qu'une série d'invectives atlantistes-sionistes (« haine antisémite radicale », « extrême-droite », « raciste », « fanatique religieux », « intégrisme », « islamistes chi'ites »). La JTF reprend ici le premier commentaire de ce « Max_Ou » qui porte sur l'obsession sodomite de Dieudonné, sujet qui avait déjà été abordé ici au second Coup de gueule : Alain Soral.

---Premier commentaire de « Max_Ou » suite à l'article La dieudonnisation des esprits, une (grosse) quenelle qui vient d'en-bas de Jean-Laurent Cassely, paru sur Slate.fr le 27 juin 2013---


Enfin un travail sérieux qui va au delà des cris d'orfraie. Quelques remarques qui ne feront pas l'impasse sur les aspects crus, je préviens... MisterAnuk a probablement raison en soulignant que la ressemblance au salut hitlérien est sans doute involontaire et que la référence est avant tout sexuelle. Dans le discours dieudonnesque, le mépris passe depuis longtemps par la féminisation et/ou l'homosexualisation de ses cibles (penser au "fiottes de Tsahal" utilisé par Dieudonné dès son "mes excuses"). Il y a chez Dieudonné une obsession de (et autour de) la sodomie qui a fini par s'incarner dans un geste qu'il considère comme humiliant (les homosexuels apprécieront et les amants/amantes inventifs aussi...): la "quenelle" est en effet une allusion transparente à une intromission (non sexuelle de la part des dieudonnistes, quoique...) de la main/du bras dans l'anus de l'adversaire, laquelle signale la prise de contrôle d'une partie intime (et sale dans l'imaginaire dieudonnesque) par surprise et la soumission, en résumé un viol. L'adhésion rigolarde d'hommes et de femmes jeunes à cette symbolique extrêmement violente a de quoi inquiéter. Par ailleurs le geste du doigt en l'air accompagné d'un bruit de succion avec la bouche ne me semble pas du tout associé au slogan "au dessus c'est le soleil" (j'ai vu presque tous les spectacles et les videos). Il s'agit là encore d'une référence à la sodomie, mais ici dans une version à la fois plus modeste et plus "salace": seulement le doigt, la bouche remplaçant l'anus dans une représentation mémétique. L'hostilité spectaculaire de Dieudonné à l'homosexualité (et sa misogynie) mériterait une analyse par un spécialiste, mais me semble rentrer dans des catégories classiques. Dieudonné n'a pas eu de père (ce qui fait penser que Soral se faisait cogner par le sien, Soral adhérant in fine aux même tropes que Dieudonné) et cela peut sans doute offrir un axe de réflexion. Sans oublier qu'antisémitisme, misogynie et homophobie vont souvent ensemble.

jeudi 27 juin 2013

Les différents aspects de Kontre-Kulture

La Jérusalem des Terres Froides désire apporter une précision à propos de Kontre-Kulture. On dit généralement que c'est la business de livres d'Alain Soral et ce n'est pas exact. En réalité, Kontre-Kulture c'est au minimum deux PMEs car il y a K-K en tant que distributeur de livres et en tant que maison d'édition. Par exemple, si vous achetez le Mourir à l'ombre des Lumières de Marion Sigaut, Soral gagnera de l'argent en tant que distributeur du livre paru chez Jacqueline Chambord. Par contre, si vous achetez Russes errants sans terre promise du même auteur mais dans son édition récente, le « mystique authentique » gagne alors deux fois son fric: une fois en tant que distributeur et une autre en tant que maison d'édition.

Mais le mieux, c'est si notre homme se trouve un point de vente, genre boutique d'Instinct de survie où il y a une section consacrée aux livres de K-K. Si quelqu'un achète à cet endroit ce dernier livre qui vient d'être mentionné, Soral gagnera son « oseille » trois fois : en tant que distributeur, en tant qu'éditeur et en tant que propriétaire d'une boutique. Et si c'est la ré-édition d'un PDF gratuit, c'est la totale car il n'aura alors même pas à rénumérer l'auteur. Donc pour les histoires du « Soral qui mène un combat dangereux et désintéressé », les soraliens devront repasser.

Pour finir, il semble que le « virtuose du logos » nous ait enfin révélé l'origine de son « K » obsessif, comme Kontre-Kulture ou encore les InfréKentables. L'administrateur de la JTF n'a pas vu la dernière vidéo infopub mais il a constaté la ré-édition du livre de « Adolf H. » sous le titre « Mon Kombat ». À moins que « AS » l'ai révélé lui-même dans la vidéo, il est fort probable que le « K » de la business soralienne soit celui de Kampf. Ce qui ne serait pas surprenant car l'homme prend une tangente toujours plus proche du national-socialisme allemand et de ce qui est appelé ici le « savoisianisme » (à défaut d'un terme plus précis). C'est pourquoi il intègre toujours davantage les propagandes et mensonges de cette mouvance dans sa propre Weltanschauung, comme résumer les évènements de 1917 à une histoire de Juifs et de finance (Sutton), prendre au sérieux les délires suprématistes de Soljenitsyne, le soi-disant « génocide » ukrainien, l'acharnement récent contre Annie Lacroix-Riz la « stalinienne » ou l'idée qu'il n'y a pas eu de réelle entente entre les ouvriers et les paysans dans l'U.R.S.S. (ce qui est faux, s'il n'y avait pas eu électrification et mécanisation des campagnes de Russie grâce aux spécialistes venus des villes, qui ont grandement amélioré la vie en région, jamais le pays aurait pu sortir victorieux de l'agression des « boches ». En plus, cette histoire de confrontation entre ouvriers et paysannerie en U.R.S.S. est un classique des bobards trotskystes, qui a été imaginé et propagé par le natif d'Odessa lui-même).

Pour ce dernier point, si Alain Bonnet de Soral a déjà expliqué lui-même d'où provient ce spécial « K » dans sa vidéo, alors la Jérusalem des Terres Froides présente ses excuses pour la redondance. C'est que désormais, l'image qu'émane « Grosal » aux yeux de l'auteur de ces lignes, c'est d'être un chien de ruelles très mal élevé qui s'est accaparé sans permission le canapé rouge d'un tiers et qui aboit à tout vent sur tout ce qui passe, avec une prédilection contre tous ceux envers qui il estime avoir un compte à régler (Collon et cie). Alors dans cette situation, Charles Tremblay désire de moins en moins regarder ces vidéos mensuelles, même si c'est pour prendre « Poupeto » en défaut et il remercie les lecteurs de la Jérusalem des Terres Froides pour leur compréhension.

mardi 25 juin 2013

La « non-violence » soralienne au pays de Cocagne

Bien que la Jérusalem des Terres Froides ne soit pas du même avis que L'Encyclopédie du soralisme/Dans la peau d'Alain Soral (DLPAS) sur de nombreux sujets dont l'ancient astronauts theory ou Aleister Crowley, il y a dans les commentaires de ce site quelques précieuses informations qui peuvent en dire beaucoup de ce qui se cache derrière la « manifestation Soral » (comme l'un des commentateurs, la JTF en est rendue là elle-aussi par rapport à ce personnage). Cependant, il n'est pas évident de retrouver ces infos dans le flot des commentaires qui peut aller jusqu'à 400 pour un seul article. En plus, il arrive à son administrateur de retirer des articles, dont la charge qu'il avait fait contre Johan Livernette le 9 mai dernier au nom du catholicisme conciliaire contre le sédévacantisme de l'imitateur du grand sheikh chauve. Ce qui est fâcheux, c'est que cela entraîne la disparition de toute une série de commentaires n'ayant pas forcément rapport avec l'Église catholique ou Livernette mais pouvant apporter une info de choix. Donc si on veut s'assurer que le front des opposés au soralisme tienne, il est nécessaire de préserver à un autre endroit le meilleur de ce qui peut être trouvé sur DLPAS. Sans compter qu'un petit remaniement de la présentation est toujours plus agréable pour les yeux et permet parfois de mieux comprendre les enjeux.

Aujourd'hui, c'est l'actualité soralienne elle-même qui guide le choix de ce qui sera préservé de DLPAS. Il y a eut mort d'un « antifa » en France récemment (Clément Méric) et cela s'est ressenti chez Égalité et Réconciliation. Dans sa Une à l'heure où ces lignes sont écrites, il y a un communiqué de l'association comme quoi elle « condamne toute violence » alors que d'habitude, son propos est plutôt « ferme-là physiquement à tout jamais » et « ils sont malades ? qu'ils crèvent ! ». Après l'appel à aller se battre au couteau contre un autre « antifa » du nom de Clément M., Moulin celui-là, c'est quand même un comble en matière d'hypocrisie, même pour quelqu'un qui a déjà dit « Je n'aime pas TOUT ce qui est de l'ordre de la revanche, de la vengeance » et qui s'est auto-proclamé « mystique authentique ». Alors ce qui été rapporté de DLPAS est une conversation où « Barnac Le Borgne » (commentateur qui a déjà été cité par la JTF) explique son point-de-vue sur l'incident de la Ligue de Défense Juive (LDJ) à la librairie Au pays de Cocagne le 28 septembre 2004. Lorsque le premier Coup de gueule contre Soral fut publié ici le 17 janvier dernier et où fut exprimé les premiers doutes de l'administrateur sur cette histoire, il lui fut rapporté que des rumeurs persistantes veulent qu'il y ait eut beaucoup de manipulation, du genre que Soral savait que ses agresseurs se présenteraient sur place, ou encore que le local de la LDJ était situé juste à côté de la librairie et que « Poupeto-c'est-moi » le savait.

Bien sûr, nous sommes ici dans la spéculation et l'hypothèse mais les observations de Barnac semblent justes et dans la mesure où toute cette affaire reste très opaque et où E&R s'affiche actuellement comme non-violent, la Jérusalem des Terres Froides trouve pertinent d'en faire un article de sa série « préservation de documents ».

L'extrait rapporté ici commence avec « LOL » qui présente la capsule-vidéo où Soral fait ses excuses pour ce qu'il a dit à Complément d'Enquête, cette émission de France2 diffusée le 20 septembre 2004 où il s'en était pris à la responsabilité des Juifs dans l'Histoire et qu'il dira plus tard qu'il a été « piégé » par le journaliste. Cette capsule est une pièce unique parmi « les sources, les textes » (leçon de Sigaut) qui permettront aux historiens dans un siècle de dire qui fut Alain Bonnet de Soral; elle est la seule vidéo où l'homme ne cherche pas à se mettre de l'avant, de se vanter, de raconter que les autres sont sur sa ligne à lui, qu'il est le guerrier viril qui peut remplacer un général d'armée au pied levé, qu'il a explosé son chiffre de 700 conquêtes et qu'il est un mystique authentique, etc, etc, etc. Évidemment, avec ces gros yeux ronds, on voit tout-de-suite qu'il est habitué à jouer une certaine comédie à faire pitié quand qu'il s'agit de se tirer d'une situation fâcheuse. Et c'est vrai, comme l'affirme Barnac, qu'après ses « excuses », lui qui est censé être constamment « menacé de mort », profiter du moment pour « ploguer » son prochain évènement en donnant avec exactitude adresse et date, c'est très étrange.

Dans l'extrait original, il y a trois capsules-vidéo mais l'une d'elles a été retirée de l'hébergeur depuis février 2013. Comme il s'agit de l'incident de Sciences-Po en 2006, la Jérusalem des Terres Froides a trouvé une autre capsule sur le même sujet, le seul inconvénient étant que la référence donnée par Barnac à 50 sec. ne sert plus. Pour le reste, l'extrait présenté ici s'arrête au rappel par Barnac de deux des citations les plus accablantes contre le « mystique authentique », à savoir le passage à Hong-Kong et sa première conférence en duo avec « Saint-Georges » où il s'en prend à son auditoire.

Bien sûr, suivant la précaution d'usage, les propos rapportés ci-dessous sont exclusivement la responsabilité de leurs auteurs respectifs.


---La « non-violence » soralienne au pays de Cocagne---


Fil de discussion paru sur Dans la peau d'Alain Soral à l'article La nation française, véritable cible des soraliens (2), 8 février 2013


LOL 10 février 2013 à 5:53 #



Soral en mode j'ai peur pour mes couilles

Barnac Le Borgne 11 février 2013 à 7:20 #

C’étais surtout une invitation aux attardés de la LDJ pour venir le tabasser dans la librairie et créer un coup médiatique autour de sa personne. Vous remarquerez comme il donne l’adresse et la date avec précision… étrange pour quelqu’un "menacé de mort".

danslapeaudalainsoral 11 février 2013 à 7:23 #

Effectivement, et si c’est bien une manipulation que vous repérez ici, alors Soral joue la comédie dans la vidéo, et tout y est mensonge : les paroles, les intonations, les expressions.

Alty 11 février 2013 à 9:04 #

Je ne sais plus qui disait ça (peut-être Marc George), mais apparemment avant le jour de l’agression de la LDJ, Soral avait reçu une menace pour le cas où il irait dans cette librairie apparemment située à côté des locaux de la LDJ.
Il aurait persisté dans le but de déclencher une agression, ce qui explique qu’il a réussi à détaler aussi vite par la porte de derrière pendant que ses partisans et la libraire se faisaient passer à tabac.
A vérifier donc, mais ça ne me parait pas impossible.
Soral se ventait dans une vidéo que la LDJ ne l’avait pas atteind, normal, Soral courait plus vite. =)

 Barnac Le Borgne 11 février 2013 à 11:55 #

Oui moi aussi j’avais vu une vidéo à ce sujet il y a un moment. Le pire étant je pense qu’elle était de Jean Robin. Je n’en dirais pas plus sur ce personnage, je ne pourrais qu’être grossier).

Je ne retrouve plus la vidéo de Jean Robin, mais on peut refaire l’analyse de la vidéo de l’agression. Il est assez simple de démontrer la manipulation car les soraliens en ont trop montré:


- à 1:30 le soralien dit texto "de toute façon on savait qu’ils viendraient donc voilà". Ici ils le disent carrément, ils ont tendu un piège à la LDJ mais aussi au public et lecteurs de Soral. Le viril Soral a délibérément mis en danger son public ainsi que la librairie "d’une brave dame".

Ceci renforce mon impression sur le fait que Soral donne sciemment la date, l’heure et l’adresse de la librairie pour inciter la LDJ à venir lui faire coucou.

- On comprend mieux la présence et surtout la position du caméraman toujours prêt de la bonne porte de sortie dans tout les plans avant l’agression de la LDJ. Sachant par où il allait falloir se barrer.

- Soral qui disparaît mystérieusement au moment et après l’agression. Tout les blessé sont dans la cour, attendent les secours, la police, mais où est Soral ?! Réponse. A 0:14, vous verrez Soral partir avec un homme chauve à lunette. Ce dernier est bien visible dés le début (0:11) de la vidéo. Il se tient debout à côté de Soral et regarde vers la porte de sortie. C’est clairement un garde du corps, on le voit dans son maintient. Lors du départ de Soral (à 0:14 donc) vous voyez le garde du corps le pousser légèrement dans le dos du genre, "magne toi". Soral tient sa veste qu’il enfile comme s’il sortait et le public semble un peu perplexe. C’est juste après qu’entre la LDJ. C’est sans doute cela le macho viril, qui se barre (sachant très bien l’attaque imminente) avec son garde du corps pendant que des femmes se font tabasser. Lui qui nous parle tout le temps de confrontation physique…

- les militants d’Egalité et Réconciliation censés protéger la librairie devant l’entrée principale qui n’ont pas réagit expliquant ce commentaire (0:30) "mais qu’est ce qui foutait les mecs dehors merde putain ?!". En effet on se le demande ?

En sachant cela que pensez de la photo de Soral "agressé" par la LDJ ? http://www.coqgaulois.com/images/SoralAgression.jpg
Que penser du numéro que joue Soral à Science Po (0:50)


C’est assez ignoble lorsqu’on sait que tout les dégâts dont parle Soral à l’endroit indiqué ici ont été causé avant tout par lui.
Oui chez Soral TOUT est faux.

Barnac Le Borgne 12 février 2013 à 9:19 #

Autre chose:
- à 0:14 lorsque Soral est emmené vers la sortie arrière par son garde du corps, on entends distinctement:
"- je sais pas, je fais ce qu’on me dit". On peut facilement supposer que la question qui a motivé cette réponse était "qu’est ce qui se passe ?".
Cela démontre bien que l’on sentait que quelque chose n’allait pas, qu’une tension montait même à l’intérieur de la librairie.
La réponse de Soral est clairement un mensonge. En effet, il suffit de la mettre en parallèle avec la sortie du soralien à 0:30 "de toute façon on savait qu’ils viendraient (la LDJ) donc voilà ". Soral sait très bien ce qui se passe et trompe délibérément son public pour le faire rester sur place pendant que les membres de la LDJ arrivent armés de bâtons. Pendant ce temps notre monsieur tire sa révérence planqué derrière son garde du corps.
D’ailleurs en poussant plus loin on remarque que son garde du corps regarde toujours fixement la porte d’entrée avant le départ précipité de Soral. En général un garde du corps regarde la foule qui est proche de la personne dont il a la protection et pas au loin. En l’occurrence, le garde du corps aurait due regarder parmi la petite foule de la librairie face à Soral.
Sachant que l’arrivée de la LDJ est attendue, on peut présumer qu’il attend un signe… de la part des "mecs" de dehors dont un des soraliens se demande ce qu’ils « foutaient » (à 1:30) au moment de l’agression.
Ma théorie: les "mecs" de dehors ont fait un signe au garde du corps que la LDJ arrivait, celui-ci emmène alors Soral qui fait rester son public sur place, prêt à être passé à tabac. Le caméraman proche de la sortie de derrière reste pour réaliser les belles images des femmes tabassées à coup de bâton et faire passer Soral pour une "victime" sur le net.

danslapeaudalainsoral 12 février 2013 à 9:21 #

"à 1:30 le soralien dit texto "de toute façon on savait qu’ils viendraient donc voilà". Ici ils le disent carrément, ils ont tendu un piège à la LDJ mais aussi au public et lecteurs de Soral. Le viril Soral a délibérément mis en danger son public ainsi que la librairie "d’une brave dame".
Ceci renforce mon impression sur le fait que Soral donne sciemment la date, l’heure et l’adresse de la librairie pour inciter la LDJ à venir"
Ca crève les yeux ! Et effectivement le public est perplexe, Soral s’éclipse et les laisse se faire casser la gueule, on doit lui demander pourquoi il part car il répond : "Je ne sais pas, je fais ce qu’on me dit" (0:15)… quel salopard !

Barnac Le Borgne 12 février 2013 à 10:13 #
 
C’est clair quelle saloperie ce type. J’avais aussi remarqué cette petite phrase de Soral en réécoutant ce matin et tout se tient. C’est même incroyable qu’ils aient laissé tant d’éléments aussi compromettant pour le gourou dans cette vidéo.

Le mensonge, la manipulation, l’utilisation d’idiots utiles comme chair à canon, la victimisation sur-jouée. Tout ces procédés ignobles qu’il reporte sur les juifs, les sionistes et les mondialistes sont en fait les siennes.
Je ne plains absolument pas le public de Soral. En effet ceux-ci devaient s’attendre à ce genre de traitement lorsqu’on voit le mépris que Soral a régulièrement affiché à leur encontre.
Lors de sa conférence à Hong Kong à 51:35

Avec Pierro San Giorgio à 1:35. Passage culte où il reproche aux autres d’être mal élevé (pour les insulter), d’être dans le "moi je" (c’est l’hopital qui se fou de la charité), de ne pas laisser d’espace à l’autre. Soral attribu toujours aux autres ses propres vices.


J’avoue être très interrogatif sur ce public qui se fait cracher dessus et qui en redemande en applaudissant. Lorsqu’on se soumet à un tyran sans honneur et sans grandeur, il faut s’attendre à être le dindon de la farce.

jeudi 20 juin 2013

Connerie pontificale sur la magie

Le pape ami de la CIA, « Frank the First », a dit une très grosse connerie qui a été rapportée par l'officine de « sainte » propagande, Radio-Vatican. L'Argentin qui fut plus proche de Pinochet que de la théologie de la libération nous dit que « la prière, ce n'est pas de la magie ». Bien sûr, ce n'est pas nouveau, l'Église catholique a toujours eu cette position hypocrite qui affirme qu'elle ne fait aucune magie, bien qu'il faille impérativement du vin et du pain fait exclusivement d'eau et de froment pour que le Dieu soit présent le dimanche en avant-midi et qu'en plus, il faut absolument une « succession apostolique » pour que le tout soit « valide » (le fait même que l'Église parle de « validité » est déjà une preuve manifeste qu'elle fait dans la magie).

Bien sûr, si « Frank the First » nous dit que la prière et l'ensemble de l'Église, ce n'est pas de la magie, c'est parce qu'il estime que son institution religieuse est au-dessus de tout ce qui existe sur terre. Déjà, s'imaginer que toutes ces étoiles, ces planètes, ces galaxies et toutes les formes de vie qu'on y retrouve existent uniquement pour un homme mort sur une croix il y a deux milles ans et une institution dont le siège est à Rome, le tout sur une planète moyenne qui tourne autour d'une étoile jaune banale dans la banlieue éloignée d'une galaxie comme il y en a des milliers d'autres dans l'Univers, c'est d'une arrogance et d'un intégrisme aussi infini que peut l'être cet univers ou encore la bêtise humaine.

À propos, cet homme d'Église qui bénissait les avions de guerre qui allaient bombarder la Lybie de Kadhafi et assassiner sa famille jusqu'aux petits-enfants, ce n'était pas de la magie ? Non seulement, c'est effectivement de la magie mais en plus, c'est de la magie qui ne va pas dans le bon sens. Magie noire/sorcellerie vous avez dit ?

Pour finir, l'article présenté ici parle de « politeiste » mais probablement qu'il voulait dire « polythéiste ». Remarquons que lorsque l'Église catholique parle de « polythéisme », c'est presque toujours pour attaquer de façon malhonnête d'autres religions comme l'Hindouïsme, le Vaudou ou les religions africaines originelles (qui, comme le savent les gens renseignés, ne sont pas des « polythéismes », il y a toujours dans ces religions un être suprême, créateur du monde et seule véritable divinité auquel les devas, loas ou orishas lui sont inféodés, comme les anges dans la religion de « Frank »). Il en est de même quand l'Église catholique utilise le mot « syncrétisme », qui n'est toujours qu'un mot-valise facile pour tenter de discréditer ces courants religieux que la papauté et ses évêques veulent « tasser du chemin » sous prétexte « d'évangélisation » (en vérité, de prosélytisme), comme quand cette même institution utilise le mot « superstition ».


--- "La prière, ce n'est pas de la magie"---

Paru sur le site en français de Radio-Vatican le 20 juin 2013
 
La prière n’est pas une chose magique, on ne fait pas de la magie avec la prière”. Une phrase parmi tant d’autres de l’homélie du Pape François jeudi matin durant la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. Le Pape a tenu à parler de la prière du « Notre-Père ». « Jésus, soulignait le Pape, nous donne un conseil pour prier : ne pas gaspiller les paroles, ne pas faire de bruit, le bruit de la mondanité, les bruits de la vanité et il a fait comprendre que la prière n’est pas une chose magique, on ne fait pas de magie avec la prière ».

« Mais suis-je en train de prier ? le Dieu tout puissant ? trop lointain, a souligné le Pape. « Je ne le sens pas. Jésus non plus ne le sentait pas. Qui suis-je en train de prier? Le Dieu cosmique? Un peu habituel, à cette époque, non? Cette mode politeiste qui arrive avec cette culture light…toi tu dois prier le Père! C’est une parole forte “Père”. Tu dois prier celui qui t’a généré, qui t’a donné la vie, à toi. Non pas à tous : à tous c’est trop anonyme ».

Le Pape a de nouveau souligné qu’on ne pouvait prier en ayant des ennemis dans le coeur. Et d’ajouter : « Père, moi je ne peux dire Père, cela m’est impossible ». « Je ne peux dire Notre, parce que un tel et un tel m’ont fait ceci ou cela. Et donc ce n’est pas possible » « Ils doivent finir en enfer non ? Ils ne sont pas mes amis ». « C’est vrai, ce n’est pas facile » a ajouté le Pape. « Mais Jésus nous a promis l’Esprit Saint : c’est Lui qui nous enseigne, de l’intérieur, du cœur, comment dire « Père » et comment dire « Notre ».

dimanche 16 juin 2013

Une attaque bête et vicieuse contre le Vaudou par un média maghrébin

Un bien vilain article que la Jérusalem des Terres Froides tient ici. D'habitude, lorsqu'on retrouve des mauvais usages du mot « vaudou », c'est pour décrire brièvement un acte de magie. Mais cette fois, c'est vraiment une charge à fond de train car tous les gestes criminels rapportés sont qualifiés de « rites Vaudou » (l'expression revient deux fois). L'article vient du quotidien maghrébin Lemag et il a été repris par Slate Afrique (la photo se retrouve aux deux sites). Les caractères gras proviennent de l'original et on y voit tout l'aspect sensationnaliste de la chose. Ce à quoi nous avons affaire ici est un réseau de prostitution basé sur une ambiance sectaire. La manipulation mentale est un outil précieux pour ce genre d'activité criminelle mais cela n'a rien à voir avec la religion vaudou. Il est fort regrettable qu'un média maghrébin, conscient de l'anti-Islam enragé qui se diffuse en Occident, se retourne et lui-aussi s'en prend bêtement à une autre religion diabolisée par les oligarchies mondialistes. Ceci dit, il n'est pas impossible que ce gang utilise réellement des techniques magiques dans leurs procédés, mais cela ne se rapporte pas davantage à la religion vaudou.

---Un gang nigérian de rite Vaudou entretient un réseau de prostitution en Espagne via le Maroc---

Par Larbi Amine
Paru dans Lemag le 3 juin 2013 et repris par Slate.fr.

Lemag : Les gangsters commandés par une femme, faisaient transiter des femmes prostituées du Nigeria, vers le Maroc et puis sur des pateras vers l’Espagne.

Un gang nigérian de rite Vaudou entretient un réseau de prostitution en Espagne via le Maroc

La police espagnole a annoncé, aujourd’hui, avoir démantelé un réseau de trafic d’être humains, destinés à des activités de prostitution.

Le réseau est nigérian, commandé par une femme de la même nationalité, qui pratiquaient, selon les enquêteurs espagnoles, des rites Vaudou, pour maintenir sous contrôle, les femmes esclavagées, appâtée au Nigeria par des promesses de gains financiers, et rapidement détenues et réduites en esclavage, pour être emmener clandestinement de force, via l’Algérie, au Maroc.

Une fois sur place, des traversées sur patera sont organisées pour faire échouer les victimes sur les côtes espagnoles, où d’autres nigérians, membres du gang, viennent les charger dans des véhicules et les emmènent à leur repaire en Espagne.

Selon le réseau Sky News, les prostituées sont alors victimes d’exactions physiques : Des brulures au 2ème degré, faits, avec des fer à repasser, à différents endroits de leur corps, dans le cadre de rites Vaudou, pratiqué pour garantir leur soumission.

La patronne du gang, les forcent à donner des morceaux de leurs cheveux et ongles, pour les utiliser dans des magies noires, leur faisant croire, qu'avec, elle peut leur nuire, si jamais elles décidaient de fuir le réseau.

Ses femmes une fois, 'ensorcelées', sont alors déployées comme travailleuses du sexe, à Malaga et à Barcelone.

La police espagnole indique avoir arrêté 6 individus, présumés membres directeurs de ce réseau.

vendredi 14 juin 2013

Nouvelle diffamation du Vaudou par un mass-média occidental (2)

Hier la Jérusalem des Terres Froides présentait un article en provenance de Belgique où un mass-média utilisait le mot « vaudou » dans un synonyme de « sorcellerie » ou de « magie noire ». Aujourd'hui nous avons un nouvel article du même pays, sur cette même affaire et utilisant le même mot dans la même signification que Sudinfo.be. Heureusement que le ridicule ne tue pas car dans ce cas-ci, ce serait un coup dur pour les mass-médias belges. On nous parle de Sénégalais faisant des incantations « vaudou » et pourtant, d'aussi loin que l'auteur de ces lignes sache, les Sénégalais ne pratiquent pas la religion vaudou mais plutôt l'Islam. Et qu'est-ce qu'elles avaient de particulier ces « incantations » pour qu'elles soient qualifiées ainsi ? Elles faisaient appel à Papa Legba, à Erzuli Dantor ou au Baron Samedi ? Allons donc, comme la JTF l'a indiqué hier, il s'agit ici d'un conditionnement pavlovien pour diaboliser cette religion par ces oligarchies mondialistes qui veulent se venger d'elle et éviter que les populations s'intéressent à leur plein potentiel magique/psychique (ce qui ne manquerait pas de les délivrer des mensonges de l'inféodation mondialiste).

Voici l'article incriminé et pour le reste, la Jérusalem des Terres Froides reste vigilante sur ce sujet.

---Sursis pour le violeuraux incantations Vaudou---

Par B.L.
Paru dans L'Avenir le 14 juin 2013

NAMUR - Le soir du 21 février 2009 est un soir a priori comme tant d’autres pour Fabienne, étudiante à Namur. En ribote avec une amie, elle fait la connaissance de deux jeunes gens d’origines sénégalaises dont Amadou.

Après un bref passage au kot de Fabienne, la bande sort danser. Au fil de la soirée, les deux hommes cherchent à flirter et se font de plus en pressants. Lourds. Les deux amies décident de s’éclipser.

Plus tard dans la nuit, les fêtards rejoignent Fabienne chez elle, le râteau visiblement mal digéré. Ils la convient à boire un café au domicile de l’un deux. Elle accepte et une fois le breuvage ingurgité, la tête lui tourne. C’est là qu’Amadou commence à proférer des incantations Vaudou. Rapidement, Fabienne plonge dans un état second. Amadou invite alors la jeune fille dans sa chambre et commence à la masser. Cela dérape et se transforme en attouchements et viol.

Si son complice a écopé de 2 ans de prison pour des sévices similaires commis sur l’étudiante, Amadou a fait opposition à sa première peine  : 4 ans de prison. Un nouveau jugement a été prononcé par Marie-Cécile Matagne, hier matin.

Le tribunal a retenu les souffrances physiques et psychologiques occasionnées à la victime et l’abus par le prévenu de la crédulité de la jeune fille. Mais il souligne l’absence d’antécédent du prévenu et assortit sa peine de quatre ans d’un sursis de cinq ans pendant lequel il devra respecter plusieurs conditions comme suivre une guidance sociale et une formation socio-éducative.

B. L.

jeudi 13 juin 2013

Nouvelle diffamation du Vaudou par un mass-média occidental

La Jérusalem des Terres Froides reprend l'une de ses premières vocations qui est de dénoncer les mass-médias occidentaux qui utilisent le terme « vaudou » en synonyme péjoratif de sorcellerie, magie noire, crime rituel, empoisonnement, etc. Dans le cas d'aujourd'hui, c'est la publication belge Sudinfo.be qui présente un viol avec l'usage d'un stupéfiant comme étant un « rituel vaudou » parce qu'il a été commis par un Congolais et un Sénégalais et qu'il y aurait eu « incantations » (expression qu'il est facile d'abuser s'il en est une). Encore une fois, le terme « vaudou » n'est pas approprié et cette utilisation imbécile, pour ne pas dire malveillante et criminelle, du nom de cette religion pour du sensationnalisme fera comme d'habitude son oeuvre de salissage dans les populations pas informées. Déjà à l'heure où l'article est recopié ici, nous avons droit à un commentaire de quelqu'un qui a bien assimilé le conditionnement pavlovien « vaudou = mal », un certain « Khedive Le » qui a écrit : « rituel VAUDOU retourne dans ton pays putain de singe ». L'administrateur de la JTF ne serait même pas surpris s'il venait à apprendre un jour que l'utilisation du mot « vaudou » dans un sens négatif soit consciemment voulu par les mass-médias afin d'entretenir la haine et le racisme pour des raisons de contrôle social par les oligarchies mondialistes. Sans compter que cette même pratique permet de décourager les gens de s'intéresser à la magie, au métapsychique, à l'ésotérisme, à l'ensemble du potentiel humain et ainsi continuer à les garder en état de sujétion.

---Quatre ans de sursis pour avoir violé une étudiante sous rituel vaudou après une sortie à Namur---

Publié par Sudinfo.be le 13 juin 2013

Un homme d’origine sénégalaise a écopé jeudi de quatre ans d’emprisonnement avec sursis probatoire au tribunal correctionnel de Namur pour avoir violé une étudiante après lui avoir fait des incantations le 21 février 2009.

Deux prévenus étaient impliqués dans ces faits. En février 2011, l’un d’eux, un Namurois d’origine congolaise, avait été acquitté mais la cour d’appel l’avait ensuite condamné à deux ans d’emprisonnement ferme.

Son comparse, le prévenu qui comparaissait jeudi, défaillant aux précédentes audiences, avait écopé de quatre ans d’emprisonnement ferme. Il avait fait opposition mais, en mai dernier, le parquet requérait néanmoins la confirmation de cette peine.

L’étudiante et une de ses amies avaient rencontré les deux hommes lors d’une sortie à Namur. Les jeunes filles étaient ensuite rentrées chez elles. Mais pendant la nuit, les deux prévenus étaient revenus au kot de l’étudiante pour l’inviter dans l’appartement du Sénégalais. La jeune fille avait accepté.

L’un des deux hommes lui avait servi un «café» et elle était alors tombée dans un état second sans pouvoir réagir. Le Sénégalais avait prononcé des incantations et emmené l’étudiante dans sa chambre pour lui faire des «massages». Ceux-ci s’étaient transformés en attouchements et viol.

Le tribunal a retenu les souffrances physiques et psychologiques occasionnées à la victime et l’abus par le prévenu de la crédulité de la jeune fille. Le tribunal retient toutefois l’absence d’antécédent du prévenu et assortit sa peine de quatre ans d’un sursis de cinq ans pendant lequel il devra respecter plusieurs conditions comme suivre une guidance sociale et une formation socio-éducative.

mardi 11 juin 2013

Les bahaïs lavent-ils plus blanc que blanc ?

Aujourd'hui dans son Iran-bashing régulier, La Presse nous présente les bahaïs, « minorité religieuse persécutée par le régime des mollahs ». Ça fait maintenant quelques années que l'administrateur de la Jérusalem des Terres Froides se pose des questions sur ce mouvement. Il existe un centre bahaï à Montréal sur l'Avenue des Pins entre les rues Saint-Denis et Saint-Laurent. Ce groupe a environ une centaine d'années, il est né en Iran et après les tribulations de son fondateur, son siège social se situe maintenant à Saint-Jean d'Acre en Palestine occupée.

Un bahaï que l'auteur de ces lignes a rencontré lui a expliqué que les membres n'adhèrent jamais aux partis politiques car ceux-ci représentent la division et l'affrontement. Il lui a dit également que le mouvement refusait les donations des non-membres et qu'il n'y avait aucun réel rituel commun, la prière de tous se faisant en privé. À part ce témoignage, il y eut également un article élogieux sur les bahaïs dans le Monde Diplomatique, La foi baha'ie contre les fanatismes, de William S. Hatcher, paru dans l'édition de juillet 1999 et dans le recueil bi-mensuel Manière de voir no.48, L'offensive des religions (nov-déc 1999, p.70-72). Cet article fut très apprécié par le mouvement, l'homme rencontré a remis à notre administrateur une copie de celui-ci. On remarque également qu'à l'intérieur-même de l'article, on y apprend par une note de bas de page (6) que M.Hatcher a déjà co-écrit un livre à la Maison d'éditions baha'ie, paru à Bruxelles en 1998, La foi baha'ie, l'émergence d'une religion mondiale.

Puis quelques temps plus tard, mais il y a de cela une bonne dizaine d'années, l'auteur de ces lignes a rencontré pendant une soirée un houngan vaudou haïtien en voyage au Québec pour un échange culturel. Celui-ci lui a raconté une drôle d'anecdote sur les bahaïs. Il a raconté que des membres sont venus à son hounfor en banlieue de Port-au-Prince pour des raisons de rapprochement et de dialogue entre les religions, celui-ci les a invité à une cérémonie le soir même, ces derniers ont participé et y ont eu vraiment beaucoup de plaisir, et qu'ils se sont fait chicané par leurs supérieurs le lendemain. Lorsqu'il en était rendu à ces supérieurs, notre houngan riait aux larmes, visiblement au souvenir d'un événement comique. L'administrateur de la JTF n'a jamais revu cet homme et bien sûr n'a jamais pu vérifier ses dires mais ça fait partie des expériences de Charles Tremblay avec le bahaïsme.

Depuis, il y a toute la prise de conscience de ce que signifie la Palestine occupée par l'entité sioniste. Les bahaïs ont leur siège social, la Maison universelle de Justice, au beau milieu de l'injustice la plus criante des 65 dernières années et il n'y a aucun souvenir chez l'auteur de ces lignes concernant une dénonciation rigoureuse de cet état de fait de la part du conseil des 9 qui dirige le mouvement.

Il y a l'historien des religions Arnold Toynbee qui avait dit du bahaïsme à Constantinople le 12 août 1959 : « La foi baha'ie est une religion indépendante, au même titre que le christianisme, l'islam et les autres grandes religions. Ce n'est pas une secte d'une autre religion; c'est une religion distincte qui a le même statut que les autres religions officielles ». L'administrateur a également un vague souvenir comme quoi Toynbee aurait dit que cette religion suivait exactement la voie des grandes religions monothéistes, ou quelque chose d'autre du même genre. Ceci dit, cet homme est un Britannique qui a travaillé pour le Foreign Office de son pays, c'est déjà assez pour le rendre très suspect de complicité avec le mondialisme et que son intérêt pour le bahaïsme ne soit pas gratuit et spontané.

Alors donc voici La Presse inconditionnellement atlantiste/sioniste qui nous parle de la « persécution » des bahaïs en Iran dans une époque où tout est fait en Occident pour trouver des défauts à ce pays. Dans l'absolu, il est possible que les autorités iraniennes soient effectivement injustes envers ce mouvement mais il faut rester conscient également de la perversité des mass-médias d'ici. Dans le cas qui nous occupe actuellement, cet article de Laura-Julie Perreault se situe dans l'offensive que lanceront les CNN, BBC, SRC and co. lors des prochaines élections iraniennes, où ils comptent refaire le coup de 2009 sur les soi-disants fraudes électorales et la prétendue répression sauvage des manifestations par le régime (le coup monté de toutes pièces appelé Neda). Notons également que l'article de la Perreault cite Human Rights Watch, une pseudo-ONG notoirement connue pour être sous contrôle de la CIA, avec le National Endowment for Democracy, le Albert Einstein Institute, l'Open Society de George Soros, Amnesty International, etc.

Plus le temps passe et plus le responsable du site se pose des questions sur cette « religion » qui semble laver plus blanc que blanc...

Bahaïs d'Iran : une minorité religieuse « blâmée pour tout »

Par Laura-Julie Perreault
Paru dans La Presse le 11 juin 2013

Lors des débats télévisés au cours desquels les huit candidats à la présidence iranienne se sont fait face, il a été question de nucléaire, de culture et même de droits de la personne. Mais un sujet est resté loin des échanges: le sort des bahaïs, la plus grande minorité religieuse de l'Iran.

Erfan* pensait que lui et sa famille avaient vécu toutes les humiliations possibles en Iran.

Son petit frère et sa cousine ont été expulsés de l'école secondaire. À 12 ans, il a dû écouter en silence un de ses enseignants raconter comment il avait agressé ses coreligionnaires. «Il disait avec fierté qu'il avait brûlé plusieurs mécréants à Yazd», raconte le jeune homme, rencontré dans un café montréalais.

À l'âge adulte, Erfan a perdu un emploi de dentiste, les autorités craignant qu'il utilise ses contacts avec ses patients pour les convertir.

Chaque fois, la même justification: Erfan et sa famille appartiennent à la plus grande minorité religieuse du pays, les bahaïs.

Un «culte» plutôt qu'une religion

On compte aujourd'hui en Iran entre 300 000 et 350 000 croyants de cette religion monothéiste. La République islamique, qui affirme tolérer les autres minorités religieuses, dont les chrétiens et les zoroastriens, n'a jamais caché son animosité à l'égard de la foi bahaïe, qu'elle considère comme un «culte» plutôt que comme une religion.

Depuis la révolution de 1979, les bahaïs voient leurs droits rétrécir comme peau de chagrin. Il leur est notamment interdit d'occuper des postes dans le gouvernement de la République islamique et quasiment impossible de compléter un diplôme universitaire, constate l'organisation Human Rights Watch.

«Après l'arrivée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, les choses se sont corsées davantage», note Erfan, qui pensait alors avoir tout vu. Il y a cinq ans, en mai 2008, les forces de l'ordre ont arrêté sept des leaders élus de la communauté bahaïe.

Condamnés à 20 ans de prison pour «propagande contre la République islamique», ils sont toujours derrière les barreaux, et ce, malgré les appels répétés de la communauté internationale.

En sécurité à Montréal

Erfan a lui-même passé une dizaine de jours en prison. «La personne qui m'interrogeait me disait qu'il était Dieu pour moi. Qu'il pouvait me garder en prison jusqu'à la fin de ma vie», raconte aujourd'hui le nouveau Montréalais qui, après avoir été libéré, a décidé de faire le voyage vers le Canada.

«Je me sens en sécurité ici, mais je me demande toujours ce que vivront les autres bahaïs. Une dizaine de mes amis sont en prison. En quittant l'Iran, je laisse le gouvernement mettre plus de pression sur ceux qui restent», confie le jeune homme, convaincu que l'objectif premier des autorités iraniennes et de voir les adeptes du bahaïsme boucler leurs valises.

Que changeront les élections pour les bahaïs d'Iran? Dans le meilleur des cas, pas grand-chose, note Erfan.

Faute d'espérer une amélioration, l'Iranien espère que la situation ne dégénérera pas, notamment si les jeunes manifestent comme en 2009 au lendemain des élections. «Quand il se passe quelque chose dans le pays, les bahaïs sont blâmés pour tout», dit-il.

* Pour des raisons de sécurité, le nom de la personne interviewée et certains détails à son sujet n'ayant aucun impact sur le sens de ses propos ont été modifiés.

L'envoûtement des élites dites « démocratiques »

Le 11 août 2012, la Jérusalem des Terres Froides présentait un texte de Guillaume de Rouville qui décrit de façon plus réaliste que Salim Laïbi ce que l'on pourrait appeler la « sorcellerie des élites ». Notre auteur récidive avec un nouveau texte qui, bien qu'il soit déjà sur plus de cinq sites différents, est considéré comme si pertinent par l'administrateur de la JTF qu'il a décidé de le relayer ici.

Ce texte plutôt long et très dense mérite d'être imprimé sur papier pour sa compréhension approfondie et pour sa préservation.



---L’Oligarchie a fait un rêve…  le mythe de la démocratie occidentale---




Paru sur Agoravox et Mondialisation.ca le 19 avril 2013, sur Le Grand Soir le 22 avril 2013, sur L'idiot du village le 30 avril 2013 et sur Les 7 du Québec le 9 juin 2013.

Un biais nécessaire

La démocratie occidentale est-elle le résultat heureux du long malheur des peuples ? Ces peuples ont-ils lutté pour obtenir des droits et jouir de leurs fruits après les avoir courageusement arrachés des mains de leurs maîtres avares de bons sentiments ? Autrement dit, ces peuples ont-ils réussi à faire plier les oligarchies devant la puissance de leurs aspirations démocratiques et les oligarchies ont-elles rendu l’âme en vomissant sur la place publique la liberté, l’égalité et la fraternité universelle comme autant de tribus de leur soumission aux nouveaux maîtres de la terre – les peuples souverains – dont nous serions les héritiers ?

Plutôt que de flatter notre ego citoyen et de nous conférer une puissance que nous nous supposons en attribuant aux peuples – auxquels nous nous identifions – le rôle principal dans le torrent démocratique qui a submergé l’Occident aux cours des deux derniers siècles, exerçons notre mauvais esprit – critique, il va sans dire – sur nous-mêmes et prenons à partie le mythe de nos origines.

Au lieu de voir la démocratie comme le résultat d’une succession de conquêtes glorieuses remportées par le peuple, conscient de sa force, sur l’inertie d’une oligarchie arc-boutée sur ses privilèges, voyons le processus de démocratisation occidentale comme la suite d’adaptations entreprises par l’oligarchie pour consolider sa domination et se préserver des éruptions populaires trop débordantes d’empathie révolutionnaire.

Parions qu’en partant de ce point de vue – méthodologique – nous constaterons, avec trouble et peut-être une certaine amertume, que l’oligarchie n’as pas cédé une once de son pouvoir au peuple en lui offrant généreusement des droits, des institutions, des représentations démocratiques au sein du carcan capitaliste libéral qui a pris forme tout au long de l’évolution moderne des sociétés occidentales.

En adoptant cette perspective, nous ne cherchons pas à désenchanter les luttes politiques et sociales qui n’auraient été, jusqu’à présent, que des instruments aux mains de l’oligarchie occidentale lui permettant de se maintenir au pouvoir. Nous souhaitons simplement souligner que ces luttes, si elles n’ont pas été inutiles pour certains peuples ou certaines portions du peuple, si elles n’ont pas été dépourvues de moments collectifs fraternels et héroïques, si elles ont pu remporter des victoires importantes ici ou là, elles n’ont jamais atteint le cœur même du problème des sociétés occidentales qui se parent de toutes les vertus démocratiques : la domination d’une oligarchie qui règne sans partage – équitable – sur l’ensemble des pouvoirs politiques, économiques et culturels et qui n’octroie à ses ouailles que ce qu’elle croit bon devoir lui concéder, à savoir, les miettes de l’orgie capitaliste.

Guernica800w

À l’origine de la démocratie… l’oligarchie

La démocratie occidentale ne s’est pas construite contre l’oligarchie, mais avec sa complicité. Pire encore, l’oligarchie est à l’origine même de la démocratie moderne. Elle a, par conséquent, façonné la démocratie à son image afin qu’elle serve ses intérêts particuliers. La démocratie occidentale en porte la marque (le système représentatif) ; nos institutions en ont les stigmates (un multipartisme de façade ; des droits et des libertés impuissants contre les fondamentaux libéraux de l’oligarchie ; l’argent comme carburant de la vie politique ; une répartition très inégalitaire des richesses produites, etc.).

L’oligarchie a su faire siennes toutes les revendications populaires pour les orienter en sa faveur ou pour les vider d’une partie de leur substance corrosive ; elle a pu insuffler les changements démocratiques de manière à ce qu’ils ne remettent en cause ses fondamentaux qu’à la marge. L’oligarchie a réussi à se fondre dans le moule démocratique et à s’en faire un bouclier qui la protège des colères populaires.

Ce point de vue devrait nous permettre de comprendre pourquoi les démocraties occidentales commettent de manière régulière des crimes de masse au nom de leurs peuples et des valeurs démocratiques sans que les opinions publiques ne s’en émeuvent outre mesure ; pourquoi elles peuvent utiliser sans vergogne le chaos et la guerre dans les relations internationales pour maintenir leur prééminence sur les affaires du monde ; pourquoi les États-Unis peuvent massacrer des centaines de milliers de civils innocents sans honte bue en Irak, en Afghanistan ou ailleurs ; pourquoi la France peut se rendre coupable de complicité de génocide au Rwanda sans qu’aucun de ses dirigeants ne soient poursuivis en justice ; pourquoi Israël peut procéder à un lent génocide contre le peuple palestinien avec bonne conscience et la complicité des milieux médiatiques qui ne pipent mot ; pourquoi les Occidentaux s’allient avec l’islamisme radical pour détruire des pays comme la Libye et la Syrie tout en se prétendant les anges gardiens de l’innocence et du bien, etc.

Toutes ces contradictions apparentes entre les principes des Lumières affichés par les sociétés occidentales et leurs actions politiques et géopolitiques concrètes s’expliquent, notamment, parce que l’oligarchie est au cœur même des démocraties occidentales, qu’elle en est l’architecte et le metteur en scène qui écrit le scénario de son évolution. La démocratie représentative occidentale n’entrave ni la puissance de l’oligarchie ni l’expression de ses vices et de ses dérives. Elle en est, au contraire, l’instrument privilégié.

Car, nous le verrons, la démocratie occidentale, à la fois instrument de protection et de domination de l’oligarchie libérale, donne une force légale et morale aux prédations de nos élites. Par le système de la représentation, les peuples offrent leur caution morale aux choix de leurs mandataires qui prétendent agir en leur nom, ce qui n’est d’ailleurs guère contestable d’un point de vue légal. De la sorte, les crimes de l’oligarchie sont aussi les nôtres, puisqu’ils sont l’œuvre de nos représentants et que nos protestations face à leurs actions criminelles se traduisent généralement par leur réélection ! Quelques fois, cependant, il arrive qu’un des mauvais génies de l’oligarchie soit sacrifié par ses pairs et soit mis à l’écart. Mais, dans ce dernier cas, il est généralement prestement remplacé par un autre démocrate aux mains sales qui poursuit allègrement l’œuvre de son prédécesseur.

Enfin, ce point de vue nous aidera peut-être à comprendre l’ampleur de l’effort qu’il reste à accomplir pour tenter l’aventure démocratique contre le principal obstacle à l’abolition des contradictions et des ambiguïtés des sociétés occidentales : le pouvoir inébranlable de l’oligarchie. Cela nous permettra de percevoir l’impasse qu’il y a à jeter toute son énergie combative dans des luttes périphériques sociétales (pour ou contre la peine de mort, l’interdiction du port du voile à l’école, le mariage gay, etc.) qui n’atteignent pas, ni ne cherchent à atteindre, le cœur de ce pouvoir.

Un marché de dupes

Remontons, un instant, à aux révolutions française et américaine pour illustrer notre propos.
Au pays des droits de l’homme… on tire sur le peuple…

Dans la France du 18ième siècle finissant, nous voyons une ancienne oligarchie aristocratique, fatiguée, divisée et moribonde qui cède la place à une oligarchie bourgeoise conquérante et sûre d’elle-même. Cette dernière n’a, depuis lors, pas quitté les rênes du pouvoir. Après avoir fait fortune dans le commerce triangulaire, avoir amassé des montagnes d’or en commettant des crimes de masse aux quatre coins du monde (du continent américain à l’océan Pacifique), il fallait que l’oligarchie bourgeoise enrobe ses succès du sceau de valeurs universelles. À l’onction divine de l’ancienne oligarchie, la nouvelle classe dirigeante voulait lui substituer l’onction populaire.

La classe bourgeoise a su habilement jeter le peuple dans la rue pour lui faire accomplir la sale besogne qu’elle n’aurait jamais pu mener à bien elle-même sans tâcher ses nouveaux habits de maître : saigner les corps en décomposition de l’Ancien Régime et anéantir les symboles d’un pouvoir qui avait déjà changé de mains, tout en faisant la démonstration que la démocratie directe est synonyme de terreur, de chaos et de sang. D’une certaine manière, il s’agissait d’avilir le peuple et ses aspirations légitimes, d’entacher ses rêves de démocratie avec le sang de ceux que la nouvelle oligarchie voulait chasser du pouvoir. Il s’agissait, ainsi, d’enterrer toute idée de démocratie directe sous les dépouilles fumantes des anciens ordres faillis. Subtile manœuvre de l’oligarchie bourgeoise qui a feint de donner le pouvoir au peuple pour le lui retirer ; démonstration aussi de son jeu pervers et violent pour asseoir sa légitimité. La tête du Roi ne lui suffisait pas ; il lui fallait celles des révolutionnaires, gueux ou bourgeois, qui avaient épousé trop étroitement la cause du peuple et des misérables.

À partir de la Révolution française, et grâce au système de la démocratie représentative, l’oligarchie pourra réprimer dans le sang toute révolte populaire au nom de la souveraineté du peuple : en juin 1848 c’est au nom du peuple que le républicain Cavaignac ira gaiement massacrer les masses populaires en plein Paris ; en mai 1871, ce sont les hommes de la future Troisième République qui organiseront les battues contre les Communards et s’acharneront sur leurs corps et leur mémoire. Aujourd’hui, en digne héritière de l’ire oligarchique, c’est au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que la France envoie à la mort Libyens et Syriens et procède au dépeçage de leurs pays respectifs avec l’aide de milices terroristes wahhabites.

Le génie de l’oligarchie a été d’octroyer des droits aux peuples quémandeurs. Le droit n’est jamais qu’une promesse que personne n’est tenu d’accomplir. C’est un espoir qui ne coûte pas grand-chose à la nouvelle religion laïque qu’est la démocratie représentative et qui ne menace pas l’ordre oligarchique. Une démocratie juridique, mais pas réelle, voilà le chef d’œuvre de l’oligarchie capitaliste naissante. Le peuple aura des droits, mais pas toute la réalité de la chose. Les droits sont impuissants à rattraper le réel, et tant pis si le peuple continue à lui courir après.

Dans la patrie des braves… il y a des maîtres et des esclaves…

De l’autre côté de l’Atlantique, au commencement de la jeune république américaine, les élites ont passé un marché – à la bourse des valeurs humaines – avec leur peuple, dont la philosophie pourrait se résumer en ces mots : « vous nous laissez massacrer les Indiens pour étendre notre horizon, vous nous permettez d’utiliser le travail gratuit de millions d’esclaves pour cultiver ces vastes territoires et en échange nous vous octroyons des droits politiques et économiques ».

Pour prendre la place de l’oligarchie anglaise sur le territoire nord américain, il fallait que l’élite américaine parvienne à faire passer ce marchandage pour une émancipation du peuple. Il ne s’agissait, cependant, que d’officialiser la substitution d’une oligarchie lointaine par une oligarchie locale (i) qui souhaitait acquérir davantage de terres (notamment au détriment des Indiens qui avaient obtenu de l’Angleterre, en 1763, la fin de l’expansion territoriale des colonies), (ii) qui cherchait à s’acquitter de moins d’impôts et de taxes et (iii) qui voulait se réserver les richesses tirées de l’esclavage. Pour ne pas mettre en avant les revendications matérielles de l’oligarchie américaine, ce qui eut paru égoïste et aurait réduit l’opposition entre l’Angleterre et ses colonies à une querelle de rentiers, il fallait mettre en scène le peuple et prétendre défendre des valeurs universelles et une cause morale allant au-delà de l’esprit de conquête et de rapine d’un petit groupe de privilégiés, grands possédants et propriétaires d’esclaves comme George Washington et Thomas Jefferson. Pour réussir, il fallait à la fois que le peuple se croit opprimé par ses lointains maîtres, qu’il joue le rôle qu’on voulait qu’il tienne, qu’il se contente de droits politiques et économiques qu’il possédait déjà et qu’il consacre la domination de son oligarchie locale. En soulevant le peuple contre les maîtres anglais on lui donnait le sentiment que ses donneurs d’ordre américains partageaient les mêmes intérêts et qu’une fois libéré des chaînes du Roi George (troisième du nom) le peuple serait maître de son propre destin sous la figure tutélaire du Président George Washington.

En 1980, l’historien et essayiste américain Howard Zinn publiait « Une Histoire Populaire des États-Unis »[1], livre fondateur qui devait marquer un tournant dans l’historiographie consacrée au Pays à la Bannière étoilée, terre autoproclamée de la liberté et patrie des braves[2]. Jusque-là, l’histoire des États-Unis avait été principalement écrite du point de vue de ceux qui avaient largement bénéficié des retombées de son capitalisme conquérant. À lire la plupart des historiens américains avant Howard Zinn, il semblait que les États-Unis étaient une nation pleine de héros surhumains ayant achevé d’accomplir la perfection humaine, œuvre laissée en jachère par un Dieu imparfait.

Howard Zinn opère un renversement de perspective et décrit l’Histoire de l’Amérique, puis des États-Unis, du point de vue de ses victimes, depuis l’arrivée des occupants européens jusqu’à nos jours. L’histoire ainsi décrite ressemble moins à une épopée grandiose où les héros succèdent aux héros[3] qu’à une longue série de crimes et de malheurs dont sont victimes les plus nombreux. Ainsi, sont évoqués les massacres des Indiens, leur déportation et la confiscation systématique de leurs terres, le commerce transatlantique avec ses cargaisons d’humanité bafouée, l’esclavage avec le labeur forcé et gratuit de millions d’êtres humains[4], puis les répressions sanglantes des travailleurs des classes laborieuses tout au long des 19ième et 20ième siècles et, enfin, la misère dégradante dans laquelle vivaient – et vivent encore – des dizaines de millions de citoyens américains ou d’immigrés victimes de la réussite des autres, forcés de travailler dès le plus jeune âge et de se tuer à la tâche pour que le puissant accumule richesses et honneurs. Howard Zinn nous fait bien comprendre, que c’est sur ces crimes et malheurs que la puissance du pays s’est bâtie au profit d’une minorité prospère et égoïste.

Les droits n’ont été octroyés que pour moraliser et justifier l’exploitation des plus faibles et donner à cette exploitation le sceau démocratique qui permettra de prétendre qu’elle est le résultat de l’expression de la souveraineté populaire. Ce n’est plus Dieu et son représentant sur terre qui exigent une société de maîtres et d’esclaves, de dominants et de dominés, de bienheureux et de damnés, c’est le peuple lui-même pris au piège de sa propre souveraineté dans un système de démocratie représentative qui offre à ses représentants les clefs de sa propre servitude.

Des droits sur mesure pour le marché

Des deux côtés de l’Atlantique, l’éventail des droits sera, cependant, élargi progressivement au cours des deux siècles qui se sont écoulés depuis les révolutions américaine et française. Une plus grande portion du peuple pourra goûter à l’expression concrète de ses droits dans sa vie quotidienne. Mais il ne s’agira jamais que d’une reconnaissance, par l’oligarchie, des évolutions des besoins du capitalisme occidental, qui repose toujours davantage sur la solvabilité réelle ou artificielle – par l’endettement – d’une base toujours plus large de consommateurs. Au fur et à mesure de l’extension des moyens de production elle étendra son marché en octroyant des droits à des composantes du peuple qui en étaient privées jusque-là  – comme les noirs ou les femmes – non pas en raison d’un amour immodéré pour ces catégories sociales et humaines opprimées, mais pour élargir l’aire de jeu du capitalisme marchand.

Si les peuples occidentaux ont été tant choyés pendant les Trente Glorieuses ce n’est pas parce que les valeurs démocratiques envahissaient l’oligarchie ou que celle-ci avait perdu du terrain, mais (i) parce qu’il fallait reconstruire un monde en ruine, la ruine n’étant pour l’oligarchie dominante qu’une source d’opportunités supplémentaires ; (ii) que le capitalisme de la séduction - dont les mécanismes ont été finement décortiqués par le sociologue Michel Clouscard – avait besoin de libérer l’individu occidental d’un certain nombre de contraintes culturelles (notamment sexuelles) pour étendre l’emprise du marché (et transformer le citoyen bon père de famille en un consommateur pulsionnel) ; et (iii) que l’Occident devait maintenir un avantage comparatif par rapport à l’Union Soviétique et au monde des non-alignés pour promouvoir son modèle de développement.

Après s’être hissée à la tête de l’oligarchie occidentale en 1945, l’élite américaine pouvait bien concéder quelques droits. Après avoir financé tous les belligérants, y compris Hitler et l’industrie de guerre allemande, l’oligarchie américaine pouvait récupérer le sceptre de l’élite mondiale et s’imposer économiquement, culturellement, militairement à ses « semblables » subalternes (autrement dit, aux sous-oligarchies de l’oligarchie dominante).

La livrée de chair du capitalisme

L’oligarchie occidentale fera payer cher aux peuples leurs débordements, leurs revendications, leurs suppliques et leurs quelques succès éphémères. Avant de leur concéder davantage de droits, elle saignera les peuples (notamment, au travers de deux Guerres mondiales), les épuisera dans des luttes mortelles (les mille et une répressions sanglantes des grèves ouvrières aux États-Unis, les massacres de juin 1848 et ceux de mai 1871 en France, etc.), les rendra dépendants de sa miséricorde matérialiste en les endettant outre mesure et leur fera approuver des crimes de masse contre d’autres peuples (d’Hiroshima à Guantanamo, du Guatemala au Nicaragua, de Thiaroye aux charniers rwandais, de l’Indonésie à l’Irak, de la Libye à la Syrie, etc.) pour leur offrir les débris de ses exploits sanglants.

Chaque droit acquis – aussi illusoire que ce droit puisse être – sera payé par une livrée de chair, de souffrances, de larmes et de sang. Et à l’occasion d’une crise politique ou économique, l’oligarchie remettra en cause les acquis mal acquis pour que les peuples paient à nouveau le droit de les reprendre et de les récupérer, morceau par morceau, à la sueur de nouvelles souffrances[5].

À aucun moment l’oligarchie ne perdra sa prééminence, ses prérogatives, sa morgue, sa volonté de puissance ; à aucun moment elle ne consentira à répartir équitablement entre le travail et le capital les richesses produites par tous, même pendant les périodes de croissance continue. À aucun moment elle ne cédera sur ses fondamentaux libéraux.

Les Trente Glorieuses font illusion, et semblent contredire un constat nourri par une profusion d’exemples. Mais, 30 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’illusion se dissipe dans la dure réalité de la crise : l’élite trouve les moyens de reprendre une partie des droits octroyés dans un moment d’égarement généreux né des fosses communes de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, le virage néolibéral et la financiarisation de l’économie du début des années 1980, la globalisation marchande, l’ouverture de l’Occident à la concurrence externe, auront raison des droits économiques concédés temporairement par l’oligarchie quelques décennies plus tôt.

Les Trente Piteuses succéderont aux Trente Glorieuses, alors même que les richesses produites n’auront et ne cesseront de croître. Au sein des sociétés occidentales, les élites continueront à s’enrichir à outrance et l’on verra apparaître les « hyper-riches », le nouveau visage des bienheureux et des bien-nés. L’écart entre les plus opulents et les plus pauvres connaîtra des proportions dignes de l’époque où Gavroche arpentait les rues misérables du Paris crasseux et on nous dira qu’il faut nécessairement se serrer la ceinture et recevoir les coups de cravache de la rigueur pour sauver la démocratie et la croissance.

On le voit bien, il s’agit d’un marché de dupes renouvelé de décade en décade : le peuple vend son âme contre des droits ; il accepte les crimes commis en son nom contre des fantasmes et des espoirs ; il recueille les miettes des dîners bourgeois et continue de courber l’échine pour gagner le salaire de sa peur ; il obtient un droit de grève ici contre un massacre plus loin, un droit de vote contre une colonie et une guerre de conquête en plus, la liberté d’opinion contre un salaire misérable, quelques services publics contre le droit d’aller se faire tuer dans les tranchées de Verdun, etc.etc.etc. In finitum ad nauseam.

Un instrument de protection

L’oligarchie occidentale se sent plus en sécurité dans un système politique de démocratie représentative qui donne une légitimité à sa position prééminente plutôt que dans une monarchie absolue. Cela est plus cohérent avec les valeurs qu’elle a mises en avant pour prendre le pouvoir aux États-Unis à partir de 1776 et en France à partir de 1789 et lui offre une protection contre le prince sans pouvoir qu’est le peuple souverain.

Déresponsabiliser

Dans un système de démocratie représentative il est difficile d’identifier le responsable ; il s’opère une sorte de dilution des responsabilités dans le marais oligarchique. L’oligarchie peut aisément se distancier du prince élu et offrir au peuple une tête temporairement couronnée sans perdre son pouvoir ni ses privilèges. La colère du peuple trouve ainsi un exutoire non violent ; on passe d’un représentant de l’oligarchie à un autre sans révolution et sans violence populaire. Le pouvoir absolu est toujours entre les mêmes mains, mais le visage de son représentant change, pour que rien ne change.

Il n’est pas aisé, par exemple, d’identifier un coupable à sa misère lorsque l’on est un citoyen américain pauvre vivant aujourd’hui aux États-Unis, le pays le plus riche et le plus puissant de la planète. Il ne peut accuser personne ; juste un système qui produit sa misère, mais dont personne ne semble responsable. Un Président américain, même s’il accomplit deux mandats, est difficilement rendu coupable de la situation de délabrement social produite par plus de deux cents ans de démocratie représentative ancrée dans ses fondamentaux libéraux. Il n’y a pas un tyran ou un personnage prétendu tel à qui prêter tous les malheurs du monde.

Désarmer

La démocratie représentative est désarmante car la volonté générale est sensée transpirer de toutes ses institutions. La révolte du peuple, quand elle a lieu, perd de sa force morale et peut être présentée comme une révolte contre la volonté populaire incarnée par l’oligarchie élue. L’oligarchie à qui on offre l’onction populaire se croit autorisée moralement et légalement, à tuer, conquérir, assassiner au nom de la démocratie et de ses prétendues valeurs. Le peuple a le droit de vote ; l’oligarchie a le droit de tirer dans la foule.

Toute l’intelligence de l’élite oligarchique a été de vendre au peuple la démocratie représentative comme le modèle indépassable de l’organisation politique moderne, le seul à même de répondre aux besoins des peuples occidentaux. Quel énergumène oserait, dès lors, remettre en cause un système qui semble briller face aux soleils noirs des totalitarismes d’hier et d’aujourd’hui.

Il semble, pour reprendre des propos que nous avons tenus ailleurs, que « les crimes ou les défauts [des démocraties] s’estompent dans la contemplation béate des bienfaits des régimes démocratiques à laquelle nous nous abandonnons mollement. Nous sommes habitués aux dichotomies simples, voire simplistes : soit noir, soit blanc ; soit démocratie, soit dictature ; soit le paradis, soit l’enfer. Or, il est évident que la démocratie peut être un paradis pour beaucoup et un enfer pour d’autres, qu’elle peut avoir un visage souriant et lumineux et une face sombre : en 1789, la jeune démocratie américaine qui venait d’élire son premier Président était sans doute un paradis pour des notables blancs comme George Washington et Thomas Jefferson, mais peut-être un peu moins pour les millions d’esclaves noirs exploités dans des conditions dégradantes et inhumaines ».[6]

La démocratie représentative désarme notre lucidité sur nous-mêmes ; nous ne sommes plus capables de voir le mal en nous, même lorsque nous jetons nos cargaisons de bombes au phosphore sur des irakiens innocents.

Déculpabiliser

En octroyant la démocratie à ses peuples, l’oligarchie occidentale s’est libérée de la contrainte de justifier ses actions. Les régimes occidentaux baignent dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, dogme qui transforme leurs actions criminelles en aventures humanitaires, leurs prédations commises pour des intérêts privés en combats moraux et fraternels. Avec ce dogme, l’Occident s’offre une sorte d’innocence perpétuelle et se pare de toutes les vertus. D’une certaine manière, l’aléa moral a disparu au sein des démocraties occidentales : elles ne peuvent mal agir, puisque ce sont des démocraties. L’Occident peut dès lors déshumaniser les « autres », ses ennemis qui ne portent pas les habits de la démocratie ; il peut dès lors les massacrer au nom des droits de l’homme et racheter leurs âmes damnées en les envoyant en enfer. Sur la base de ce principe, les sociétés occidentales assurent l’impunité des crimes perpétrés par leurs démocrates aux mains sales.

L’oligarchie réussit, en outre, ce tour de force qui consiste à faire consentir ses citoyens aux violences qu’elle exerce. Grâce à la démocratie représentative nous partageons les crimes de nos commis. Devenus complices des actions de nos élites à travers le vote, nous n’osons pas les dénoncer avec la force nécessaire à les condamner ou à les détourner de leurs conséquences funestes, de crainte de reconnaître ainsi notre propre complicité. Partageant le crime, nous en partageons le déni et les mécanismes dé-culpabilisateurs qui le perpétuent.

Un instrument de domination

Le pouvoir symbolique sans le pouvoir réel

Qu’importe qui a le pouvoir abstrait ou symbolique, ce qui compte est d’exercer le pouvoir réel, même si c’est au nom d’une abstraction lyrique comme le « peuple souverain » que ce pouvoir est mis en œuvre. Le souverain – le peuple – n’exerce pas le pouvoir, il se contente de s’en dessaisir au profit d’une poignée d’élus qui aura carte blanche pour agir à sa guise. Le peuple est un souverain déchu et qui déchoit un peu plus après chaque vote. Le peuple, sorte de Sisyphe qui porte le vote comme son fardeau, consent volontiers à ce dessaisissement, par paresse, crainte, résignation, lassitude ou lâcheté. Car il faut une certaine lâcheté ou immoralité pour offrir son vote à des individus qui commettront immanquablement – l’expérience le prouve – un certain nombre de crimes au cours de leur mandat. Ces crimes, par le jeu de la représentation, sont commis en notre nom, par une oligarchie aux valeurs inébranlables et éternelles.
Le vote est ainsi une sorte d’offrande faite à un Dieu tout puissant qui ne rend compte de ses actes qu’à lui-même. À échéances régulières, le peuple vient sacrifier sa souveraineté sur l’autel de la démocratie représentative.
 « La Souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même, ou elle est autre ; il n’y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le Peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. Le peuple Anglais pense être libre ; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du Parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde ». Jean-Jacques Rousseau, « Du Contrat Social », III, 15.
Des droits impuissants

Le mécanisme de la démocratie représentative permet à l’oligarchie d’exercer l’ensemble des fonctions régaliennes, qui fondent la puissance et la gloire des États, en dehors même des mécanismes étatiques. Les États membres de l’Union européenne, par exemple, ont peu à peu été dépouillés (i) de leur souveraineté monétaire au profit des banquiers privés et d’institutions non-démocratiques (comme la BCE), (ii) de leur souveraineté économique au profit de multinationales qui délocalisent leurs profits et leur production et (iii) de leur souveraineté militaire au profit de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, autrement dit, des États-Unis.

Le droit de vote et la liberté d’expression ne sont octroyés au peuple que dans la mesure où leur usage ne peut ni ne doit remettre en cause les fondamentaux de l’oligarchie. Ce sont des droits impuissants.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ces fondamentaux sont ceux de l’oligarchie dominante qui exerce le pouvoir aux États-Unis, après avoir, grâce au plus sanglant et plus grand conflit de l’histoire, pris la place de l’oligarchie anglaise à la tête de l’Occident. On peut schématiquement en faire la liste suivante : (1) le libéralisme économique et la puissance des banques, (2) la domination du dollar dans les échanges internationaux, (3) les guerres de conquête du complexe militaro-industriel – pour, notamment, l’accaparement des ressources naturelles des pays périphérique à ses valeurs - ; (4) l’hégémonisme total des États-Unis dans les domaines militaire, économique et culturel ; (5) l’alliance indéfectible avec l’Arabie saoudite (principal État terroriste islamique au monde) ; (6) le soutien sans faille au sionisme.

Les peuples ont des droits, mais il ne leur est pas donné de remettre en cause les fondamentaux que nous venons d’énoncer.

Prenons un exemple parmi tant d’autres possibles. Qui peut prétendre que les 50 millions d’Américains vivant aujourd’hui sous le seuil de pauvreté vivent en démocratie ? Comment peut-on justifier que dans un pays aussi puissant et riche et qui a connu une croissance quasi-ininterrompue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale il y ait une telle proportion de personnes vivant dans la misère ? Cette misère n’est-elle pas le produit du système oligarchique ? N’est-elle pas le résultat d’une philosophie libérale contre laquelle le peuple ne peut rien ? Que signifie jouir du droit de vote et de la liberté d’expression lorsque l’exercice de ces droits ne permet pas de survivre décemment, ni de remettre en cause l’un des fondamentaux libéraux de l’oligarchie ? Une personne vivant sous un pont d’une grande ville américaine peut critiquer à loisir les dirigeants politiques de son pays et jouit du droit de vote, mais à quoi cela lui sert-il, s’il ne peut s’arracher à sa misère par ces deux moyens ? Pour lui, le droit de vote et la liberté d’expression sont des jouissances impuissantes.

Trois exemples tirés de l’histoire

Appliquons notre « biais nécessaire » à trois événements contemporains qui illustrent, d’après l’esprit dominant de notre belle époque, la victoire des principes sur le cynisme de l’oligarchie.

Aux esclaves la patrie reconnaissante

La guerre civile américaine est présentée par l’historiographie dominante comme une lutte entre esclavagistes et abolitionnistes. Sous cet angle, le Président Abraham Lincoln passe pour un libérateur dont les motivations auraient été principalement humanitaires. Raisonner de la sorte, c’est s’aveugler sur les réels moteurs de l’histoire.

Une vision naïve de l’histoire met au centre de sa matrice le combat des hommes pour leur affranchissement, la lutte pour les droits de l’homme et le progrès de la conscience humaine. La réalité est généralement plus prosaïque et moins glorieuse pour les peuples et pour ses héros.

À travers la guerre civile américaine, il s’agissait pour une partie de l’oligarchie, la plus puissante, de mettre fin, non pas à un système d’exploitation, mais à une économie archaïque et peu rentable, pour la remplacer par une économie où l’esclave s’efface devant l’ouvrier mal payé et où une partie de la masse des manœuvres est abandonnée au profit des machines. L’abolition de l’esclavage était une nécessité économique pour maintenir la suprématie d’une élite qui réclamait des retours sur investissements plus rapides et plus élevés. L’esclavage c’était l’ancien régime économique inadapté à l’ère du capitalisme industriel et du progrès technique triomphant. Au moment précis où Lincoln décida de mettre fin à l’esclavage (pour lui substituer la ségrégation) il s’agissait, également, d’un choix tactique pour déstabiliser les États du Sud dans leur lutte contre les États du Nord. 
« Mon objectif premier dans cette lutte est de sauver l’Union, ce n’est pas de sauver ou de détruire l’esclavage. Si je pouvais sauver l’Union sans libérer aucun esclave, je le ferais et si je pouvais la sauver en les libérant tous, je le ferais ; et si je pouvais la sauver en en libérant une partie et en laissant les autres à leur sort, je le ferais également. » Lettre d’Abraham Lincoln, du 22 août 1862, citée dans ‘Dred Scott’s revenge’ d’Andrew Napolitano, 2009, page 79 – Éditions Thomas Nelson.
 « I will say then that I am not, nor ever have been in favor of bringing about in any way the social and political equality of the white and black races, that I am not nor ever have been in favor of making voters or jurors of negroes, nor of qualifying them to hold office, nor to intermarry with white people; and I will say in addition to this that there is a physical difference between the white and black races which I believe will forever forbid the two races living together on terms of social and political equality. And inasmuch as they cannot so live, while they do remain together there must be the position of superior and inferior, and I as much as any other man am in favor of having the superior position assigned to the white race ». Abraham Lincoln, 18 septembre 1858, discours public, Illinois. The Collected Works of Abraham Lincoln, ed. Roy P. Basler, vol. 3, p. 14546
Une république versaillaise

La troisième République est née sur les décombres de la Commune comme une mauvaise herbe qui s’est nourrie du sang de ses victimes. Comme le démontre admirablement Henri Guillemin dans les Dossiers de l’Histoire, l’oligarchie a hésité entre monarchie et république au lendemain de la défaite de la France face à la Prusse et a finalement choisi cette dernière forme de domination politique parce qu’elle correspondait mieux aux nouvelles exigences capitalistes permettant de continuer les prédations oligarchiques tout en contenant les forces populaires.

La république – troisième du nom – fut octroyée et non arrachée de haute lutte par des démocrates détachés de tout lien oligarchique. Jules Ferry est l’emblème bien transparent de la mainmise de l’oligarchie sur les destinées démocratiques du peuple : il réussit à faire des droits de l’homme l’instrument de vastes conquêtes territoriales au profit d’un petit groupe de banquiers et d’industriels et à apaiser les colères du peuple en lui faisant « bouffer du curé ». Le peuple avait un os à ronger, tandis que l’oligarchie pouvait se gaver de conquêtes nouvelles et de sang frais.

Mythologie indienne

L’indépendance de l’Inde en 1947 est présentée comme le résultat du combat de la non-violence contre le colonialisme britannique. On voudrait nous faire croire que la non-violence a permis de renverser le joug du principal empire colonial de l’histoire. Et si le grand personnage Gandhi n’était que l’instrument d’une partie de l’oligarchie anglaise qui avait compris que les coûts associés au maintien d’une présence coloniale étaient incompatibles avec les évolutions du capitalisme ?

Gandhi renversant, par son pouvoir spirituel et sa grandeur d’âme, l’empire militaire britannique, est une fable bien risible. Il fut l’instrument de la partie de l’oligarchie britannique, avec l’appui des États-Unis[7], contre la vieille garde de cette même oligarchie, afin de passer à un autre stade du capitalisme de domination : le néo-colonialisme, ou la domination par les groupes industriels et les empires financiers.

L’illusion que la non-violence peut renverser l’ordre des choses est tenace. Les rêves adolescents de la désobéissance civile et de la non-violence se brisent néanmoins un peu plus lorsque les faits bruts et cruels font tomber de son piédestal l’idole placée en haut de la hiérarchie des intouchables. Le Mahatma Gandhi, ce prêcheur de vertu aux comportements sexuels plus qu’ambigus, ce personnage colérique et raciste[8], si détaché de lui-même qu’il entreprit d’écrire son autobiographie pour raconter sa prodigieuse épopée, était l’instrument idéal d’une partie de l’oligarchie anglaise qui avait compris que le néo-colonialisme devait remplacer les vieilles règles du jeu colonial d’antan ; que la domination économique pouvait se passer de conquêtes territoriales coûteuses et dangereuses. Une fois son rôle accompli, il pouvait être assassiné.
« Nous croyons en la pureté raciale. Nous croyons aussi qu’en tant que Blancs, la race Blanche d’Afrique du Sud doit être la race prédominante ». « Notre combat est une lutte pour la préservation de notre race, que les Européens veulent mêler aux Kaffirs rudes et incivilisés. » Gandhi. Collected Works, Indian Opinion Archives.

Pour ne pas conclure

Nous avons défendu l’idée que les élites occidentales ont octroyé la démocratie représentative à leurs administrés pour pouvoir se maintenir au pouvoir. En échange de quoi les peuples occidentaux ont accepté, ou ont été forcés d’accepter, de ne participer que symboliquement au jeu démocratique et de fermer les yeux sur un certain nombre de crimes humains, politiques, économiques de grande ampleur perpétrés par leurs élites (contre eux-mêmes ou contre d’autres peuples).

L’oligarchie a instrumentalisé la démocratie pour accomplir un rêve qu’elle aurait pu formuler de la manière suivante : « Qu’ils se battent pour des droits impuissants, qu’ils se combattent, se déchirent entre eux sur des questions sociétales… On désarme ainsi la lutte des classes et on lui substitue la lutte au sein des classes. Au sein des classes laborieuses on se bat pour survivre ; au sein de l’oligarchie on se bat pour la première place, les dorures et les honneurs. Que la fête commence… et continue ».

Ce rêve peut-il être aboli ?[9]

Guillaume de Rouville
auteur de La Démocratie ambiguë, (Éditions Cheap, deuxième édition, décembre 2012) et animateur du site lidiotduvillage.org(géopolitique, chaos et idiotie).

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[1] « A People’s History of the United States », Howard Zinn, chez Harper & Row, 1980.

[2] « La Bannière étoilée » est le titre de l’hymne américain (The Star-Spangled Banner). L’hymne mentionne les États-Unis comme « la terre de la liberté et la patrie des braves » (The land of the free and the home of the brave).

[3] La figure du héros et les valeurs de l’héroïsme tiennent une place particulièrement importante dans l’imaginaire américain.

[4] Comme ces centaines d’esclaves employés par Georges Washington et Thomas Jefferson leur vie durant dans des conditions dégradantes et inhumaines. Soit la liberté et le bonheur pour les riches propriétaires, la misère et la vie dure pour leurs serviteurs !

[5] Voir La Stratégie du Choc de Naomi Klein, Leméac Editeur, 2008 et « A People’s History of the United States », Howard Zinn, chez Harper & Row, 1980.

[6] La Démocratie ambiguë, Guillaume de Rouville, Éditions Cheap, deuxième édition, décembre 2012, pages 116-117.

[7] Sous la pression de l’oligarchie américaine dont le nouveau modèle de domination devait s’imposer.

[8] Gandhi : Behind the mask of divinity, de G.B. Singh, 2004, Prometheus.

[9] A suivre.