samedi 27 juillet 2013

L'effroyable imposture Alain Soral

La Jérusalem des Terres Froides poursuit son oeuvre d'armurier pour les forces d'opposition au soralisme. Aujourd'hui, un article d'un site qui se réclame hautement « antifa », La Horde. Bien que l'auteur de ces lignes ne soit jamais allé en France, il connait ce genre de « pêteurs de gueules de fachos », ça existe aussi sur la rive occidentale de l'Atlantique. Il y a même un documentaire présenté par lesarchivesdusorcier qui en montre de ces « antifas », surtout la petite blonde punk qui dit vers la fin « Nous, on combat les fascistes ! ». Lorsque votre serviteur était dans sa prime adolescence, il y avait à Montréal la L.A.M., Ligue Antifasciste Mondiale, pas à prime abord un groupuscule de guerre, plutôt un centre de documentation, mais la sonorité du nom ("la lame") était déjà révélateur. Et le responsable de la JTF a vu ces affiches dans les rues montréalaises, surtout dans l'est : « Ya des fachos dans votre quartier ! Wake up tabarnak ! », accompagné d'une silhouette encagoulée avec une matraque dans les mains.

Ces « antifas » ont toujours mis l'auteur de ces lignes mal à l'aise. Il a toujours eu l'impression que ce sont en fait des frustrés qui cherchent une raison socialement valable pour se laisser aller à leurs instincts de violence. Ils semblent vivent en symbiose avec ces « skin-heads » contre lesquels ils se dévouent tant, l'un ne pouvant réellement se passer de l'autre. Quoiqu'il en soit, vous comprenez ici que le responsable de la JTF prend ses distances d'avec la source qu'il cite, il ne veut surtout pas être confondu avec elle.

L'article présenté date du 9 juillet dernier et fait suite à toute l'affaire Clément Méric. Il est présenté ici car il est intéressant sur de nombreux points mais votre serviteur n'adhère pas à tout. Notamment, contrairement à ce membre d'une « horde », l'auteur de ces lignes n'est pas sûr que les propos d'Anne Kling sur la LICRA et le lobby juif soient des « fantasmes ».

Après la présentation et les précautions d'usage, voici l'article tel que présenté sur son site original :

  Alain Soral ? un poseur, un imposteur


Paru sur La Horde le 9 juillet 2013
 
portrait_SoralAlain Soral s’est illustré, dans une vidéo postée le 6 juillet 2013, en commentant l’assassinat de Clément Méric, qu’il qualifie de « dérisoire », de « grotesque », de « fait divers d’ados » (sic), et en insultant Clément sans retenue, se moquant par exemple de son physique… Pire, au nom de la défense de la « minorité opprimée » que seraient les naziskins, il prétend avoir envoyé de l’argent à Esteban Morillo, le meurtrier de  notre camarade. Une provocation de plus de la part de l’un des éléments les plus médiatisés de l’extrême droite française, et l’occasion pour nous de revenir sur ce clown triste : un rappel de quelques vérités semblent nécessaires, en particulier ses fréquentations passées et présentes dans à peu près tout ce que l’extrême droite compte de tordus en tout genre.

En quelques années, Alain Soral est parvenu à être dans un premier temps sympathisant du FN, dans un second temps militant voire intellectuel autoproclamé du FN (il faut dire que la concurrence n’était pas vraiment féroce), puis dissident frontiste et finalement leader d’un petit groupuscule oscillant entre la nationalisme républicain et une sorte de nationalisme révolutionnaire new-age (les références politiques en moins), candidat sur une liste antisémite composé de paranoïaques et de marginaux politiques, fondateur/éminence grise d’un pseudo-journal politico-satirique, Flash, et enfin auteur à succès d’opuscules conspirationnistes et antisémites. Girouette mégalomane,  affabulateur conspirationniste, bateleur imbécile, Alain Soral a un parcours tout à son image.


Une jeunesse bourgeoise

 

Soral Jeune
Soral à 24 ans

Il y a encore quelques années, de son vrai nom Alain Bonnet de Soral, parlait avec nostalgie des cités ouvrières et du Paris ouvrier dans lesquelles il avait passé son enfance et scandait à qui voulait l’entendre qu’il était fier de s’être hissé socialement grâce à l’école de la République … La réalité est tout autre : Alain Soral est un fils de notaire, scolarisé au collège Stanislas1 à Paris. S’il vécut un temps à Meudon, il habita de nombreuses années rue de Vaugirard à Paris, l’une des rues les plus chères de la capitale…

Après avoir vécu un temps en province, il revient à Paris en 1976, année à laquelle débute sa période « bourgeois-bohème ». Il évolue alors, avec un certain succès, dans un milieu qu’il dénigre aujourd’hui. Il fréquente à la fois le monde de la nuit et celui des intellectuels parisiens, devient étudiant aux Beaux-arts et dans les années 1980, embrasse alors la carrière de journaliste et d’écrivain en pigeant dans divers magazines.

En 1990, il découvre les écrits de Michel Clouscard, auteur marxiste critique, inventeur du concept de « libéralisme-libertaire », connu pour son travail sur Mai 68 et ses conséquences sur la société française. Alain Soral s’empare des théories de cet universitaire, sans doute plus par non-conformisme que par réelle adhésion théorique, en ne retenant de la critique de Mai 68 qu’une haine viscérale pour tous les mouvements d’extrême gauche issus de cette période. Il prétend encore aujourd’hui être le vulgarisateur et continuateur des thèses de Clouscard, bien que ce dernier ait publiquement dénoncé la récupération de ses idées par Soral dans le journal l’Humanité du 30 mars 20072, expliquant sommairement que Soral n’avait rien compris à ses écrits. A cette époque, il persiste à fréquenter le milieu parisien de « gauche » du monde des médias, dans lequel il grenouille depuis le début des années 1980, espérant s’y tailler une place d’intellectuel de référence. Pourtant, il révélait à Vénissieux le 2 mars 2007, lors d’une réunion publique avec le FN : « dès cette époque [les années 1980] je préfère encore un facho à un gauchiste … ce que je reproche au facho, que je croise en allant draguer l’étudiante en droit du côté de la fac d’Assas, ce n’est pas sa radicalité révolutionnaire, mais le fait que son origine bourgeoise le poussera inéluctablement à rallier l’UDF ou l’UMP une fois son diplôme en poche, comme les Madelin et autres Devedjan. »

 

Alain au pays des soviets

 

En 1990, en pleine période de l’écroulement de l’URSS, Soral adhère au PCF. Il explique aujourd’hui les raisons de son engagement en déclarant que, selon lui, il est primordial que deux pôles antagonistes coexistent pour que la France puisse continuer d’avoir sa place dans le concert des nations, et la meilleure façon d’aider la nation, c’est de soutenir l’URSS via le PCF. Curieusement, cette position est ni plus ni moins que celle tenue par Alain de Benoist à l’époque, gourou de la Nouvelle Droite et du GRECE. Un individu que Soral croisera à plusieurs reprises dans son parcours, en particulier à l’Idiot International. Étrangement, personne aujourd’hui au PCF ne se souvient du passage d’Alain Soral. Ce dernier donne bien le nom de la cellule à laquelle il appartenait, « cellule Paul Langevin », mais cette appellation est tellement courante qu’il est impossible à ce jour de retrouver des militants affirmant avoir rencontré Soral. Il y a toutes les chances que Soral ait effectivement pris un jour sa carte au PCF, sans pour autant s’être investi dans un travail local ou avoir vendu l’Huma Dimanche, bien qu’il prétende avoir participé à la campagne contre le traité de Maastricht en 1992.

A la même époque, il participe, aux cotés de Jean-Paul Cruse3, à la création du « Collectif des travailleurs communistes dans les médias », alias la « Section Ramon Mercader » (du nom de l’assassin de Trotski), dont le logo était deux piolets croisés. Ils publient un bulletin : La lettre écarlate. Malgré les propos de Soral, qui donne beaucoup d’importance à cette aventure4, tout cela restera ultra confidentiel, c’est à dire connu seulement de Soral, Cruse et de leur petit cercle d’amis. Ce genre d’histoires ne peut que convaincre des individus ne connaissant pas l’univers du PCF et de la CGT. En effet, le PCF n’aurait jamais toléré qu’une cellule ou association portant un nom aussi provocateur puisse exister. Quant à la CGT, elle n’aurait pas permis qu’une telle structure puisse exister en dehors du tout puissant Syndicat du Livre. L’importance donnée aujourd’hui à cet épisode est due en grande partie à la publicité qu’en a fait Alain Soral, mais également Didier Daeninckx lorsque ce dernier présenta le dossier à charges des « rouges-bruns » à Georges Marchais, à l’époque premier secrétaire du PCF.

L’affaire des rouges-bruns

idiotA la même époque, Soral appartient à la rédaction de l’Idiot International, le journal de Jean-Edern Hallier, haut lieu de convergence de militants et d’intellectuels de tout bords, en ruptures ou marginalisés d’avec leur milieu d’origine, la plupart du temps ne représentant qu’eux mêmes. Autour de Marc Cohen, rédacteur en chef du journal et membre du PCF, ancien responsable de l’UNEF-renouveau, on trouve pêle-mêle l’équipe de Jalon5 (journal satirique dont certains membres se trouvent avait flirté avec l’extrême droite comme son directeur Basile de Koch, de son vrai nom Bruno Tellenne, frère de Karl Zéro, tous deux proches du GUD durant leurs études), Alain De Besnoit du GRECE et de la revue Eléments, le journaliste Frédéric Tadéï6, Jean-Paul Cruse. Cette volonté de journal « trans-courant », voulu par Edern-Hallier, passe par une destruction des clivages gauche-droite. Cette alchimie malsaine aboutira à un texte de Jean-Paul Cruse en 1992 « Vers un Front National » dans l’Idiot International, qui propose une alliance entre les communistes, le Front national et les partisans de Chèvenement et Pasqua pour « conduire une politique autoritaire de redressement du pays ». Après avoir longtemps refusé la paternité du texte, Jean-Paul Cruse aujourd’hui la revendique intégralement, après que Soral a laissé pensé qu’il en serait l’un des auteurs. Ce texte provoque une vive émotion à gauche, surtout au sein du PCF, dont certains membres sont impliqués dans l’Idiot International. La réaction du bureau national du SNJ-CGT ne se fait pas attendre en condamnant le texte, rappelant que « ces idées ne sont pas celles de la CGT », qu’elle les combat « même de toutes [ses] forces »7.

Le PS fait pression sur Edern-Hallier pour virer l’équipe de l’II, et Marchais fait le ménage dans son parti. Soral quitte le PCF en 1993 (ou en est exclu selon les versions qu’il donne de cet épisode). Cette confusion des genres, née principalement pendant la mobilisation contre la Guerre du Golfe, aura quelques répercussions sur le terrain, essentiellement autour de la personne d’Alain de Benoist. Le 10 janvier 1992, il est invité à s’exprimer sur les ondes d’une station radio du PCF et, quelques jours plus tard, il apparaît dans le carré de tête d’une manifestation anti-guerre, le 12 janvier 1991. Il interviendra le 12 mai 1992 dans un débat organisé par l’Institut de recherches marxistes (dirigé par Francette Lazard) à la Mutualité sur le thème « le réveil de la pensée critique »8. Quant à Marc Cohen, il participera à un débat organisé au Musée social à Paris par la revue du GRECE, Eléments, le 19 mai 1992, sur « la recomposition du paysage intellectuel français ».

Coming-out nationaliste

Après cette petite escapade, Soral décide de retourner à son métier d’écrivain, pour lequel il connaît un certain succès, dès 1996, avec « Sociologie d’un dragueur », peaufinant au fil du temps son numéro bien rôdé de macho républicain sur les plateaux de « C’est mon choix » ou de Thierry Ardisson. Bien qu’on lui prête sur cette période (fin 1990 début 2000) une sympathie et un rapprochement avec la mouvance souverainiste de JP Chevènement9, il semble, une fois de plus, que son engagement tienne plus du mythe, se limitant à une dédicace pour l’ancien ministre de la Défense dans l’un de ses ouvrages. Malgré ce succès médiatique et éditorial, Alain Soral est de nouveau tenté par le démon de la politique. Et cette fois-ci, il met la barre à droite toute ! Pour son retour dans l’arène politique, Soral commence en effet par répondre aux questions d’Eléments10en 2004, revue de la Nouvelle Droite où l’on retrouve Alain De Benoist, personnage déjà croisé à l’époque de l’Idiot International. L’année suivante Soral donne une interview au fanzine national-bolchevik Rébellion.

Il franchit un cap supplémentaire le 24 juin 2006 en dédicaçant son livre dans la librairie Facta d’Emmanuel Ratier, à Paris. La même année, il est signataire aux côtés de Fabrice Robert, Philippe Vardon et Gilles Soulas d’une pétition demandant la libération du néonazi Michel Lajoye, condamné pour des attentats à l’explosif contre des bars et résidences de travailleurs maghrébins. Il préface l’ouvrage d’Anne Kling11, La France LICRAtisée, dont les fantasmes sur le lobby juif et la LICRA rejoignent complètement ceux de Soral. Enfin, en août 2006, aux côtés de Marc Robert (FN), Thierry Meyssan (Président du Réseau Voltaire passé aux délires paranoïaques et complotistes), Dieudonné, Ahmed Moualek (La Banlieue s’exprime, pseudo association de banlieue à la gloire du FN) et Frédéric Châtillon (ancien chef du GUD et proche de Marine Le Pen), Alain Soral participe à un voyage au Liban.

FN : je t’aime, moi non plus

Soral-LePenEn parallèle, il rejoint les rangs du FN, de façon officieuse, dès 2005 après un dîner pris en commun avec Jean-Marie Le Pen. Il rédige alors au moins l’un des discours du président frontiste, « le discours de Valmy », prononcé le 20 septembre 2006. Ce n’est qu’une fois son engagement au FN rendu publique en novembre 2006, qu’il intègre officiellement le bureau politique du FN. Dans le même temps, il fonde son club de pensée Egalité et Réconciliation, qui aura l’honneur de recevoir lors de sa deuxième université d’été, la visite de Jean-Marie Le Pen. Soral se sent alors pousser des ailes, accompagne Marine Le Pen dans tous ses déplacements, joue les « fiers à bras » face aux journalistes, protégé quand même par le DPS, s’intronise caution de gauche du FN12. Jamais avare de phrases chocs, Soral déclare alors à qui veut l’entendre que si « Marx était encore vivant, il voterait Le Pen » ou bien encore, que les vrais communistes et les vrais défenseurs du prolétariat, les vrais révolutionnaires étaient au FN13.

Si l’intégration de Soral au FN est une réussite médiatique, en interne le monsieur commence sérieusement à agacer14. Des cadres du FN, présents depuis des années dans l’appareil, supportent mal l’attitude de Soral, surtout quand ce dernier se permet de revendiquer la tête de liste FN en Ile-de-France pour les européennes dès le mois de juin 2008. Le sociologue va rapidement déchanter à la fin de l’année 2008 quand il apprend que le clan Le Pen lui refuse la tête de liste pour les régionales. Vexé, il refuse alors la seconde place ou une place éligible, et fidèle à son habitude quand il n’obtient pas ce qu’il veut, Soral rejette la faute sur ses anciens camarades et les insulte allègrement. Jean-Marie Le Pen, quelques temps plus tard, se fera un plaisir de souligner certains traits de caractère du personnage : « Alain, ce n’est pas un politique, c’est un romancier. Et puis, il a un fichu caractère. Moi, il ne m’a jamais manqué de respect, mais dès que quelqu’un n’était pas d’accord avec lui, il l’insultait : « juif ! pédé !». Ce n’était plus possible. »15. Un malheur n’arrivant jamais seul, quelques jours avant l’annonce officielle de son départ du FN, Alain et ses maigres troupes d’E&R se prennent une volée à Paris lors de la manifestation en soutien au peuple palestinien à Paris. Son départ du FN en interne est vécu comme un soulagement, et chacun, même en dehors du FN, en profite pour régler ses compte avec Soral qui annonce, dès lors, son repli sur son club Egalité et Réconciliation.

Egalité et Réconciliation

Fondé officiellement en 2007 avec Marc Georges, Frédéric Chatillon et Gildas Mahé O’China (ancien du GUD également), Egalité et Réconciliation avait alors pour vocation de devenir la boîte à idées pour le Front national, toute entière vouée au culte d’Alain Soral. Cette petite structure tente alors de se créer un espace politique pour ceux qui, en rupture avec leur milieu idéologique, seraient attirés par une « union antisystème » au-delà des clivages gauche-droite. Ce n’est ni plus ni moins qu’une énième version d’un vieux projet des tercéristes, autres nationalistes-révolutionnaires français, depuis des décennies en France. Il n’est pas alors étonnant de voir des gens comme Christian Bouchet ou la rédaction de Rébellion se rapprocher d’E&R. Au vu de le forte composante NR ou Nationaliste-Bolchevique lors des premiers mois de vie de E&R, il n’est pas surprenant que dans un premier temps Soral ait présenté son association comme l’héritière du Cercle Proudhon16, inconnu du grand public, mais au combien mythique chez les NR.

La vraie réussite d’E&R, c’est d’avoir, contrairement aux autres tentatives NR d’« union antisystème », réussit à attirer à eux des individus et des structures étrangères à la galaxie nationaliste, servant de caution de « gauche » au projet E&R (quelques militants de l’ancien Parti des Travailleurs et de la secte politique de Cheminade, Solidarité et Progrès). En y regardant de plus près, on remarque très rapidement que ces alliés sont très marqués par l’antisémitisme et une paranoïa excessive frisant le pathologique. Ce flou artistique autour des idées d’E&R et son marxisme de bazar peut arriver à tromper des militants sincères, peu au fait de l’évolution récente d’une partie de l’extrême droite française, d’autant que dans le même temps, Soral et E&R ont tenté de rentrer en contact avec certains représentants les plus conservateurs de la communauté musulmane, cherchant à peu de frais une caution antiraciste. Serge « Batskin » Ayoub, associé un temps au projet, s’éloigne définitivement de Soral après l’ouverture du « Local » bar associatif, projet à l’origine lié à E&R, mais totalement géré aujourd’hui par l’ancien JNR17.

Soral reprend alors son bâton de pèlerin et part donner des conférences pour différentes structures nationalistes, dont le groupe Unité Populaire, version suisse d’Egalité et Réconciliation, en 2008, où il expose sa vision du marxisme, pour le moins curieuse, puisqu’il appelle à l’union des employés et des patrons, victimes au même niveau, selon lui, du système capitaliste et appelle de ses vœux à l’union des classes populaires et de la bourgeoisie nationale ! Plus fort il désire dépasser le concept de lutte des classes pour restaurer les « solidarités nationales ».

Veste ou quenelle18 ?

Soral - DieudonnéPrivé de tête de liste pour les Européennes, Soral se tourne alors vers son « ami  Dieudonné19 » qu’il avait largement brocardé quelques années auparavant et délaissé depuis l’officialisation de son appartenance au FN. Ils se retrouvent alors autour du Parti Anti Sioniste de Yahia Gouasmi pour monter la Liste Anti Sioniste en Ile-de-France, sur laquelle Soral, bien que porte-parole de la liste, se retrouve à la 5ème place, en position inéligible. Cette liste, totalement financée et encadrée par le PAS, ne dépassera les 0,5%. Le résultat est, semble t-il, rude pour la petite bande, certains pensant alors atteindre allègrement les 10%. Même si Soral et Marc George déclarèrent plus tard dans la lettre interne des militants/sympathisants de E&R que du haut de leur grand expérience, ils savaient qu’ils ne dépasseraient pas les 1%, lors de la soirée de fin de campagne de la Liste (où l’on peut apercevoir Thomas Werlet avec son petit béret à la recherche d’amis pour étoffer son gang de boneheads), ça plane sévère niveau estimation.
Une fois retombée l’euphorie des résultats pourtant médiocres, les langues ont commencé à se délier concernant l’ambiance au sein de cette liste. Ainsi, Ginette Skandrani de conclure, concernant Soral : l’écrivain n’était «  malheureusement pas un militant de terrain … ». Mais c’est sans doute du côté de Thomas Demada, membre d’Egalité et Réconciliation, militant NR, aujourd’hui responsable de la branche européenne du MDI de Kémi Séba, que la sentence est la plus terrible : selon lui, Soral possède « …une intelligence vraie et débridée, mais trop débridée, au point de tourner à la filouterie et l’opportunisme idéologique ! »20. Demada passe une deuxième couche concernant le « boxeur21 Soral (qui) se montre également un excellent gymnaste, spécialiste du grand écart », manière délicate mais réaliste de la part de Demada, de décrire l’inconstance des convictions de Soral, le sieur étant capable de dire et défendre tout et son contraire !22 Il est frappant de constater qu’une fois le charme du talent oratoire de Soral dissipé, rapidement les gens s’éloignent de lui, ne supportant plus son narcissisme et son inconstance dans ses idées et ses théories.

On aurait pu penser que Soral aurait cherché à transformer son fan club « Egalité et Réconciliation » en parti, comme il l’avait annoncé durant l’été 2009 : mais, avec l’exclusion au printemps 2010 du secrétaire général de l’association, Marc George, qui défendait cette ligne, E&R devient ce qu’il est encore aujourd’hui : un simple fan-club d’Alain Soral. Lors du bilan de l’Assemblée générale d’E&R des 27 et 28 mars 2010, il est précisé : « suite à ue grave crise interne, il a en effet été décidé de revoir les documents précédents en rendant à Alain Soral un contrôle total sur son association. »23 

Aussi, E&R n’est donc plus aujourd’hui qu’une coquille politique vide, destinée à servir de promotion de la « pensée » soralienne et, parfois, aux productions de ses amis. Une activité particulièrement lucrative pour Soral, son ouvrage pompeusement appelé Comprendre l’Empire ayant connu un véritable succès, en particulier dans la vente en ligne (il serait dans les 100 meilleures ventes du site Amazon…). Bien que n’ayant plus qu’une existence politique virtuelle, Soral, de par l’audience de son site, conserve ainsi un potentiel de nuisance non négligeable, que tout antifasciste se doit de prendre en compte, en rappelant à celles et ceux qui se plaisent à l’oublier d’où il vient, quelles idées il défend réellement et quels sont ses amis d’hier et d’aujourd’hui.

Note : l’essentiel de l’article a précédemment été publié dans le bimestriel No Pasaran n°77, hiver 2009-2010.

Notes de références

1 : Etablissement privé catholique sous contrat du 6ème arrondissement de Paris, lieu de scolarisation privilégié pour les enfants de la haute bourgeoisie parisienne.

2 : Soral n’est plus le seul à l’extrême droite à faire référence à Clouscard. Les nationaux-bolchevik de L’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne font référence à cet auteur dans le numéro 35 de Rébellion.

3 : Journaliste, ancien militant de la Gauche Prolétarienne, délégué CGT à Libération, Cruze a été traumatisé par ses expériences militantes des années 70, développant dès lors une paranoïa excessive. Il est très hostile aujourd’hui à Soral qu’il accuse d’être manipulé.

4 : Le seul autre membre connu de ce collectif est Simon Liberati, journalise pendant 20 ans à FHM et 20 ans. Il est l’auteur d’un livre Anthologie des apparitions, tellement mauvais qu’il fut réécrit en parti par Alain Soral avant publication en 2004.

5 : Soral pour le lancement de FLASH fera explicitement référence à ce journal.

6 : Aujourd’hui présentateur d’une émission culturel à succès sur France 3 le soir où Soral et De Besnoît sont régulièrement invités. Frédéric Tadéï a également été interviewé en 2008 par le journal d’extrême droite « Le Choc du mois ».

7 : « À propos d’un article publié par l’Idiot international », communiqué du SNJ-CGT du 25 juin 1993.

8 : Le 12 mai 1993, Alain de Benoist, membre entre autres du GRECE, plaide pour l’abandon du clivage droite / gauche pour lui préférer la notion d’un « centre » et de « périphérie », le premier étant constitué par « l’idéologie dominante », la seconde regroupant « tous ceux qui n’acceptent pas cette idéologie ». Cette intervention aurait été des plus banales si elle n’avait eu lieu à la Mutualité dans le cadre d’une conférence dirigée par Francette Lazare, membre du bureau politique du PCF.

9 : Interviewé sur ses différents engagements au PCF, chez les chevènementistes et au Front dans le magazine Technikart en 2008, Soral ne se démonte pas et parle de cohérence concernant ces trois engagements successifs.

10 : Alain Soral, l’intellectuel de gauche qui dérange la gauche, Eléments 113, été 2004.

11 : Ancienne du groupuscule Alsace D’abord, elle est aujourd’hui membre de la Nouvelle Droite Populaire.

12 : Il se présente alors comme un conseiller technique « en charge des affaires sociales et des banlieues ». 

13 : Il est plus que conseillé à Soral de relire, voire tout simplement de lire Marx, et il verra de lui-même que la doctrine communiste, en matière économique et sociale, est peu compatible avec le programme du FN :
- libérer au maximum l’entreprise des contraintes de toute nature qu’elle subit
- libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme
- renégocier la durée hebdomadaire du temps de travail par branches d’activité
- simplifier le Code du travail
- assurer un service minimum dans les services publics

14 : Excédé par les leçons de militantisme distribuées continuellement aux membres du FN par Alain Soral, Steeve Briois, responsable FN sur Hénin-Beaumont, publiera un communiqué de presse assassin en mai 2008 contre le sociologue, après que ce dernier ce soit fendu d’une analyse négative sur la campagne frontiste dans cette ville du Nord. Qualifiant Soral de comique troupier, Briois rappellera l’engagement de Soral pendant la campagne des législatives de Hénin, à savoir la présence une après-midi, entre les deux tours de l’élection, suite à la présence de caméras de télévision.

15 : http://blogs.lexpress.fr/barbier/2009/02/le-pen-des-potr.php

16 : Ephémère rassemblement au début du XXème siècle de militants de l’Action Français et de syndicalistes révolutionnaires désirant faire la jonction entre le nationalisme et le syndicaliste. Son influence fut très faible à l’époque, bien que certains historien y aient vu une sorte d’idéologie préfasciste, le cercle ne survécut pas à la première guerre mondiale.

17 : La cohabitation entre le public traditionnel du bar de Batskin et les sympathisants d’ER semble avoir été difficile, les fans de Soral s’étaient fait à plusieurs reprises fait « secouer » par des boneheads à l’intérieur du bar.

18 : Lors d’une conférence de presse de la liste antisioniste, Dieudonné et Soral promettaient de glisser « une quenelle dans le cul du système et du sionisme ».

19 : Comme l’ont si bien rappelé les auteurs de la synthèse des déclarations contradictoires de Soral «  Quand Soral traitait d’inculte son colistier Dieudonnè » (http://nantes.indymedia.org/article/17465), Soral n’a pas toujours eu en très haute estime le comique.

20 : http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EkVpyyukpkXqGyzKLd.shtml

21 : Oui Alain Soral serait boxeur, et même d’un assez bon niveau. Sans tomber dans un virilisme de bas étage, toutes les fois où des gens ont voulu lui porter la contradiction, Soral n’a pas brillé par son courage, s’éclipsant très vite au moindre haussement de ton de ses adversaires, pour ensuite mieux réapparaître, sous l’objectif de ses caméras, en fanfaronnant. La seule victime physique connu à ce jour d’Alain Soral est Frédéric Beigbeder, qui est loin d’être un guerrier rompu aux sports de combat.

22 : Le meilleur exemple concerne la thématique de la lutte des classes ou Soral est capable de déclarer toujours croire « … à la culture de classe, à la logique de classe et à l’intérêt de classe… » dans le Technikart d’octobre 2008 et la même année en Suisse, lors d’une réunion publique d’Unité Populaire, antenne suisse de E&R d’appeler de ses vœux à « l’union des employés et des patrons, victimes au même niveau selon lui du système capitaliste et appel de ses vœux à l’union des classes populaires et de la bourgeoisie nationale !

23 : Cité par Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier dans La Galaxie Dieudonné, Syllepse, 2011.

mercredi 17 juillet 2013

Que penser de Franz Bardon ?

Puisque pour son dernier article l'administrateur de la Jérusalem des Terres Froides a sorti de sa bibliothèque son exemplaire de Where Do Demons Live ? Everything You Want to Know About Magic de Frater U.: D.: (oh le vilain nom à faire délirer S. Laïbi et J. Livernette !), il va présenter un troisième extrait de ce livre qui vaut son pesant d'or. Pour avoir parcouru une immense quantité de livres sur la magie (l'auteur de ces lignes a travaillé dans une librairie ésotérique pendant 5 ans + ce qui peut se trouver à la BAnQ + dans le réseau des bibliothèques de la ville de Montréal + à la bibliothèque de l'UQAM + ce qu'il a trouvé dans les bouquineries d'usagé et les écoulements de livres depuis une quinzaine d'années + ce qu'on lui a donné + tout ce qui a pu être trouvé en PDFs sur les sites d'hébergement et sur les torrents, bref, davantage que ce que vous seriez tenté de le soupçonner à prime abord), votre serviteur vous certifie que ce petit opus est ce qu'il y a de mieux en matière de vulgarisation de la magie.

Justement parce qu'il a consulté une très grande documentation sur le sujet, l'auteur de ces lignes a eut également dans ses mains les livres de Franz Bardon, un nom incontournable dans la littérature consacrée (merci à Histoireebook pour sa mise en ligne). Plusieurs personnes ont demandé à l'auteur de ces lignes ce qu'il pensait de Bardon. Celui-ci leur a répondu qu'il ne déteste pas le mage tchécoslovaque mais qu'il lui semble un peu pompeux et vieillot, un peu surfait et pas assez précis là où il le faut vraiment (sans compter que ses livres sont excessivement dispendieux). Mais ça restait surtout une impression d'ensemble, l'administrateur de la JTF ne s'étant pas aventuré dans une exégèse poussée de l'oeuvre « bardonienne ». Puis votre serviteur a obtenu une copie du High Magic (vol. 1, Llewellyn, St-Paul-Minnesota, 2005) de Frater U.: D.:, jusqu'à présent le meilleur livre qui soit sur le sujet de la magie, toutes langues confondues (encore qu'en langue française, nous avons la chance d'avoir Denis Labouré et ses deux grands classiques, Enseignements qabalistiques de l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn T.2, la pratique du Pilier du Milieu -Télètes, Paris, 1991- et Introduction à la magie -Charles Antoni l'Originel, Paris, 1994-). Dans cet ouvrage notre ami le frater donne son opinion de Franz Bardon et force est de constater que celle-ci est juste. Il reprend son explication pour un lecteur de la revue Anubis qui le questionne à ce sujet et c'est cette réponse que l'on retrouve dans le Where Do Demons Live ? (p.27-31) que la Jérusalem des Terres Froides reprend ici.

Au passage, un second remerciement à Histoireebook pour sa mise en ligne du « companion guide » de l'oeuvre « bardonienne » par Rawn Clark.

---What do you think of Franz Bardon---

Dear Aunt Klara ! Tell me, what do you think about Franz Bardon's system (Kabbalah, etc.) ? I hope my question will not cause you any sleepless nights while chewing on your fingernails.


Günther F. from W.

Dear Günther,

Thank you very much for being so concerned about my manicure. (Why didn't you ask if my toenails might curl at your question ?) But don't be worry, I have experienced worse than that in my fifty-plus magical years. Seriously now : of course there is no objective way of saying what I think about Franz Bardon and his magic, so what you are probably looking for is my personal opinion. Well, that opinion would be quite mixed. Frater U.: D.: liked to criticize Bardon for his dogmatic approach, and a result angry Bardonians retorted by calling him a "naïve scribber" ans a "charlatan", but that is the fate of all those who have ever dared to trample on someone else's honor. It also shows how important Bardon still is today, which certainly cannot be the result of a mere misunderstanding.

But what makes Bardon so great and so controversial at the same time ? In order to understand this, we have to dig way back into the past and try to view this magician within the context of his era. Without a doubt he has given us a magical system that is both comprehensive and cohesive. In addition, he has taken great pains to write in a style that is clearly understandable - a fact that is greatly appreciated by many.

Back when Bardon's books were first published (I can still remember... it was in the early 1950's and we were simply starving for good litterature on magic), they presented a true bright light on the horizon. They saved us the trouble of having to gather everything from various obscure sources, and Bardon presented us with the legend of a "high initiate" who is finally able to explain everything. The fact that this "everything" did not go all that deep was easily overlooked in the vast quantity of material that he presented, and hardly anyone noticed that many "explanations" were actually more like "transfigurations". After all, you always knew what to expect with Bardon : like no other serious author of books about magic (and he can still be considered that today), he made a clear distinction between good and evil, right and wrong.

However, we tend to get smarter with time, so when bold questions are asked and we get nothing but smart answers in return, or the questions are avoided altogether, we also tend to get more skeptical and critical. Not that his system would not work - it does indeed for many people, and often too well, at that ! But in the end, that is true of all magical systems that are self-contained and cohesive. To make a long story short : Bardon is especially well suited for beginners wanting an excellent introduction to magic. Unfortunately, he also makes sure that the beginner remains a beginner for a very long time (if not forever) as a result of fanatical thoroughness. He does this by means of constant warnings and admonitions, and by providing exercise guidelines that are in principle correct, but on the whole entirely unrealistic and unnecessary. His first step alone can easily take ten to thirty years, and that is still a far cry from actual magic. Some of his exercises are excellent, as long as you ignore his instructions about practice time.

But personally, I do not like Bardon's silly, patriarchal manner. There is no doubt that he accomplished great things in his time, but considering the vibrant intelligence of a certain Aleister Crowley or the grim intensity and uncompromising originality of a certain Austin Osman Spare, Bardon is merely a small light in comparison. He never made any "spiritual quantum leaps", and could never hold a light even to his teacher Rah Omir Quintscher. He was an archivist and a compiler, a bookworm by nature who wanted to make his own visions binding for others - which he succeeded in doing for a fairly long time, at least in the German-speaking areas.

To contemporary novice magicians, however, Bardon's dogmatism often proves to be disastrous. One could even say that his books (in contrast to those of the other magicians previously mentioned) already seem to be quite outdated. He sets rules where none are necessary, points out restriction where none actually exist, and intimidates where words of encouragement and consolation would be much more effective. When reading his words, one has the impression that he is really not interested in having his students make any progress. Instead, he seems more concerned with basking in his own glory, which of course seems quite fake and conveys a false impression. Surely every good magician has a tendancy toward self-adulation ; after all, this a natural characteristic of a strong (but not necessarily "mature") personality. But Bardon as a person remains inaccessible to the reader. Instead, any personalized aspect is stifled by moral preaching and bigotry, and Bardon never mentions a word about his own practice apart from vague insinuations.

I could go on forever in this manner, but let us forget all of that and just say that Bardon is a well-known brother-in-kind whom we should finally see off into a well-deserved retirement. After all, if you scratch on the surface too much, don't be surprised if the whole wall comes crumbling down upon you...

A bumped and bruised
Aunt Klara

lundi 15 juillet 2013

Franc-maçonnerie et magie

Il y a près d'un an, le 22 juillet 2012, la Jérusalem des Terres Froides a publié un article, Deux textes sur l'astrologie, dont le second texte était issu du livre Where Do Demons Live ? Everything You Wanted to Know About Magic de Frater U.: D.: (Llewellyn, St-Paul-Minnesota, 2010), une compilation de réponses aux lecteurs que cet auteur a écrit en tant que columnist pour la revue Anubis sous le pseudonyme humoristique de Aunt Klara. On retrouve dans cet ouvrage nombre de propos fort intéressants sur les divers aspects de la magie et si ce n'était que de l'administrateur de la JTF, la majeure partie du livre serait recopié ici.

Pour aujourd'hui, la JTF vous présente l'article du livre où notre auteur répond sur la question d'une « Franc-maçonnerie magique » (p.81-85). Certes, les soraliens zozotériques fanatiques hurleront à l'escroquerie et à l'enfumage, d'autant plus que l'auteur signe « frater » avec les trois points caractéristiques (qui, soit dit en passant, n'est pas l'exclusivité de la F-M) mais qu'à cela ne tienne, étant très au courant de l'oeuvre écrite de cet homme (dont il a les livres dans sa bibliothèque), l'administrateur de la JTF lui fait infiniment davantage confiance qu'à la bande de « gobelins » qui tourne autour de Salim Laïbi, qui est si ignorant de ces choses qu'il résume la qabale à de la sorcellerie noire satanique/démoniaque/luciférienne etc.


---Is there a form of Freemasonry that is magically active---


Dear Aunt Klara, Could you please tell me if there is a form of Freemasonry today that is magically active ? I would also appreciate it if you could provide me with a contact address.

Bartholomew M. from D.

My dear Bartholomew,

First of all, I must kindly refuse your request to provide you with an address. There are several reasons for that, including the fact that there really is no current form of Freemasonry that works with magic. Apart from that, it is not my job to provide any type of contact information, which has nothing to do with me trying to be unfriendly, but rather with the fact that magic has always had a bad reputation in the press and those active in this field need to exercise an extreme amount of discretion.

But back to your original question. Many magical orders emerged from exactly this dilemma : that although Freemasonry is a legitimate keeper and preserver of Western magical symbolism and mythology, it has developed into a mere social club with ritualistic and mythical trimmings, to put it nicely. Even today, no one really knows what existed first - Rosicrucianism or Freemasonry. However, one thing is for sure : Rosicrucianism in the ninteenth century held an openly critical opinion of the lack of magical practice within Freemason lodges. This was not enought, though, for contemporaries such as Eliphas Lévi and S.L. "MacGregor" Mathers; thus, various magical lodges and orders were created that did indeed, like it or not, contain elements of Freemasonry, but considered themselves above all to be practical executioners of the "old knowledge" that Freemasonry allegedly was preserving.

But now Freemasonry is a huge movement, and it would surely be unfair to lump all of its various lodges together. As is so often the case, we need to differentiate here between official doctrine and private practice. The official representatives of Freemasonry will usually get quite pale in the face if you link them in any way to esotericism or -horribile dictu- magic. Once when I tried asking a Belgian Freemason about his relationship to mysticism, all of a sudden the guy had no idea what I was talking about ! It was utterly incomprehensible to him that I could see a connection between Freemasonry and mysticism or the pursuit of transcendance. Well, the guy belonged to the obedience of the Grand Orient of Paris, which is known for having a strong atheistic attitude. But it is not much different with the "Ancient Scots". There you at least have to believe in God, although that certainly does not make it magical.

On the other hand, I know many Freemasons who have made the conscious choice to be magicians as well, and I know for example that Freemasonry in Austria is beginning to sow its first esoteric or magival seeds, which is no wonder considering the growing interest that younger members are showing in such things. However, I am not aware of any (regular) lodge that does any kind of magical work in the least. So whoever is blinded by the nimbus of the ancient venerableness that Freemasonry undoubtedly has, in the attemps to find any kind of knowledge of practical magic there, the search will be vain. Of course, there is always the chance that you might run into a certain FM brother who is interested in such things, but you probably shouldn't tell the world about it, since the high-ranking leaders will most likely not approve.

It is a bit different in so-called "irregular" Freemasonry, however. Above all, the Rite of Memphis-Misraim should be mentioned here, of which even Aleister Crowley was a member. But I cannot really say for sure whether or not there is really more action there than in other Masonic lodges.

In any case, what we consider to be "magical work" is merely a matter of definition anyway, and varies according to individual conceptions and expectations. While one person might get all weak in the knees just by lighting a candle and muttering the mantra Om, another might be bored at a Black Mass and yearn for some stronger stuff. Ceremonies alone do not make something magic. Surely the average Freemason experiences a number of rituals throughout his life that would make the more sensitive among us tremble in our boots ; however, these are not done specifically to influence the way of things, but rather at most to create or open up certain states of consciousness and levels of development. There may be a few souls out there who truly appreciate such things. But beyond that, Freemasonry is hardly more than what its magical critics accuse it of being.

Even if my answer may be a bit frustrating to you, I hope I was able to help you nonetheless. I will keep swinging my trowel for you...

Your Aunt Klara

dimanche 14 juillet 2013

Incursion dans l'univers du Vaudou de Montréal-Nord

Après plusieurs charges contre Alain Bonnet de Soral et sa secte politico-religieuse ces derniers temps, la Jérusalem des Terres Froides revient avec un petit article sur le Vaudou. Cette fois, il ne s'agit pas d'Haïti, du Bénin ou de la Nouvelle-Orléans mais d'un endroit plus proche pour l'auteur de ces lignes, Montréal-Nord, là où vit l'essentiel de la communauté haïtienne au Québec. Le 21 juin dernier, le jour du solstice d'été, un court texte sur la pratique du Vaudou dans ce coin-ci du monde est paru dans le journal du quartier. Il s'agit d'une petite entrevue avec Rolande Montreuil, la propriétaire d'une boutique vendant le matériel nécessaire pour la pratique du Vaudou dont l'administrateur de la JTF ignorait l'existence. Considérant son intérêt pour cette religion qui a été tellement diabolisé par les ignorants et les intégristes chrétiens et musulmans, votre serviteur se propose d'aller éventuellement visiter cette boutique pendant la belle saison estivale.

---Incursion dans l'univers du vaudou---

Par Josianne Desjardins
Publié le 21 juin 2013 dans le Guide de Montréal-Nord

Lorsqu'on parle de vaudou, on a souvent tendance à s'imaginer des poupées de chiffon que l'on pique à l'aide d'aiguilles pour jeter de mauvais sorts. Il n'en est rien de cela, selon la prêtresse Rolande Montreuil, propriétaire du Centre Ofébaliudjo Botanica à Montréal-Nord.

Une fois entrée dans la boutique de la rue Monselet, l'odeur d'encens ne passe pas inaperçue. On y retrouve une quantité impressionnante de produits pour les adeptes du vaudou, allant de statues de différents saints catholiques à des mouchoirs de couleurs pour faire « apparaitre les esprits ».

Au sous-sol, deux salles de culte, ornées de statues et de multiples objets mystiques, accueillent les clients qui veulent s'adonner aux rites petro (esprits forts) et rada (esprits doux). C'est dans l'une de celles-ci qu'elle reçoit aussi ses clients pour des consultations individuelles. Une salle de cérémonie a également été aménagée pour célébrer l'anniversaire d'un esprit ou une occasion spéciale, animés par Mme Montreuil qui chante et… entre en transe.

Près des trois quarts des Montréalais d’origine haïtienne pratiquent le vaudou (environ 97 500 membres de la communauté), selon la Confédération des Haïtiens vodouisants du Canada. Désensorcellement, purification de l’esprit et vénération des saints font partie intégrante de cette culture qui emprunte plusieurs éléments au christianisme.

Contrairement à la croyance populaire, Mme Montreuil insiste sur l'idée qu'il ne faut pas confondre sorcellerie et vaudou, surtout lorsqu'il est question du stéréotype des «poupées de chiffon et des aiguilles».

« On utilise des poupées pour guérir, pas pour jeter de mauvais sorts. Et les esprits ne sont pas là pour faire du mal, ils sont bénéfiques », considère-t-elle.

Âgée de 57 ans, Mme Montreuil a commencé à pratiquer le vaudou à l'âge de 10 ans. «On devient prêtresse de mère en fille. Mais ce n'est pas tout le monde qui le devient. Nous sommes huit enfants dans la famille, et il y a seulement moi et ma sœur qui le sommes », affirme-t-elle.

La petite histoire du vaudou

Le vaudou est originaire de l'Afrique de l'Ouest. À partir du 17e siècle, les esclaves noirs ont répandu le culte vaudou aux Caraïbes et en Amérique. On le retrouve d'ailleurs sous différentes formes à Cuba, en Haïti, au Brésil ou encore aux États-Unis, notamment en Louisiane. Le culte vaudou compte environ 50 millions de pratiquants dans le monde.

Glossaire du vaudou

- Guédé: ils sont les esprits des morts. En novembre, plusieurs cérémonies sont consacrées aux guédés.

- Loas: ce sont les esprits (loas) qui doivent répondre aux « ordres » du Grand Maître. Au total, il y aurait 401 esprits et chacun représente un aspect de la vie ( la paix, la tranquillité, l'amour, la féminité etc.)

- Magie: elle fait partie, à divers degrés, de la culture vaudou.

- Rasin: la musique rasin (ou racine) est la musique des cérémonies vaudou. Elle se joue avec des tambours et une chorale.

- Vèvè: dessin incantatoire du vaudou. Lors d'une cérémonie en l'honneur de tel ou tel esprit, le prêtre trace sur le sol le «vèvè» correspondant avec de la farine de maïs.

(photo: pacophoto.ca) 
Rolande Montreuil, propriétaire du Centre Ofébaliudjo Botanica à Montréal-Nord (3851, rue Monselet). Photo issue du site original.

mercredi 3 juillet 2013

Sagesse soralienne (3)

Hier, la Jérusalem des Terres Froides a reçu un commentaire d'un djihadiste-soralien venu défendre l'axis mundi de sa vie, le « grand sheikh chauve » Alain Bonnet de Soral lui-même. L'administrateur du site lui a répondu avec un article consacré, Sagesse soralienne (2) mais ce n'était pas assez pour notre homme, il a répliqué maladroitement et avec la même hargne dans les quelques heures qui ont suivi. Donc voici une nouvelle réponse pour lui, probablement la dernière de la part de la JTF car il vaut mieux s'occuper de « Poupeto-c'est-moi » directement plutôt que de s'attarder à chacun de ses disciples.

L'article/réponse se présente comme suit : d'abord la réponse de l'administrateur du site puis le commentaire en question.

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Notre glorieux anonyme soralien est particulièrement enragé : plutôt que de « faire dans l'urgence » comme l'invite son gourou le « mystique authentique » car « la guerre civile est à nos portes », celui-ci préfère aller perdre son temps sur les sites dédiés à l'opposition à Soral. Démarche tout-à-fait inutile car il ne convaincra pas l'auteur de ces lignes ni l'essentiel des visiteurs de la Jérusalem des Terres Froides. Si au moins il prenait un minimum de temps pour écrire un commentaire clair, cohérent et agréable à lire, il pourrait être utile quelque peu à la cause de son maître A.B. de S. mais là, il ne fait que démontrer à quel point le soralisme « descend bas dans la bêtise ambiante ».

Monsieur trouve ça drôle de répondre à un commentaire par un article ? La faute en revient surtout à Blogger. L'administrateur de la JTF préfère la présentation en article plutôt qu'une réponse de commentaire où, à cause de la limitation de caractères, il serait obligé de diviser en partie 1, 2, 3 etc. Notre soralien anonyme devrait se sentir flatté qu'on lui ai porté autant d'attention. Pour reprendre le mot de son idole : « ça lui donne l'impression d'exister ». Sans compter que cette présentation de la réponse sous forme d'article est très appréciée par les autres visiteurs du site; il y a davantage de personnes qui liront cette réponse que notre anonyme peut bien le soupçonner (la popularité de la Jérusalem des Terres Froides est en progression constante et elle risque de monter encore davantage depuis que Dans la peau d'Alain Soral n'existe plus).

Monsieur affirme que de faire imprimer et relier les PDFs lui couterait plus cher que de les acheter sur Kontre-Kulture ? Visiblement, il ne sait pas de quoi il parle. Même en calculant le coût du papier, de l'encre et de la reliure, cela reviendra significativement moins cher que la totale kontre-kulturelle et ce même s'il vit en Europe plutôt qu'au Québec. Et puisque nous sommes dans cette histoire des PDFs, il est vrai que The Savoisien n'a pas tout scanné ce qu'il présente. Certains trucs proviennent effectivement de Emule, d'autres ont été repris de Mir Knig ou de la section numérique de la Grande Bibliothèque et Archives Nationales du Québec et un certain nombre sont des échanges avec d'autres personnes avec lesquelles l'équipe du Savoisien est en contact (notamment les PDFs en anglais de Balderexlibris). Mais bon nombre de trucs présentés proviennent du travail réel du Savoisien lui-même. Notre anonyme peut bien parler de « pilleurs », la grosse différence entre celui-ci et Soral, c'est qu'il ne cherche pas à vivre grassement sur le dos du travail des autres comme c'est le cas avec le « virtuose du logos » (dont l'association a été montée de toutes pièces par Marc George avant que le « mystique authentique » ne le foutte à la porte pour profiter seul de tout ce qui a été fait).

Pour ce qui est de Marion Sigaut, « je peux me tromper, mais vous pouvez vérifier par vous même » est l'exemple typique d'une phrase-bateau qui ne veut rien dire. L'auteur de ces lignes a déjà entendu cette affirmation de la part de L. Ron Hubbard, Claude Vorhillon/Raël, Osho Rajneesh et autres types peu recommandables très semblables à « Soraël ». Et pour ce qui est des références, il est faux de prétendre que « l'historienne-maison d'E&R » les donnent constamment. Dans son livre Mourir à l'ombre des Lumières, elle n'en donne pratiquement aucune et dans son délire des « pédo-Templiers », alors qu'elle nous balance une accusation énorme, elle n'est même pas foutue de nous donner la moindre piste de réflexion (mais elle ne tolère pas qu'on la conteste sur ce point, pour elle « les trafics d'enfants passent les siècles », un point c'est tout).

En terminant, car la vie est trop précieuse pour perdre son temps avec un soralien anonyme en particulier, il faudra quand même que celui-ci sache faire la différence entre le fond et la forme. Car ici, sur la Jérusalem des Terres Froides, il est toujours question du fond et très rarement, sinon jamais, de la forme. La preuve en est qu'il n'y a rien qui ait été affirmé sur ce site qui n'ait été justifié par une référence ou un exemple. L'anonyme idolâtre du sociologue/boxeur n'est pas d'accord ? Dans ce cas, la charge de la preuve en revient à l'accusation : à lui de démontrer à l'administrateur du site là où il a confondu le fond et la forme, là où il s'est égaré dans les détails plutôt que de s'occuper de l'essentiel. Facile de porter des accusations mais c'est quand même une autre paire de manches que de démontrer le bien-fondé de celles-ci. Également, contrairement à « l'amie du nazi », la JTF l'a toujours mentionné quand une de ses affirmations est une hypothèse, une supposition ou une spéculation.

Si notre glorieux anonyme qui travaille à la « réconciliation » veut jouir d'un minimum de crédibilité, c'est la moindre des choses que de passer quelques minutes de plus pour relire son texte, corriger ses fautes d'orthographe et améliorer sa syntaxe. S'il ne le fait pas, cela nuit à sa propre cause : comment veut-il être pris au sérieux par les autres visiteurs du site si son propos n'est même pas agréable pour les yeux ? Même le site d'E&R se préoccupe de la qualité de son français, ce qui est quand même un minimum quand on dit qu'on aime la France, qu'on est patriote, qu'on ne veut pas être broyé dans la mondialisation, etc.

Pour ce qui est de la rencontre « homme à homme », l'auteur de ces lignes ne sait pas trop s'il s'agit d'une envie d'en découdre aux poings de la part du djihadiste soralien mais si cela devait être le cas, cela ne ferait que confirmer la bêtise soralienne : la violence physique n'annule pas la justesse des arguments (« l'encrier brisera les canons » dixit Victor Hugo). Et puis ça fait tellement israélien ou « antifa » que de vouloir faire taire son contradicteur par les poings et les pieds, c'est pathétique. C'est une manie chez ceux qui tournent autour de la sphère soralienne que de vouloir en venir au duel dès que leur argumentation ne suffit plus; on se souviendra de Laurent James qui voulait en venir ainsi contre Tagada car celui-ci avait démontré hors de tout doute la mauvaise compréhension de René Guénon par « l'ésotériste-maison d'E&R » ou encore Johan Livernette qui voulait boxer l'administrateur de Dans la peau d'Alain Soral pour une histoire de... catholicisme, franc-maçonnerie et sédévacantisme ! Ce genre d'attitude ne fait que confirmer les appréhensions de l'administrateur de la JTF quand il affirme que le soralisme n'est pas un frein au Nouvel Ordre Mondial mais bien une phase supérieure et plus intense de ce même N.O.M..

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Merci de ce commentaire. Pour les Fote d'orthografe, je me relie jamé kan un artikle é osi povre.
Sinon pour ce qui est des livres en formats PDF, leurs impressions(du moins par chez moi) reviendrais plus cher que de l'acheter(mais bon passons).
Pour Marion Sigaut, comme pour Alain Soral la phrase que j'ai le plus souvent entendue, ça doit être "je peux me tromper, mais vous pouvez vérifier par vous même"(et ils donnent les références des livres qu'ils ont étudiés pour que l'on puisses faire des recherche).
Vous critiquez un travail(plus ou moins bien fait) par une critique sans en apporter les corrections de fond. Mais bien sur en disant c'est une amie de Soral (pathétique.
Sinon pour The Savoisien, c'est aussi de la récupération de scan glané pour la plupart à la grande époque de emule(j'ai les même références de livres en PDF) mais si il arrive à vous faire croire que c'est lui qui les a scanné, grand bien vous fasses. Donc à pilleurs, pilleurs et demi. Ah oui, j'oubliais en France, toutes publications n'ayant plus d'ayant droit et consultable et reproductible auprès de le BNF(moyennant une faible participation), ce que j'ai fait pour certains ouvrage manquants à ma bibliothèque. Donc si une personne veut les réédités(donc maison d'édition) et payés des impôts, je trouves ça toujours positif dans un pays en crise. En ce qui concerne les faux arguments surtout sur la question de mémorisation renseignes toi.
Sinon merci de m'avoir apporté la preuve de la fréquentation de votre site. Répondre a un commentaire par un article, je trouves ça drôle.
Donc merci pour ce divertissement(non corrigé il va de soit) et qui sait une petite rencontre d'homme à homme quand je passerais par le canada m'amuserais beaucoup.

mardi 2 juillet 2013

Sagesse soralienne (2)

Aujourd'hui la Jérusalem des Terres Froides a reçu en commentaire la plus longue défense d'Alain Soral par l'un de ses fans. Comme à l'habitude avec les soraliens, c'est mal fait, mal rédigé, avec de nombreuses fautes d'orthographe stupides, des faux-arguments évidents, un tutoiement de mauvais aloi, des attaques ad hominem, des associations foireuses injustifiées, etc. Nous avons même droit à une invitation à ce que l'un des commentateurs du site meurt (car « ferme-là à tout jamais », c'est cela que ça veut dire). Le tout sous couvert d'anonymat, bien entendu, car si les soraliens sont prompts à parler de courage et de virilité, ils ne le démontrent jamais dans la réalité (comme leur gourou, qui est notoirement connu pour détaler comme un lapin à la moindre menace potentielle).

Pour ce qui est des PDFs, comme il a déjà été mentionné au Mot de la rédaction, l'administrateur de la JTF croit davantage au papier qu'au support numérique pour conserver les documents. C'est vrai que la mémorisation et la bonne compréhension d'un texte sont plus faciles sur papier qu'à l'écran. C'est pourquoi l'auteur de ces lignes, quand il trouve un livre intéressant en format numérique, il le fait imprimer sur papier et il apporte son document chez un imprimeur grand public pour le faire relier et être ainsi capable de le lire comme un livre. Ce qui revient malgré tout beaucoup moins cher que les 25 euros + frais d'expédition pour la Controverse de Sion de Douglas Reed. Le problème pour ce qui est des PDFs et de Kontre-Kulture, c'est que Soral s'approprie le travail bénévole d'autrui pour se faire une vie confortable de petit-bourgeois. Ces PDFs gratuits piqués sur le ouèbe par le « mystique authentique », c'est le fruit de longues heures de dévouement de cette équipe appelée « The Savoisien » à retrouver ces ouvrages et les scanner page par page, travail harassant sans aucune rénumération, risqué, motivé uniquement par le souci de « faire passer l'information » (« Par la connaissance, nous les briserons »). De voir un profiteur vouloir ainsi vivre sur leur dos, ce n'est pas pour rien qu'à chaque vidéo infopub K-K, The Savoisien rétorque en présentant la liste PDF des livres que Soral tente de vendre (c'est le lien vers cette liste qui a été publié ici le 31 mai dernier). La Jérusalem des Terres Froides n'aime pas la tangente nationale-socialiste de l'équipe du Savoisien mais elle a un respect immense pour son travail de partage et elle trouve normal que celui-ci se défende contre le pillage en règle par le « grand sheikh chauve ».

Il a été demandé à plusieurs reprises et par différentes personnes à ce que Soral reconnaisse qu'une bonne partie des livres K-K se retrouvent gratuitement sur le net et qu'il en publie les liens. Non seulement « AS » et son équipe s'y sont toujours refusés, mais en plus ils répliquent agressivement en couvrant leur interlocuteur d'insultes virulentes, d'une manière bien connue à tous ceux qui ont eu à faire à un moment donné ou à un autre aux « trolls » soraliens (comme ci-dessous, avec le souhait de mort prononcé contre l'anonyme « qui a le style d'André »).

Pour ce qui est des « anti Soral », chacun est libre de faire ce qu'il veut. Ceci dit, la Jérusalem des Terres Froides ne s'est jamais identifiée comme « anti-Soral » comme d'autres peuvent se dire « antifas » mais bien comme opposée à Soral. Bien sûr, certains ne feront pas la distinction entre les deux mais cela n'est pas le problème de l'auteur de ces lignes. Pour ce qui est de SoraloFolaso, la JTF a déjà raconté sa petite expérience avec ce monsieur. Pour ce qui est de Shadman9V, ce garçon aurait tout intérêt à travailler sa diction, son vocabulaire et surtout de se préparer un minimum avant l'enregistrement de ses vidéos, il en aurait une argumentation plus forte et éviterait au maximum les temps morts. Pour ce qui est de Dans la peau d'Alain Soral, à l'exception de notre opposition commune à « Poupeto-c'est-moi », le reste de nos positions respectives sont radicalement différentes l'une de l'autre (ce qui est évident à quiconque a le moindrement visité les deux sites).

En conclusion, notre anonyme, probablement emporté par son flot émotif et son mental exacerbé, quand il s'adresse à « celui qui a le style d'André », il parle de « la » critiquer s'il est « historiens » (sic) ou « universitaire critique » mais il ne mentionne même pas de qui il parle quand il écrit « la ». Évidemment, on aura compris qu'il fait référence à Marion Sigaut mais il est clair que l'auteur de ce commentaire n'a même pas pris la peine de se relire avant de publier. S'il n'est même pas foutu de tendre vers un minimum de cohérence, comment veut-il être pris au sérieux, lui et son gourou de pacotille? De toute façon, pas besoin d'être historien ou universitaire pour critiquer la Sigaut : une simple réflexion logique suffit pour prendre en défaut la « démarche intellectuelle » de « l'amie de Soral ».

Bref, notre soralien devra faire mieux s'il veut être crédible ici. En attendant, voici son commentaire tel qu'il aurait dû paraître à l'article Le Destin se fout de la gueule d'Alain Soral :

Toujours rien de construit dans le clan des anti soral. Bla bla bla gourou, ou secte, Il publie des textes qui sont gratuits en PDF. Oui et alors ? Ça te coute moins chez de l'imprimé ? Et ne me fait pas croire que tu lis les livres en PDF direct(ou je te renvoie a une étude sur la mémorisation et l'analyse de document selon le support(numerique, papier, etc)
Continuez a prendre les gens pour des imbéciles sans éprit critique, mais bon comme dirais dieudo, c'est signé ^^.
Sinon allez voir SoraloFolaso, Shadman8V, et Dans la peau d’Alain Soral, c'est de ton niveau.
Derniere chose, pour le Anonyme (qui a le style d'André), Si tu es historiens ou au moins universitaire critique la. Sinon (j'aimes vraiment dieudo). Fermes la a tous jamais ^^.